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Prix au m², transactions DVF, comparatif quartiers : ce que les données Demandes de Valeurs Foncières révèlent vraiment du marché vendeur à Clermont-Ferrand en 2026.
Par Eva Tran
DVF ventes immobilières Clermont-Ferrand : prix au m² par quartier
DVF ventes immobilières Clermont-Ferrand : prix au m² par quartier en 2026
Début mai 2026, je traversais le quartier Montferrand à pied, carnet dans la poche, pour comparer ce que les données DVF racontent avec ce qu'un acheteur voit vraiment sur le terrain. Les DVF ventes immobilières Clermont-Ferrand publiées sur data.gouv.fr donnent une médiane d'appartements anciens autour de 1 850 à 2 100 €/m² pour 2025 sur l'ensemble de la ville, selon les secteurs. Pas si éloigné de Lyon ou Toulouse il y a dix ans, sauf que Clermont joue dans une autre catégorie de tension. Le marché reste acheteur sur une large part de la métropole : les délais de vente s'allongent depuis mi-2024, et les vendeurs qui surestiment leur bien d'après les années fastes 2021-2022 se retrouvent à négocier 5 à 8 % sous prix affiché, parfois plus. Ce que je veux poser ici, c'est une lecture quartier par quartier, pas un survol de la ville entière. Parce que sur Clermont, la maille fine change tout : entre Jaude et les franges nord de Montferrand, l'écart de prix au m² peut dépasser 30 %, et la liquidité du bien n'a rien à voir.
Les DVF (Demandes de Valeurs Foncières) sont la base de données officielle des transactions immobilières notariées en France, accessible librement via data.gouv.fr. Chaque ligne correspond à une mutation : type de bien, surface, date, prix. Ni estimation, ni annonce : du réel signé devant notaire.
Mais lire ces données sans précaution, c'est se planter. Trois pièges reviennent tout le temps sur Clermont-Ferrand.
Le premier : les mutations atypiques. Un immeuble entier vendu d'un bloc tire la médiane vers le haut sur un secteur où il se passe peu. Jaude et le centre-ville concentrent quelques cessions de lots commerciaux mêlés à du résidentiel, ce qui brouille les comparaisons si tu filtres mal par type de bien. À vérifier au cas par cas, surtout sur les rues mixtes.
Le deuxième : la surface déclarée. Les DVF reprennent la surface du titre de propriété, pas toujours la surface loi Carrez retraitée. Sur des appartements anciens du secteur Gaillard ou de l'hyper-centre, l'écart peut biaiser le prix au m² de 5 à 10 € si tu compares avec des biens récents ou avec des annonces en ligne.
Le troisième piège, et franchement c'est limite : les données incomplètes sur les petites rues peu actives. Quand un quartier ne génère que 4 ou 5 transactions par an, la médiane DVF ne veut plus grand-chose statistiquement. Ça, les outils grand public ne l'affichent pas toujours clairement.
Pour zoomer quartier par quartier avec un filtre précis par type de bien, la carte DVF Clermont-Ferrand permet d'isoler les appartements des maisons, de régler la fenêtre temporelle et de repérer les clusters de transactions là où le marché est réellement actif.
Jaude, c'est l'épicentre. Pas seulement pour le shopping : c'est là que se concentrent les appartements haussmanniens et les immeubles des années 1960-1980 les plus demandés par les investisseurs locatifs et les primo-accédants qui veulent tout à 12 min à pied.
Les transactions DVF 2024-2025 sur le périmètre Jaude-Gaillard-Salins placent les appartements entre 2 200 et 2 700 €/m² selon l'étage, l'état et l'exposition. Les T2 récemment rénovés passent au-dessus de 2 500 €/m² sans difficulté. Les T3-T4 en bon état tournent plutôt à 2 100-2 300 €/m², avec une négociation plus fréquente depuis le ralentissement du marché national observé dans les données notariales publiées par les Notaires de France.
Le vrai piège DVF sur ce secteur : les petites surfaces dominent les transactions. Un studio de 22 m² vendu 62 000 € gonfle mécaniquement le prix au m² affiché. Si tu compares Jaude avec Montferrand sur la base des médianes brutes sans filtrer par surface, tu obtiens un écart qui surestime la prime de centralité.
Bref, l'appartement du centre se vend vite, mais pas autant qu'en 2022. Les acheteurs prennent leur temps.
Montferrand mérite qu'on s'y arrête vraiment. Ancienne ville indépendante absorbée par Clermont, le secteur conserve une architecture médiévale et Renaissance qui attire des profils précis : investisseurs patrimoniaux, artisans-propriétaires, quelques primo-accédants à budget serré qui acceptent des travaux lourds.
Les prix DVF 2024-2025 gravitent entre 1 400 et 1 900 €/m² pour les appartements anciens, avec une forte dispersion selon l'état du bâti. Une maison de ville de 90 m² avec cour peut passer sous les 1 500 €/m² si elle cumule toiture à refaire et isolation thermique absente. Même rue, une maison rénovée touche 1 900-2 000 €/m².
La liquidité est plus faible qu'au centre. Le volume de transactions annuel sur le périmètre Montferrand historique reste modeste, ce qui signifie que la médiane DVF locale peut bouger de 150 €/m² selon qu'une ou deux ventes atypiques tombent dans l'année. Je ne suis pas certaine que les agrégateurs automatiques corrigent ce biais sur les secteurs peu actifs.
Pour un acheteur qui compare Montferrand et le centre-ville, l'arbitrage tient en une question : tu es prêt à absorber combien de travaux pour gagner 400 à 600 €/m² à l'achat ? Sur un 80 m², ça représente 32 000 à 48 000 € d'écart, soit souvent le coût d'une rénovation complète. Jouer serré sur ce calcul, c'est risqué si le DPE (diagnostic de performance énergétique) sort F ou G, avec les contraintes de la loi Climat et Résilience (loi n° 2021-1104 du 22 août 2021) qui s'appliquent aux propriétaires bailleurs depuis 2025.
Le DPE à Clermont-Ferrand vaut le détour avant toute offre sur du bâti ancien Montferrand.
Champratel, c'est un autre registre. Quartier résidentiel de l'ouest clermontois, tissu pavillonnaire des années 1970-1990, jardins, accès voiture prioritaire. Les DVF 2024-2025 y affichent les maisons entre 1 800 et 2 400 €/m² selon la surface et la proximité des axes.
Le marché y est peu spéculatif. Les vendeurs sont souvent des propriétaires de longue date, les acheteurs des familles qui sortent d'un T3 en collectif. La tension est faible : les délais de vente dépassent souvent 90 jours, parfois 4 à 5 mois sur les maisons au-dessus de 350 000 €.
Un détail utile : les maisons de 130 m² voient leur prix au m² baisser mécaniquement dans les DVF, parce que les grandes surfaces se négocient proportionnellement moins cher. Si tu compares une maison de 160 m² à Champratel avec un appartement de 65 m² à Jaude sur la base du m², tu ne compares pas grand-chose de comparable.
La dynamique récente ? Stable, disons. Pas de baisse franche, pas de hausse non plus depuis mi-2023. Champratel ne prend pas racine dans une trajectoire haussière forte, contrairement à certains secteurs périphériques de Lyon ou Bordeaux qui ont absorbé un report post-covid plus marqué.
Ces quartiers n'ont pas le même rapport au marché que le centre ou Champratel. Croix-de-Neyrat et les secteurs nord sont marqués par un bâti social et des copropriétés dégradées des années 1960-1970. Les DVF y montrent des prix bas, souvent sous 1 200 €/m² pour des appartements collectifs, parfois bien en dessous sur des biens très dégradés ou en syndic sous administration provisoire.
Pas si simple d'interpréter ces données. Une mutation à 900 €/m² dans ce secteur peut refléter une vente forcée, un bien en indivision réglé au rabais, ou simplement un appartement rez-de-chaussée sans rénovation depuis 20 ans. Les DVF ne distinguent pas ces cas. Carte en main, tu peux isoler ces points aberrants en recoupant avec la date de construction et la surface.
La Gauthière, vers l'est et les abords du CHU, présente un profil différent : plus de petites surfaces (T1-T2) liées à la proximité hospitalo-universitaire, prix autour de 1 500-1 800 €/m² pour du récent ou réhabilité, légèrement plus bas pour de l'ancien non rénové. La liquidité y est meilleure que dans les quartiers nord stricts, portée par une demande locative forte qui soutient indirectement les prix de revente.
Les Vergnes, secteur intermédiaire entre centre et périphérie est, mérite attention : quelques opérations de réhabilitation récentes ont fait remonter les prix DVF sur certaines rues entre 2022 et 2024, créant une hétérogénéité forte à la maille de la rue. Un immeuble rénové peut afficher 1 900 €/m² à 200 mètres d'un ensemble toujours vétuste à 1 300 €/m².
La première question à se poser sur n'importe quelle donnée DVF : combien de transactions servent de base à la médiane affichée ? Moins de dix, et le chiffre ne veut rien dire statistiquement. C'est le cas sur une dizaine de rues clermontoises, surtout dans les zones pavillonnaires peu denses du sud ou à Montferrand historique.
Tiens, un exemple que j'ai croisé début 2026 en épluchant les exports DVF pour un dossier d'analyse de marché dans le Puy-de-Dôme : une rue de 8 transactions entre 2022 et 2025 affichait une « médiane » gonflée par deux ventes de maisons avec terrain exceptionnel. L'outil grand public renvoyait 2 650 €/m², la réalité des appartements de la même rue était à 1 750 €/m². Ce niveau de détail, ça casse les calculs si tu n'y prends pas garde.
Autre réflexe : distinguer appartements et maisons dans les filtres. Sur Clermont-Ferrand, les maisons représentent une part minoritaire des transactions totales (la ville reste majoritairement en collectif), mais elles pèsent disproportionnellement sur les médianes agrégées quand elles sont mélangées au collectif, surtout dans les secteurs mixtes comme les franges de Champratel ou les entrées de Montferrand.
Les données DVF agrégées sur l'INSEE donnent un cadre de lecture national utile pour situer Clermont dans l'échiquier français. Sur les grandes métropoles comparables (Paris, Lyon, Nantes, Strasbourg), Clermont reste une ville abordable : la médiane appartement y est structurellement inférieure de 30 à 50 % à celle de Lyon Part-Dieu, ce qui en fait un terrain de comparaison intéressant pour les investisseurs qui cherchent un rendement locatif brut décent.
Pour les vendeurs, la lecture DVF sert aussi à caler un prix de mise en marché réaliste. Un bien surestimé de 10 % par rapport aux dernières transactions DVF du même secteur traîne en moyenne 3 à 5 mois selon les données publiées par les Notaires de France sur les délais de vente 2025. Et pendant ces mois, le coût de portage s'accumule.
Pour les acheteurs, la carte prix au m² Clermont-Ferrand permet de voir si le prix demandé est arrimé à la réalité des transactions récentes ou s'il flotte au-dessus du marché.
Deux secteurs méritent une comparaison directe cette lecture : Jaude vs Champratel. Jaude offre une liquidité plus haute, une revente plus rapide, mais un ticket d'entrée 15 à 25 % plus élevé au m² et quasi aucune maison dans les transactions DVF. Champratel offre du foncier, du volume, une revente plus longue mais un marché stable et lisible. Entre les deux, le bon choix dépend de l'horizon de détention et de l'usage réel du bien. Je m'égare un peu, mais le point reste : Clermont-Ferrand n'a pas un marché, elle en a six selon la maille.
Les villes comparables à taille humaine comme Nantes ou Montpellier montrent que les marchés de seconde couronne métropolitaine française ont tendance à se re-synchroniser après les chocs de taux : Clermont suit cette trajectoire depuis 2024, avec une correction partielle des prix affichés et un retour progressif des volumes de transactions en 2025-2026.
Les données brutes sont téléchargeables sur data.gouv.fr en format CSV, filtrable par département (63 pour le Puy-de-Dôme). Pour une lecture visuelle sans manipulation de fichiers, la carte DVF Clermont-Ferrand cartographie les transactions avec filtre par type de bien, période et secteur. L'outil Patrim de l'administration fiscale, accessible depuis l'espace particulier impots.gouv.fr, permet aussi de consulter les ventes dans un rayon autour d'une adresse précise, avec une limite de 50 consultations par trimestre.
Sur les transactions DVF 2024-2025, les appartements anciens gravitent autour de 1 850-2 100 €/m² en médiane ville entière, avec des écarts importants entre le centre (Jaude, 2 200-2 700 €/m²) et les secteurs nord ou les quartiers à bâti social (sous 1 400 €/m² sur certaines rues). Les maisons individuelles affichent des médianes entre 1 800 et 2 400 €/m² dans les secteurs résidentiels ouest, mais la dispersion est forte selon l'état et la surface. Ces fourchettes s'entendent sur des volumes de transactions suffisants pour être significatifs : sur les rues peu actives, je ne sais pas pour les autres outils, mais les médianes automatiques peuvent induire en erreur.
Les DVF disent le prix réel de marché, le DPE (diagnostic de performance énergétique) dit le coût futur d'usage et les contraintes légales. Sur Clermont-Ferrand, les biens classés F ou G subissent depuis 2025 des restrictions locatives renforcées par la loi Climat et Résilience (loi n° 2021-1104), ce qui pèse directement sur leur valeur de revente et leur liquidité DVF. Un bien acheté à 1 500 €/m² à Montferrand avec un DPE G peut devenir difficile à revendre sans travaux dans 3 à 5 ans. Le DPE à Clermont-Ferrand permet de croiser la note énergétique avec la localisation avant de faire une offre. Sur ce point précis, consulter aussi l'article sur les charges déductibles en revenus fonciers si l'achat est à visée locative : les travaux de rénovation énergétique entrent dans l'équation fiscale.