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DVF ventes immobilières Dijon : prix au m² et quartiers

DVF ventes immobilières Dijon : comparez les prix au m² par quartier, lisez les transactions récentes et évitez les pièges de lecture des données foncières.

Par Nina Roussel

DVF ventes immobilières Dijon : prix au m² et quartiers

DVF ventes immobilières Dijon : prix au m² par quartier, lecture des données foncières et comparaison des secteurs

La première fois que j'ai ouvert la carte DVF sur Dijon, c'était début 2026, après avoir accompagné un ami architecte en déplacement pour une expertise de rénovation rue Monge. L'appartement sentait la vieille peinture à l'huile et le plancher chantait sous les pieds, comme les parquets dijonnais ont cette façon de sonner creux dans les étages hauts. Les DVF ventes immobilières Dijon m'ont sauté aux yeux : des prix au m² qui varient du simple au double entre deux rues distantes de 600 mètres. Voilà ce qui rend la base Demandes de Valeurs Foncières publiée sur data.gouv.fr si utile, et si piégeuse à la fois. Les données couvrent les cinq dernières années de mutations enregistrées, avec le prix, la surface, le type de bien et la commune. Pour Dijon, ça représente des milliers de lignes, dont beaucoup sont des ventes d'appartements anciens dans le centre, et une minorité de maisons en secteur périphérique. Avant de comparer les secteurs, un point de méthode : une transaction isolée, surtout sous 30 m², fausse violemment la moyenne locale. Si tu vois 7 500 €/m² sur une ligne DVF à côté de Notre-Dame, creuse avant de conclure que le quartier a flambé.

Lire les données DVF à Dijon sans se planter

La base DVF est brute. Pas filtrée, pas corrigée. Une vente de parking comptabilisée avec un lot résidentiel, une mutation entre membres d'une même famille à prix symbolique, une surface mal renseignée dans l'acte notarié : tout ça passe dans les données. Pour Dijon, les notaires publient des indices de marché régionaux réseau immobilier des Notaires de France, que je recommande de croiser avec les données brutes DVF pour recadrer les valeurs aberrantes.

Sur la carte DVF ColocNow pour Dijon, tu peux zoomer rue par rue et filtrer par type de bien. C'est utile surtout pour les appartements anciens, qui représentent la majorité des mutations sur Dijon intra-muros. Les maisons, elles, sont plus présentes dans les secteurs à l'ouest de la ville, Fontaine-lès-Dijon ou Talant, et leur poids dans la moyenne distord les comparaisons si tu ne filtres pas.

Un piège classique : comparer un prix moyen calculé sur 4 transactions avec un prix moyen calculé sur 140. La fiabilité statistique n'est pas du tout la même. Sur les petites rues, l'écart-type peut dépasser 1 000 €/m² entre deux ventes pourtant similaires en surface et état. Bref : plus le volume de transactions est faible, moins la moyenne vaut quelque chose.

Et les données DVF ont une latence. Les mutations sont enregistrées après signature de l'acte authentique, avec un délai de publication qui peut atteindre plusieurs mois. Ce que tu lis aujourd'hui sur Dijon reflète souvent des ventes signées six à neuf mois plus tôt.

Le Centre historique : la vitrine, avec ses zones d'ombre

Quartier phare. Tout le monde le cite, peu de gens savent que ses prix DVF sont structurellement biaisés vers le haut par les biens atypiques : hôtels particuliers, appartements dans des immeubles classés, surfaces avec caractère qui commandent une prime de rareté. En 2025, le prix médian au m² pour un appartement ancien dans le périmètre du centre historique dijonnais se situait autour de 2 800 à 3 200 €/m² selon les données notariales (Notaires de France, baromètre T4 2025), avec des pics à plus de 4 000 €/m² pour des biens haut de gamme rénovés, rue de la Liberté ou autour de la place de la Libération.

La typicité dominante : appartements de 3 ou 4 pièces dans des immeubles du XIXe, souvent sans ascenseur, avec des diagnostics de performance énergétique (DPE Dijon) fréquemment en D ou E. Ça pèse sur la liquidité depuis la réforme DPE 2021 et les ajustements réglementaires de 2024 sur les passoires thermiques. Un bien classé F ou G dans le centre dijonnais se négocie avec une décote significative, mais attention : le volume de ces transactions reste faible, ce qui rend la moyenne instable d'une année sur l'autre.

Le piège DVF local : les mutations de locaux commerciaux transformés en habitation font parfois surface dans les données sans être correctement catégorisées. Si tu vois un bien à 1 400 €/m² dans le centre historique, vérifie la désignation dans l'acte avant de crier à la bonne affaire.

Montchapet : le quartier qui tient ses prix sans faire de bruit

Montchapet, c'est la matière intermédiaire du marché dijonnais. Pas aussi lumineux que le Centre, pas aussi accessible que les secteurs est. Les appartements y sont majoritairement des années 1950 à 1980, bien distribués, souvent mieux isolés que le bâti haussmannien, et le parc de maisons individuelles est plus présent qu'on ne le croit depuis l'extérieur.

Prix médian observé dans les DVF 2024-2025 : autour de 2 300 à 2 600 €/m² pour les appartements de 2 à 4 pièces, avec une relative stabilité d'une année sur l'autre. C'est là que la comparaison avec le Centre est la plus parlante pour un acheteur résidentiel : tu paies 15 à 20 % de moins, tu gagnes un étage avec ascenseur et un parking en sous-sol, et tu perds le charme de la pierre de Bourgogne. Ça dépend vraiment de ce que tu cherches, je ne sais pas pour les autres profils d'acheteurs, mais les familles avec enfants y trouvent souvent leur compte.

Liquidité correcte. Les délais de vente observés y sont inférieurs à la moyenne dijonnaise, ce qui signifie que les biens bien estimés partent vite. Le piège DVF ici : les maisons de ville sur petites parcelles font grimper le prix moyen apparent du secteur si tu ne filtres pas par type de bien dans tes requêtes.

Toison d'Or : commerce et résidentiel mélangés, à démêler

La Toison d'Or, c'est autre chose. Le secteur nord-est de Dijon, autour du centre commercial du même nom, cumule du logement collectif récent, des résidences des années 1990-2000, et une offre commerciale dense. Dans les DVF brutes, ce mélange crée du bruit : des mutations de cellules commerciales se glissent dans les données résidentielles si tu ne filtres pas précisément sur « appartement » ou « maison ».

Les prix au m² y sont parmi les plus accessibles de Dijon : autour de 1 800 à 2 200 €/m² pour du collectif récent en bon état (données DVF 2025, à vérifier au cas par cas selon les millésimes de construction). Le marché y est plus liquide sur les petites surfaces, studios et 2 pièces, portés par une demande locative forte liée à l'université et aux actifs en mobilité.

Un contre-exemple à garder en tête : les résidences avec charges de copropriété élevées, fréquentes dans ce secteur (gardien, espaces verts, piscine), affichent des prix DVF en ligne avec le marché mais génèrent des frais annuels qui alourdissent le budget acheteur de manière invisible dans les données foncières. Le prix au m² brut ne dit rien des charges mensuelles.

Deux comparaisons directes pour arbitrer

Centre historique contre Toison d'Or : l'écart de prix atteint facilement 40 % sur les appartements de surface comparable. Pour un investisseur en quête de rendement locatif, la Toison d'Or présente des ratios plus favorables, mais les DPE du bâti des années 1990 sont souvent en C ou D, ce qui reste acceptable jusqu'en 2028 sous le calendrier réglementaire actuel. Pour un acheteur-occupant sensible au cadre de vie, le Centre reste une valeur de long terme, à condition d'intégrer le coût des travaux de rénovation thermique dans le plan de financement.

Montchapet contre Toison d'Or : là, c'est une question de morphologie urbaine plus que de prix. Montchapet offre un tissu mixte maisons et appartements, plus calme, avec des écoles réputées à proximité. La Toison d'Or joue la carte de la commodité et du neuf, mais le sentiment de quartier y est moins affirmé. Un point que je me suis longtemps demandé : est-ce que cette différence de « texture » urbaine se lit dans les DVF ? Pas vraiment, ou plus exactement, elle ne se lit que dans les délais de vente et la récurrence des transactions, pas dans le prix affiché.

Les secteurs qu'on oublie de regarder : Bourroches et Drapeau

Deux zones sous-citées dans les analyses de marché dijonnaises. Les Bourroches, au sud-est, accueillent surtout du collectif des années 1960-1980, avec des prix DVF autour de 1 600 à 2 000 €/m² pour les appartements de 3 pièces. Volume de transactions modéré, ce qui rend la moyenne fragile statistiquement. Le secteur Drapeau-Clémenceau, proche de la gare, voit depuis 2023 une hausse progressive des transactions sur des petites surfaces, portée par la demande de primo-accédants et d'investisseurs qui parient sur la proximité TGV. Les prix restent en dessous de la médiane dijonnaise, autour de 2 000 à 2 200 €/m², mais la pression à la hausse est perceptible dans les données 2024-2025.

Le piège de lecture DVF dans ces secteurs : peu de transactions sur les maisons (quelques unités par an), ce qui suffit à faire exploser la médiane. Une maison vendue 320 000 € sur un terrain de 400 m² peut faire croire à une flambée qui n'existe pas pour les appartements.

Appartements ou maisons : ce que les DVF révèlent sur Dijon

Sur l'ensemble de la commune de Dijon, les appartements représentent la grande majorité des mutations enregistrées dans les DVF, de l'ordre de 85 à 90 % des transactions résidentielles selon les années (estimation à croiser avec les données INSEE Dijon). Les maisons individuelles sont concentrées dans les franges ouest et sud-est, et leur prix médian au m² est structurellement différent de celui des appartements, souvent de 15 à 25 % plus élevé quand on inclut le terrain, ou inversement plus bas quand le bâti est vieillissant et mal isolé.

Pour un acheteur qui cherche une maison à Dijon intra-muros, la rareté est la donnée principale : moins de 200 mutations annuelles sur les maisons dans la commune, selon les estimations DVF 2024. Pas si simple de trouver la bonne affaire dans ce contexte, surtout quand les biens se vendent parfois hors marché, de gré à gré, sans figurer dans les annonces publiques.

Et les studios, vieux signal des marchés tendus ? À Dijon, les petites surfaces (moins de 25 m²) affichent des prix au m² supérieurs à la moyenne, ce qui est classique, mais l'écart reste modéré comparé à Lyon ou Paris, où la prime sur les micro-surfaces est beaucoup plus marquée. Sur Bordeaux ou Nantes, le phénomène est intermédiaire. Dijon reste un marché de taille humaine, avec une pression moins violente sur les petites surfaces, même si la demande étudiante autour de l'université de Bourgogne tire les prix vers le haut sur ce segment.

Évolution récente du marché dijonnais : ce que disent les transactions

Le marché immobilier dijonnais a traversé la même séquence que les grandes villes françaises entre 2022 et 2025 : hausse des taux de crédit, ralentissement du volume des transactions, puis réajustement progressif des prix sur certains biens moins bien positionnés. D'après les données publiées par les Notaires de France pour la Côte-d'Or, le volume des ventes de logements anciens a reculé de l'ordre de 12 % entre 2022 et 2024 avant de se stabiliser en 2025.

Les prix, eux, ont moins corrigé qu'on aurait pu l'espérer pour les acheteurs. La médiane dijonnaise reste arrimée autour de 2 400 à 2 600 €/m² sur les appartements anciens, avec des variations sensibles selon l'état du bien et son DPE. Les biens classés E ou F ont subi des décotes de 8 à 15 % selon les secteurs, quand les biens rénovés en C ou B ont au contraire résisté, voire légèrement progressé. J'avoue que cette divergence interne au marché est plus lisible dans les DVF que dans les prix affichés des annonces.

Pour comparer Dijon avec d'autres marchés de taille similaire, Strasbourg ou Lille affichent des dynamiques assez proches sur la même période, avec une prime légèrement plus forte sur les biens bien notés au DPE. Toulouse et Montpellier restent sur des marchés structurellement plus tendus et moins directement comparables.

Un point que j'ai vu revenir dans les dossiers que j'ai analysés en début 2026 : les acquéreurs qui s'appuient uniquement sur les DVF pour calibrer leur offre se retrouvent parfois à côté de la plaque quand le bien a subi des travaux lourds post-vente non enregistrés dans les données. Le prix DVF est le prix d'achat, pas la valeur après rénovation. Nuance lourde.

Utiliser la carte DVF Dijon : méthode concrète

Sur la carte DVF Dijon, commence par filtrer par type de bien (appartement / maison), puis par surface. Une fourchette de 40 à 70 m² te donnera les données les plus stables statistiquement, parce que c'est le segment le plus transacté à Dijon. Sors des périodes trop longues : les ventes de 2020 ou 2021 intègrent un marché pré-hausse de taux qui ne dit plus rien de la réalité 2026.

Zoome jusqu'au niveau de la rue pour les quartiers denses comme le Centre ou Montchapet. À cette échelle, tu verras des écarts de 400 à 600 €/m² entre une rue passante et une rue calme à 80 mètres de distance. Ce niveau de détail ne ressort pas des moyennes par arrondissement ou par ville, et c'est précisément là que la carte DVF devient un outil de lecture plutôt qu'un simple tableau de chiffres.

Pour les primo-accédants qui scrutent aussi les aides disponibles et le DPE du bien convoité, le guide sur les diagnostics de performance énergétique à Dijon est un complément utile avant de formaliser une offre. Un DPE E sur un appartement de 60 m² dans le Centre, ça mérite qu'on chiffre le coût des travaux avant de signer.

Petit secret : les notaires locaux peuvent fournir des données de marché plus récentes que les DVF publiques, avec un décalage de publication réduit. Ça vaut le coup de les consulter directement, même sans mandat de recherche.

Ce que les DVF ne disent pas sur Dijon

Pas de données sur l'état du bien. Pas d'information sur les travaux réalisés, la qualité de la copropriété, les charges, le voisinage, le vis-à-vis. Deux appartements de 65 m² vendus à 2 400 €/m² dans le même quartier peuvent représenter deux réalités très différentes : l'un rénové avec cuisine ouverte et double vitrage, l'autre avec une chaudière de 2003 et une salle de bain à refaire. Les DVF registrent le prix de la transaction, pas la valeur nette du bien.

Les ventes en VEFA (Vente en l'état futur d'achèvement) apparaissent dans les données mais avec des particularités : le prix inclut souvent la TVA et les frais annexes dans des configurations différentes du marché de l'ancien. Sur Dijon, plusieurs programmes neufs ont été livrés dans le secteur Toison d'Or et Dijon-nord entre 2022 et 2025, et leurs prix DVF ne sont pas directement comparables aux transactions dans l'ancien voisin.

Autre angle mort : les ventes en viager, les donations-partages avec soulte, les adjudications judiciaires. Ces mutations passent dans les DVF à des prix qui ne reflètent pas un marché libre. Sur Dijon, ces cas restent minoritaires, mais suffisants pour biaiser une moyenne calculée sur un faible volume.

Questions fréquentes sur les DVF et le marché immobilier dijonnais

Comment trouver le prix au m² dans mon quartier dijonnais avec les DVF ?

Rends-toi sur data.gouv.fr pour télécharger les fichiers bruts, ou utilise directement la carte DVF Dijon pour visualiser les transactions sans manipulation de tableur. Filtre sur le type de bien (appartement), la surface (par exemple 40-80 m²) et la période (2024-2025 de préférence). Calcule la médiane, pas la moyenne, pour lisser les transactions aberrantes. Si tu trouves moins de dix transactions dans ta zone, élargis le périmètre ou la période avant de tirer une conclusion.

Les prix DVF à Dijon sont-ils fiables pour estimer un bien avant d'acheter ?

Fiables comme ordre de grandeur, pas comme estimation précise. Les DVF sont une base de comparaison, pas une expertise immobilière. Deux biens identiques en surface peuvent afficher 400 €/m² d'écart selon leur état, leur étage, leur exposition. Pour une estimation sérieuse avant achat ou vente, croise les DVF avec un avis de valeur notarié ou une estimation d'agence, et intègre le DPE dans l'équation, surtout depuis les restrictions sur la mise en location des logements classés F et G. D'ailleurs, le guide sur le marché DVF par ville est un point de départ utile, mais pas un substitut à une visite et une négociation informée. À vérifier au cas par cas selon le bien et le quartier.

Quel quartier dijonnais a les prix DVF les plus stables pour investir ?

Montchapet et le périmètre proche de l'Université de Bourgogne (campus Montmuzard) présentent les volumes de transactions les plus réguliers sur les appartements, ce qui donne des prix médians DVF plus robustes statistiquement. La Toison d'Or offre des prix d'entrée plus accessibles mais un marché plus hétérogène. Le Centre historique, lui, joue profil bas sur le volume mais sur-performe sur la valeur à long terme pour les biens en bon état. Faut suivre les données trimestrielles des notaires pour affiner selon les périodes. Pour comparer avec d'autres marchés universitaires, Toulouse ou Montpellier donnent des repères utiles sur la dynamique locative.