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DVF ventes immobilières Drancy : comparez les prix au m² par quartier, lisez les données de transactions et évitez les pièges de lecture des mutations locales.
Par Lucas Perrin
DVF ventes immobilières Drancy : prix au m² et quartiers
DVF ventes immobilières Drancy : prix au m² par quartier, pièges à éviter
Selon les données DVF publiées sur data.gouv.fr, Drancy a enregistré plus de 430 mutations résidentielles en 2025, soit un volume en légère contraction par rapport au pic de 2021 mais nettement au-dessus des creux de 2023. DVF ventes immobilières Drancy, c'est justement le prisme qu'on va utiliser ici pour lire ce marché. Pas pour te donner une moyenne communale qui ne dit rien, mais pour comparer les secteurs entre eux, pointer les biais de lecture et te permettre d'arriver en négociation avec des chiffres calés. Drancy, c'est 70 000 habitants, une géographie plate mais morcelée par le faisceau ferroviaire et la RN2, et des écarts de prix au m² qui peuvent dépasser 800 € entre deux rues distantes de cinq minutes à pied. Si tu regardes les ventes à Paris ou à Lyon, la dispersion intra-communale est déjà forte ; à Drancy, sur une ville de cette taille en Seine-Saint-Denis, elle est franchement déconcertante pour qui lit les données sans repère géographique précis.
La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) recense toutes les mutations à titre onéreux enregistrées par les services fiscaux. Elle est publique, mise à jour chaque semestre, et consultable directement via impots.gouv.fr ou en open data sur data.gouv.fr. La force du fichier : il couvre la quasi-totalité des ventes, y compris celles réalisées de particulier à particulier sans agence. Sa limite, et c'est là que ça coince, c'est qu'il ne filtre pas automatiquement les mutations atypiques : une vente de parking incluse dans un lot, un bien vendu avec une cave de 40 m² comptabilisée dans la surface, ou une transaction de gré à gré entre membres d'une même famille à un prix hors marché.
Sur Drancy, ce biais est réel. J'ai passé une bonne partie du mois d'avril 2026 à éplucher les mutations 2024-2025 sur la carte DVF de ColocNow pour vérifier des écarts qui semblaient aberrants dans certains secteurs : plusieurs ventes apparaissaient à moins de 2 500 €/m² sur des biens qu'on situerait normalement à 3 200 €/m² dans ce périmètre. En creusant, c'étaient systématiquement des surfaces mal renseignées ou des mutations incluant des annexes non habitables. Pas une règle absolue, mais un signal à vérifier avant de conclure que « ce quartier est bradé ».
Le bon réflexe : croiser les données DVF avec les annonces actives sur le secteur pour calibrer l'écart entre prix vendeur et prix acté. La carte DVF Drancy permet de zoomer rue par rue, ce qui change tout par rapport à une moyenne communale.
Le centre de Drancy, autour de la mairie et du marché, concentre les volumes de ventes les plus élevés de la commune. La majorité des mutations portent sur des appartements anciens de deux ou trois pièces, des immeubles construits entre 1950 et 1975. Les prix au m² s'établissent généralement dans la fourchette haute de la commune, autour de 3 100 à 3 400 €/m² pour un bien en bon état, d'après les données DVF 2024-2025 filtrées sur ce périmètre.
Le piège de lecture DVF ici : le centre mélange des biens de standing très différent dans un périmètre serré. Un appartement rénové au 4e étage avec ascenseur et un rez-de-chaussée donnant sur cour intérieure peuvent afficher un écart de 600 à 700 €/m² sur la même rue. Si tu lis la moyenne brute, tu passes à côté de cette dispersion. À mon avis, le centre de Drancy reste le secteur le plus liquide : les biens se vendent vite quand ils sont correctement positionnés, et les acquéreurs primo-accédants y sont très présents.
Comparer le centre de Drancy avec le centre de Nantes ou de Strasbourg n'a pas beaucoup de sens vu les niveaux de prix ; ce qui compte ici, c'est l'écart avec les autres secteurs de la même commune.
Le secteur Quatre-Routes, en limite ouest avec Le Bourget, est celui qui surprend le plus quand on ouvre la carte DVF pour la première fois. Le volume de transactions y est structurellement plus faible que dans le centre, ce qui rend les moyennes moins robustes statistiquement. Trois ou quatre ventes atypiques sur un trimestre peuvent faire bouger la moyenne communiquée de 200 €/m².
La typology dominante : appartements récents ou réhabilités des années 1990-2000, quelques maisons de ville sur des parcelles étroites. Les prix au m² se situent plutôt dans la fourchette médiane, entre 2 800 et 3 100 €/m² selon l'état et l'étage. La dynamique est plus attentiste : certains biens restent plusieurs mois en négociation, ce qui laisse une marge pour un acheteur patient.
Bon, soyons clairs : la proximité du faisceau ferroviaire pèse sur certaines adresses du secteur. Ce n'est pas le même impact selon que ton bien donne sur la rue principale ou sur une impasse en retrait ; la carte DVF, en zoomant fine, te permettra de voir si les mutations côté voie ferrée affichent effectivement une décote.
Le quartier dit « Économie » ou « Zone d'activités » regroupe en réalité une frange mixte entre logement résidentiel et tissu pavillonnaire plus ancien. C'est là que la base DVF devient vraiment délicate à lire, parce que les mutations mélangent régulièrement des locaux commerciaux reconvertis, des maisons individuelles de plain-pied et quelques petits collectifs.
Les maisons y sont vendues à des prix très variables selon la surface de terrain : une maison de 80 m² habitable avec 200 m² de jardin peut dépasser les 380 000 € acté, quand une maison similaire sans extérieur tourne autour de 290 000 à 310 000 €. L'erreur classique sur ce secteur, c'est de comparer prix au m² de maisons et prix au m² d'appartements dans le même agrégat. Ça donne des moyennes bancales.
Si tu investis sur ce secteur, la vraie question c'est la liquidité à la revente : moins d'acheteurs potentiels que sur le centre, mais des profils familiaux qui cherchent du foncier. Ça se revend, mais pas en trois semaines.
Le nord de Drancy, autour du quartier Paul-Vaillant-Couturier, affiche les prix au m² les plus bas de la commune dans les données DVF récentes. Des appartements anciens en bon état peuvent se traiter sous les 2 700 €/m², ce que tu ne trouveras plus dans les communes limitrophes comme Le Blanc-Mesnil ou Bobigny sur des biens comparables.
La contrepartie : des immeubles parfois vieillissants, des copropriétés dont certaines affichent des charges élevées et des travaux votés à venir. La lecture DVF ne te donnera pas ces informations ; elle te donnera le prix acté, pas l'état de la copropriété au moment de la vente. À vérifier au cas par cas, absolument, et ça vaut aussi pour les DPE : consulte l'outil DPE Drancy pour croiser la consommation énergétique des biens que tu identifies dans ce secteur.
Le volume de transactions y est correct, ce qui donne une moyenne plus fiable statistiquement qu'à Quatre-Routes. Mais la tension est moindre : un acheteur peut prendre le temps de négocier, ce qui est rare sur la commune.
Proche de la gare RER B de Drancy, ce secteur bénéficie d'une prime de centralité ferroviaire que les données DVF confirment : les prix au m² y collent régulièrement la fourchette haute du centre-ville, parfois autour de 3 300 à 3 500 €/m² pour des biens bien placés. Le profil des acheteurs y est souvent celui d'actifs qui arbitrent entre prix d'achat et temps de trajet vers Paris.
Mais attention à un biais spécifique : les biens vendus à proximité immédiate de la gare incluent parfois des surfaces réduites, studios ou deux-pièces compacts, qui font mécaniquement monter la moyenne au m². Si tu compares ce secteur avec le nord de la commune en te basant uniquement sur la moyenne DVF sans filtrer par type de bien, tu vas fausser ton arbitrage.
Et voilà exactement le genre de piège que la carte DVF Drancy permet d'éviter en filtrant les mutations par surface et par type.
Mettre face à face le centre et le secteur Quatre-Routes, c'est comparer deux logiques d'achat très différentes. Le centre offre plus de liquidité, plus de transactions référencées, donc une meilleure visibilité prix ; Quatre-Routes offre potentiellement une décote sur des biens récents, mais avec un marché moins actif qui rend la revente moins prévisible.
Pour un primo-accédant qui veut sécuriser son entrée sur le marché et revendre dans cinq à sept ans, le centre reste le pari le moins risqué. Pour un investisseur qui cherche à capturer une potentielle hausse sur un secteur encore sous-valorisé, Quatre-Routes mérite l'analyse, mais avec un filtre strict sur la qualité intrinsèque du bien. Je ne sais pas si cette dynamique est la même dans d'autres villes de Seine-Saint-Denis ; sur Drancy spécifiquement, c'est ce que les données 2024-2025 semblent indiquer.
Quelques réflexes à avoir avant de tirer une conclusion d'une carte DVF locale.
Le premier point, et c'est souvent celui que personne ne dit : une seule vente visible sur un secteur ne fait pas une tendance. Sur les zones peu denses du nord ou de l'Économie, six mois peuvent s'écouler avec deux ou trois mutations dans un rayon de 200 mètres. La moyenne calculée sur ces quelques points est, disons, fragile.
Filtre systématiquement les mutations sur la plage de surfaces qui correspond à ton projet. Un T3 de 65 m² ne doit pas être comparé à un T2 de 38 m² en termes de prix au m² : la compression de la surface gonfle mécaniquement le ratio. C'est un biais documenté dans la littérature sur les indices hédoniques, rappelé notamment dans les travaux de l'INSEE sur les indices de prix des logements.
Regarde aussi la date de la mutation. Sur une carte DVF qui affiche des données 2023 mélangées à des données 2025, tu as potentiellement deux marchés très différents dans le même affichage : 2023 était l'année du coup de frein brutal sur les transactions en Île-de-France, avec des volumes en chute et des acheteurs contraints de décotter leurs offres. Les prix actés de cette période sont structurellement plus bas et peuvent biaiser ta lecture du marché actuel.
Enfin, les mutations de parkings et de caves sont parfois incluses dans les fichiers DVF bruts. Un parking vendu 8 000 € avec une surface de 12 m² affiche 666 €/m² et peut polluer une moyenne de secteur si le fichier n'est pas nettoyé en amont. La carte ColocNow sur /dvf/drancy/ applique des filtres sur ces cas, mais si tu travailles directement sur les fichiers bruts de data.gouv.fr, prévois ce nettoyage.
Pas tout. C'est mon avis assumé : les données DVF sont un outil puissant mais pas un oracle.
Elles ne te disent pas l'état du bien au moment de la vente : un appartement vendu 3 500 €/m² peut l'être parce qu'il est entièrement rénové, ou parce que le vendeur avait un acheteur captif. La base enregistre le prix, pas la raison.
Elles ne te donnent pas non plus la structure des charges de copropriété, les travaux votés en assemblée générale, ni les éventuels contentieux en cours. Pour ça, les notaires restent la source de référence : les statistiques notariales sur les marchés immobiliers locaux complètent utilement la lecture DVF, avec des commentaires qualitatifs par secteur.
Et la performance énergétique ? Absente du DVF. Sur Drancy, où une partie du parc date des années 1960-1975, le DPE peut peser lourd sur la valeur d'un bien : les logements classés F ou G sont désormais soumis à des contraintes de rénovation renforcées depuis les décrets de 2025. Croise toujours les données DVF avec l'outil DPE Drancy avant de valider une offre.
Sur le blog, l'article sur la baisse des prix immobiliers et les tendances 2025 donne un contexte macro utile pour situer Drancy dans la dynamique francilienne. Et si tu te demandes comment un agent lit ces données sur le terrain, l'article sur le métier d'agent immobilier éclaire une partie du processus.
Quand on suit l'actualité des marchés en tension comme Lille ou Bordeaux, les signaux convergent : le marché s'est stabilisé en 2025 après deux ans de correction, et 2026 s'annonce comme une année de reprise prudente des volumes plutôt que d'envolée des prix.
Si tu cherches à comprendre comment fonctionne le statut des intervenants qui analysent ces données pour toi, l'article sur le consultant immobilier pose les bases.
Le fichier DVF brut est téléchargeable sur data.gouv.fr sans inscription, mis à jour deux fois par an. Tu peux aussi consulter les données directement via le service Patrim sur impots.gouv.fr, accessible avec ton espace personnel fiscal. La carte interactive de ColocNow sur /dvf/drancy/ te donne un accès visuel immédiat sans manipulation de fichiers, filtré par type de bien et par période.
Les données DVF 2024-2025 donnent une fourchette communale comprise entre environ 2 600 et 3 500 €/m² selon le secteur et l'état du bien. Le centre et la zone gare RER tirent vers le haut ; le nord de la commune et certaines fringes de l'Économie restent sous les 2 800 €/m² sur des biens standard. Ces niveaux sont à vérifier au cas par cas : un appartement rénové dans un immeuble avec syndic sérieux peut se négocier au-dessus de la moyenne de son secteur, et inversement. La Chambre des notaires de Paris publie des indices trimestriels qui permettent de situer Drancy dans la tendance Seine-Saint-Denis.
Pas forcément une bonne affaire. Sur Drancy comme ailleurs, les mutations à prix atypiquement bas correspondent souvent à une vente entre apparentés, à un bien avec servitude ou à une surface mal renseignée dans le fichier fiscal. Avant de conclure à une décote de marché, vérifie la surface exacte de la mutation, la date, et compare avec les annonces actives sur le même périmètre à la même période. Un seul point bas isolé ne fait pas un prix de marché. Sur les secteurs peu actifs comme l'Économie, je nuance : parfois c'est simplement un vendeur pressé qui a accepté une offre basse, et ça, la base DVF ne te le dira jamais.