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DVF ventes immobilières Albi : comparez les prix au m² par quartier, lisez les transactions récentes et évitez les pièges classiques de lecture des données.
Par Camille Weber
DVF ventes immobilières Albi : prix au m² et quartiers 2026
DVF ventes immobilières Albi : prix au m², quartiers et pièges de lecture en 2026
Voilà une clause que je vois trop souvent dans les compromis sur Albi : « Le prix est fixé en référence aux valeurs du marché local », sans aucune source, sans aucune date. Version corrigée : « Le prix de 2 450 €/m² est établi par référence aux données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publiées sur data.gouv.fr au titre des mutations 2024-2025 pour le secteur cadastral concerné. » Ce n'est pas du pinaillage. C'est ce que les notaires appellent l'ancrage objectif du prix, et ça évite les contentieux lors de la rétractation.
Sur les DVF ventes immobilières Albi, le réflexe naturel est de chercher un prix médian global. Sauf qu'Albi, avec ses 50 000 habitants et ses secteurs très contrastés, livre des données qui se contredisent si tu ne les lis pas quartier par quartier. Le centre historique, les quartiers résidentiels du plateau, les entrées de ville proches de la gare : ce ne sont pas trois versions du même marché. Ce sont trois marchés.
Les DVF (Demandes de Valeurs Foncières) sont publiées par la Direction Générale des Finances Publiques et accessibles via data.gouv.fr. Concrètement, chaque vente immobilière enregistrée par un notaire remonte dans cette base avec la date de mutation, le prix, la surface, le type de bien et les références cadastrales. Pour Albi, le dernier millésime disponible en juin 2026 couvre les mutations jusqu'à fin 2025.
Mais attention au piège de lecture numéro un : la base DVF agrège les appartements et les maisons, les biens neufs et anciens, les garages vendus séparément et les ensembles bâtis. Si tu calcules un prix médian brut sur toute la commune, tu obtiens un chiffre qui ne correspond à rien de précis sur le terrain. Un T2 en centre-ville et un pavillon avec terrain en entrée de ville n'ont rien à faire dans la même moyenne.
Deux points encore. Le volume de transactions sur Albi reste modeste comparé à Toulouse ou Montpellier : certains secteurs ne comptent que 12 à 20 mutations par an, ce qui rend la médiane très sensible à un seul bien atypique. Et les mutations commerciales se glissent parfois dans les extraits résidentiels si le filtrage n'est pas rigoreux. La carte disponible sur /dvf/albi/ permet de zoomer secteur par secteur et d'éliminer les lots hors résidentiel, ce qui change souvent le résultat ieurs centaines d'euros au m².
Le cœur urbain d'Albi, le secteur autour de la cathédrale Sainte-Cécile et du Palais de la Berbie, concentre les biens les plus cotés de la commune. Les appartements anciens y atteignent régulièrement 2 600 à 2 900 €/m² selon les données DVF 2024-2025, avec des pointes sur les étages élevés dotés de vue sur le Tarn. Les maisons de ville à courette intérieure, plus rares, basculent parfois au-dessus des 3 000 €/m² lorsque la surface habitable est inférieure à 80 m².
Le piège de lecture ici est classique : les petites surfaces font monter la médiane au m² de façon mécanique. Un studio de 28 m² vendu 85 000 € donne un ratio de 3 035 €/m² qui n'a rien à voir avec la valeur d'un T3 de 75 m² dans le même immeuble. Si tu analyses la carte DVF sur /dvf/albi/ sans filtrer par tranche de surface, le centre-ville paraît hors de portée alors que les grands appartements restent négociables.
La liquidité est réelle, je nuance : les biens bien situés partent dans un délai inférieur à 45 jours selon les retours ieurs études notariales régionales (Chambre des Notaires du Tarn, rapport 2025). Mais les biens en rez-de-chaussée sans cour, souvent classés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique), stagnent nettement plus longtemps.
La Madeleine, à l'ouest du centre, représente ce qu'on pourrait appeler le marché de la deuxième ceinture à Albi. Maisons des années 1960-1980, jardins de 200 à 500 m², garages doubles. Les prix DVF 2025 pour ce secteur gravitent autour de 1 900 à 2 200 €/m² hors terrain, avec une variation forte selon l'état général et la présence d'une extension récente.
Ce qui distingue la Madeleine du centre-ville n'est pas seulement le prix. C'est la nature de la demande. Les acheteurs qui ciblent ce secteur veulent généralement de la surface habitable supérieure à 100 m², une place de stationnement assurée et un jardin. La rotation y est moins rapide : une maison peut rester en vente 3 à 5 mois sans que ce soit un signal de problème structurel. À vérifier au cas par cas selon l'état des réseaux, mais la tendance de fond reste à une demande soutenue de la part des familles.
Bon, disons-le clairement : le secteur résidentiel du plateau albigeois, plus au nord vers le quartier de Cantepau, présente des prix DVF légèrement inférieurs à la Madeleine, de l'ordre de 1 750 à 2 050 €/m² sur les maisons récentes. La raison tient en partie au gabarit des voies et à l'éloignement à pied des commerces du centre. Mais les données DVF sur ce secteur sont à lire avec prudence : moins de 15 mutations annuelles sur certaines rues, ce qui rend les comparaisons fragiles.
La gare d'Albi-Ville et son quartier immédiat concentrent les appartements les plus accessibles de la ville. Les DVF 2024-2025 indiquent des prix médians autour de 1 600 à 1 850 €/m² pour des T2 et T3 anciens sans travaux. C'est le secteur le plus liquide pour les petites surfaces, notamment parce que la clientèle investisseur y reste active.
Un investisseur qui compare Albi à Lyon ou Bordeaux sera surpris par le rendement brut potentiel, plus élevé grâce à des prix d'acquisition encore raisonnables. Pas si simple, cependant : le stock de biens énergivores est important dans ce secteur, et la réglementation sur les DPE F et G appliquée depuis 2025 complexifie les projections locatives. Si tu achètes pour louer, le coût de rénovation énergétique doit entrer dans l'équation avant même de regarder le rendement apparent.
Et là, il y a un piège dans les données DVF elles-mêmes : les locaux commerciaux reconvertis en logement, fréquents dans les rues proches de la gare, apparaissent parfois avec des surfaces « plancher » qui incluent des parties non habitables. Le prix au m² calculé mécaniquement est alors sous-estimé, ce qui fausse la comparaison avec des appartements ordinaires.
Pratgraussals, en rive gauche du Tarn, reste un cas particulier Sur le marché… enfin, je nuance : dans le panorama des ventes albigeoises. Ce secteur mêle équipements sportifs, zones pavillonnaires récentes et quelques résidences collectives. Les prix DVF y sont hétérogènes, avec des maisons récentes (2000-2015) entre 2 100 et 2 400 €/m² et des pavillons plus anciens sous les 1 800 €/m² dès que les travaux à prévoir pèsent.
La comparaison avec le centre-ville est instructive pour un acheteur qui hésite. Même budget de 250 000 €, deux scénarios : un appartement de 90 m² à rénover en centre historique, ou une maison de 120 m² avec jardin à Pratgraussals. Les données DVF montrent que le centre reste plus liquide à la revente, mais la maison offre une surface supérieure de 30 m² en moyenne. L'arbitrage dépend de l'horizon de détention et de la tolérance aux travaux, pas d'un calcul abstrait.
Les entrées de ville au sud, vers la route de Toulouse, concentrent des mutations sur des biens neufs ou récents en lotissement. Les prix affichés par les promoteurs divergent parfois des données DVF réelles, car les négociations en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) ne remontent pas immédiatement dans la base. Je ne sais pas pour les autres villes, mais sur Albi, j'ai vu des écarts de 8 à 12 % entre le prix affiché et le prix DVF après livraison, sur un dossier que j'ai suivi début 2026 pour un client montpelliérain qui cherchait à diversifier son patrimoine.
Cantepau et Lapanouse forment une bande résidentielle au sud-est du centre, souvent sous-représentée dans les analyses DVF parce que les transactions y sont peu nombreuses. Typiquement 8 à 18 mutations par an selon les rues, ce qui rend toute médiane fragile. La règle que j'applique systématiquement : sous 20 transactions annuelles sur un secteur donné, le prix DVF médian n'est qu'une indication, pas une référence.
Sur ce qui est observable : les maisons de plain-pied de 80 à 110 m² avec garage s'échangent entre 1 700 et 2 000 €/m² selon l'état, avec des délais de vente qui varient très fortement, de quelques semaines à plusieurs mois. Pas d'uniformité ici. Les appartements sont rares sur ces secteurs, et quand ils apparaissent dans les DVF, c'est souvent dans des petites résidences de 10 à 20 logements construites dans les années 1990.
Lapanouse, plus proche des axes commerciaux, présente une légère décote par rapport à la Madeleine, visible dans les DVF 2025. La raison est moins qualitative que fonctionnelle : les acheteurs familiaux préfèrent la Madeleine pour la proximité des écoles, et les investisseurs préfèrent le centre ou la gare pour la liquidité locative. Lapanouse reste un secteur de premiers acheteurs ou de retraités qui cherchent la tranquillité avec un budget serré.
La carte des ventes DVF Albi permet de visualiser chaque mutation avec son prix, sa date et son type de bien. Quelques réflexes avant de conclure quoi que ce soit.
Filtre par type de bien. Un terrain nu vendu 60 000 € dans un secteur pavillonnaire fait baisser la médiane des « biens immobiliers » de façon trompeuse. Filtre par période. Les mutations de 2020-2021 reflètent un contexte de taux bas qui n'existe plus en 2026 : comparer avec une période inférieure à 18 mois est plus fiable. Filtre par surface. Entre 30 et 50 m², entre 50 et 80 m², entre 80 et 120 m² : les trois fourchettes donnent des prix au m² souvent très différents, surtout dans le centre.
Sur data.gouv.fr, les données brutes sont téléchargeables et permettent un retraitement manuel sur Excel ou Python si tu veux vérifier un calcul. L'outil /dvf/albi/ fait ce retraitement automatiquement, mais avoir accès à la source brute reste utile pour comprendre ce que tu regardes.
Une donnée DVF à elle seule ne vaut rien sans contexte. Ce que les notaires publient dans leurs baromètres régionaux complète utilement les extraits bruts : ils indiquent les tendances de volume et de délais de vente, que la base DVF ne livre pas directement.
Albi n'est pas Toulouse. Ça paraît évident, mais les données DVF le confirment de façon presque brutale : les prix médians toulousains sur les appartements anciens dépassent 3 400 €/m² en 2025-2026, quand Albi reste autour de 2 000 à 2 600 €/m² selon le secteur. Pour un acheteur qui travaille à distance ou qui cherche une résidence principale sans contrainte de navette quotidienne, l'écart est significatif.
La comparaison avec Montpellier ou Marseille est moins pertinente structurellement : ce sont des métropoles avec des marchés locatifs tendus et des volumes de transactions sans commune mesure avec Albi. Mais pour un investisseur qui hésite entre Paris et une ville secondaire, Albi pose la question du rendement contre la liquidité. Le rendement brut apparent est plus élevé sur Albi, la liquidité à la revente est nettement plus faible.
Bref, l'écart de prix entre Albi et les métropoles occitanes s'est resserré légèrement depuis 2022 selon les données publiées par l'INSEE dans son bilan immobilier 2025, mais Albi reste une ville de marché équilibré, ni en surchauffe ni en décrochage.
Les données DVF ne disent rien de l'état énergétique du bien. Pourtant, depuis le décret du 22 août 2024, les logements classés G au DPE sont interdits à la location en France, et les classés F le seront à partir de 2028. Sur Albi, une part non négligeable du bâti ancien du centre, notamment les maisons de ville en pierre, affiche des DPE médiocres.
Ce croisement DVF-DPE est central pour tout achat avec intention locative. Tu peux avoir un prix DVF attractif sur un bien du cœur historique et te retrouver avec un bien inlouable sans 30 000 à 60 000 € de travaux de rénovation thermique. Consulter l'outil /dpe/albi/ en parallèle des données DVF permet de croiser les deux lectures. Et si tu veux comparer avec d'autres villes similaires, les articles sur la baisse des prix immobiliers et ses tendances récentes ou sur la défiscalisation immobilière et ses dispositifs apportent un éclairage utile sur le contexte national.
Pour les vendeurs, l'enjeu est inverse : un bien classé E plutôt que F peut justifier un prix au m² supérieur de 5 à 7 % selon les données de la Chambre des Notaires du Tarn (rapport 2025), à condition que la différence soit documentée dans l'annonce et le compromis. Un détail, mais lourd.
Voilà ce que j'ai rarement vu expliqué clairement : les DVF incluent des mutations qui n'ont rien à voir avec une vente ordinaire entre tiers. Les ventes entre membres d'une même famille à prix réduit, les adjudications judiciaires, les cessions de parts de SCI sans transfert de propriété apparent : tout cela peut remonter dans la base avec un prix au m² très éloigné du marché réel.
Sur Albi, j'ai croisé début 2026 un extrait DVF affichant un appartement de 65 m² en centre-ville à 890 €/m², soit moins de la moitié de la médiane du secteur. En remontant le fil, il s'agissait d'une vente entre concubins à la suite d'une séparation, avec une valeur convenue à l'amiable. La base n'indique pas ce contexte. Si tu calcules une médiane sur 12 transactions et que l'une d'elles est à 890 €/m², elle tire le résultat vers le bas de façon significative.
La règle pratique : sur tout secteur où le volume de transactions est faible, écarte les 10 % inférieurs et les 10 % supérieurs avant de tirer une conclusion. L'outil /dvf/albi/ applique ce filtre par défaut, ce qui évite de se planter sur une médiane biaisée par deux mutations hors norme.
Un vendeur qui fixe son prix uniquement sur une estimation d'agence sans croiser les DVF prend un risque. Pas forcément le risque de vendre trop bas : parfois celui de fixer un prix trop élevé et de laisser le bien stagner 6 mois, ce qui génère une décote à la renégociation.
La méthode qui fonctionne : extraire les 5 à 8 ventes les plus proches géographiquement (même rue, même quartier, même tranche de surface) sur les 18 derniers mois via la carte /dvf/albi/, retirer les mutations atypiques, calculer la médiane sur le solde. Comparer avec l'estimation d'agence. Si l'écart dépasse 8 %, demander des explications précises sur les comparables utilisés.
Sur Albi, les délais de vente moyens observés sur les DVF 2025 diffèrent fortement selon le secteur : moins de 60 jours pour un T3 bien positionné en centre-ville, 4 à 6 mois pour une maison en entrée de ville nécessitant des travaux. La liquidité n'est pas uniforme, et la différence de délai se traduit souvent par une pression à la baisse sur le prix final. Pour comprendre les contrats et clauses liés à la vente, les articles sur l'agent immobilier indépendant et sur les missions d'un agent commercial immobilier aident à démêler les responsabilités de chacun dans la chaîne de vente.
Oui. Les données DVF sont publiques et téléchargeables sans inscription sur data.gouv.fr. Le fichier brut couvre l'ensemble du territoire national et demande un retraitement pour isoler les mutations albigeoises. L'outil /dvf/albi/ fait ce retraitement automatiquement et affiche les transactions sur une carte interactive, ce qui évite de manipuler des fichiers ieurs gigaoctets.
Les DVF enregistrent les prix de vente réellement signés chez le notaire, pas les prix demandés en annonce. L'estimation d'agence peut s'appuyer sur des comparables plus récents (ventes des 3 derniers mois non encore dans les DVF) ou sur des données off-market. L'écart entre prix demandé et prix DVF sur Albi a oscillé entre 3 et 6 % en 2025 selon les notaires tarnais, ce qui signifie que les vendeurs ont globalement accepté une légère négociation. Sur les biens énergivores ou les lots atypiques, l'écart peut dépasser 10 %.
Pas de panique immédiate. Un prix DVF anormalement bas sur un bien en centre-ville peut signaler une vente entre proches, une adjudication, ou un bien avec une forte décote pour travaux. Avant d'y voir une opportunité de marché, remonte la fiche cadastrale complète : la fiche de renseignement de la DGFIP permet d'identifier les parties prenantes et parfois de comprendre le contexte de la mutation. Si tu n'as pas accès à ces données, un notaire peut faire cette recherche en quelques heures.