Accédez à votre tableau de bord
Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
Les DVF ventes immobilières Épinay-sur-Seine révèlent des écarts de prix au m² importants selon les quartiers. Voici comment lire ces données et éviter les pièges.
Par Lucas Perrin
DVF ventes immobilières Épinay-sur-Seine : prix et quartiers
DVF ventes immobilières Épinay-sur-Seine : prix au m² et lecture des données par quartier
Selon les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publiées sur data.gouv.fr, le prix médian au m² pour les appartements vendus à Épinay-sur-Seine en 2025 s'établissait autour de 3 200 à 3 500 euros, selon le secteur et la surface, avec des transactions assez hétérogènes d'une rue à l'autre. Les DVF ventes immobilières Épinay-sur-Seine intéressent autant l'acheteur primo-accédant qui cherche une commune accessible au nord de la Seine-Saint-Denis, que l'investisseur qui veut calibrer un rendement, ou le vendeur qui essaie de comprendre pourquoi son bien tarde à trouver preneur. Ce que personne ne dit assez clairement : deux ventes sur la même avenue peuvent afficher 800 euros d'écart au m², selon que l'un est un appartement de 28 m² au rez-de-chaussée et l'autre un T4 en étage avec parking. La donnée brute, sans lecture fine, induit facilement en erreur. J'utilise la carte DVF ColocNow pour Épinay-sur-Seine comme premier filtre avant d'aller croiser avec les annonces actives, et je te conseille de faire pareil avant de te positionner sur quoi que ce soit.
Le fichier DVF couvre les mutations enregistrées par la Direction générale des finances publiques, et à Épinay-sur-Seine, le volume annuel de transactions reste modeste comparé à Paris ou Lyon. Ça compte : moins de transactions sur un quartier, plus la médiane est instable. Une seule vente atypique, un bien en mauvais état cédé à la famille ou une mutation commerciale mal filtrée, et la moyenne du secteur glisse de 200 euros au m² sans crier gare.
Les appartements constituent la grande majorité des mutations enregistrées à Épinay-sur-Seine. Les maisons individuelles existent, surtout au nord et à l'ouest de la commune, mais elles représentent une part minoritaire du volume. Résultat : si tu cherches à comparer Épinay avec Nantes ou Bordeaux sur la base de prix globaux, tu compares des marchés structurellement différents. Pas interchangeables.
Les données DVF excluent les ventes en viager, les donations, certaines successions. Elles intègrent parfois des locaux mixtes si la mutation porte à la fois sur un logement et un local commercial. Sur les axes commerçants d'Épinay, cette contamination est réelle ; quelques mutations font gonfler artificiellement le prix moyen au m² d'une rue entière. À vérifier au cas par cas quand une valeur semble hors sol.
Épinay n'est pas une ville uniforme. Le RER C longe la Seine et structure le marché, et les écarts entre le centre dense, les secteurs résidentiels à l'ouest et les entrées de ville côté RN 14 sont réels, mesurables dans les données DVF. Je vais passer les principaux secteurs en revue, sans liste à puces sèche.
Le centre-ville et les abords de la gare RER C. C'est le secteur le plus actif en volume de transactions. Les appartements anciens dominent : immeubles des années 1960-1980, peu d'ascenseurs sur les petites copropriétés, entretien variable. Le prix au m² y est généralement positionné dans la fourchette médiane haute pour la commune. Liquidité correcte, délais de vente raisonnables. Mais le piège DVF ici, c'est la mixité des surfaces : beaucoup de petits studios et T2 vendus à des prix au m² élevés (les petites surfaces tirent toujours la moyenne vers le haut), ce qui peut faire croire que le centre vaut plus qu'il n'est réellement pour un T4. Si tu achètes un grand appartement centre-ville, recalcule la médiane en filtrant sur les surfaces supérieures à 55 m².
Le secteur des Presles et abords nord. Quartier résidentiel plus calme, avec une proportion plus forte de maisons de ville et de petits collectifs des années 1970-1990. Les prix au m² y sont généralement inférieurs au centre, parfois de 300 à 400 euros selon les rues, ce qui le rend attractif pour une famille cherchant du volume sans exploser son budget. La liquidité est plus lente : moins d'acheteurs, donc moins de transactions, donc une médiane DVF calculée sur peu de points. Bref, manipuler ces moyennes avec précaution.
Le quartier des Économats et la bordure de Seine. Secteur charnière, entre rénovation urbaine et parc ancien dégradé. Des opérations de renouvellement urbain ont livré des logements neufs ces dernières années, ce qui crée une dualité dans les données DVF : des transactions à 2 600-2 800 euros le m² sur du neuf VEFA côtoient des mutations d'appartements anciens à 2 000-2 200 euros. Additionner les deux dans une même moyenne, c'est bancal. La carte DVF Épinay-sur-Seine permet de zoomer suffisamment pour distinguer les deux typologies.
L'axe de la RN 14 et les entrées de ville nord-est. Prix au m² généralement plus accessibles, parfois les plus bas de la commune. Les biens y sont souvent des appartements anciens des années 1960, proches des grandes artères, donc exposés au bruit. Le piège pour un investisseur : le rendement brut apparent peut sembler intéressant, mais la vacance locative est plus longue sur ces secteurs, et les données DVF ne donnent aucune information sur la durée entre deux mutations. Un bien qui se revend tous les deux ans sur ce type d'axe mérite une question sur les raisons de ces rotations fréquentes.
Le secteur ouest vers Villetaneuse. Là, les maisons individuelles sont plus représentées. Jardins, garages, pavillons des années 1950-1970. Prix au m² habitable variable selon l'état, avec des mutations qui vont de 2 800 à 3 800 euros selon les travaux à prévoir. Le problème DVF sur cette zone : la surface de terrain est intégrée dans la mutation, et selon la méthode de calcul (surface au sol du bâti, ou surface totale du lot), le prix au m² affiché change du simple au double. À ne pas comparer directement avec les données appartements.
Le quartier des Chamards, vers la limite avec Saint-Gratien. Secteur résidentiel calme, avec une mixité entre petits collectifs et quelques maisons. Proche des commerces de Saint-Gratien, ce qui renforce son attractivité pour les familles. Prix au m² dans la moyenne haute de la commune, parfois au-dessus du centre sur les biens bien rénovés. Liquidité correcte. Un arbitrage concret pour un acheteur : si tu hésites entre les Chamards et le centre, les Chamards offrent souvent plus de calme pour un budget similaire, voire légèrement inférieur sur les T3.
L'arbitrage entre le centre et les axes nord-est est la vraie question que la plupart des acheteurs posent sur Épinay. Le centre donne accès au RER C en moins de dix minutes à pied, aux commerces, et présente une liquidité meilleure à la revente. Les entrées de ville, elles, permettent d'acheter 10 à 15 m² pour le même budget, mais avec un marché plus étroit à la revente.
Franchement, pour un investisseur locatif, le centre reste plus sûr : plus de demande locative, revente plus rapide si nécessaire. Pour un acheteur résidence principale avec une vision long terme, les secteurs résidentiels comme les Chamards ou Presles offrent un meilleur équilibre qualité de vie / prix. Mais à vérifier au cas par cas selon l'état du bien et de la copropriété.
Sur le terrain, j'ai vu des dossiers d'acheteurs qui s'étaient positionnés sur les entrées de ville en se basant uniquement sur la médiane DVF communale, sans regarder les transactions rue par rue. Début 2026, j'accompagnais une analyse de marché pour un investisseur intéressé par Épinay, et la carte DVF montrait clairement que deux rues parallèles présentaient 350 euros d'écart au m² inexpliqué à première vue. En croisant avec les données de l'INSEE sur la structure du parc de logements, on a compris que l'une des deux rues concentrait des biens avec travaux importants non rénovés. Les données brutes ne le disaient pas.
À Épinay-sur-Seine, ne pas séparer les mutations appartements des mutations maisons dans ton analyse DVF, c'est se planter à coup sûr. Les maisons représentent une part minoritaire des ventes, mais leur prix au m² de surface habitable est souvent supérieur à celui des appartements du même secteur, simplement parce que les maisons bien entretenues avec jardin sont rares et trouvent preneur rapidement.
Les appartements anciens constituent le gros du marché. T2 et T3 dominent les transactions, avec une forte proportion de primo-accédants ou d'investisseurs locatifs. Les studios sont présents mais moins représentés qu'à Strasbourg ou Montpellier, où la demande étudiante tire les petites surfaces. Épinay a un profil plutôt familial.
Sur les maisons, le baromètre des notaires de France 2025 signale une tension accrue sur les maisons accessibles en première couronne nord de Paris, Épinay incluse. Peu de biens, beaucoup de demande ; les délais de vente sont courts et les offres sous condition suspensive partent vite. Ça m'échappe encore un peu de quantifier précisément cette tension sur Épinay seul, les données agrégées par commune restant assez frustes sur ce point.
La carte DVF ColocNow sur /dvf/epinay-sur-seine/ permet de visualiser les transactions rue par rue, avec le prix au m² de chaque vente. Quelques règles de base pour l'utiliser sans biaiser ta lecture.
Un point isolé sur la carte ne représente qu'une seule transaction. Si une rue affiche une seule vente à 2 000 euros le m², ça ne dit rien sur la valeur réelle du secteur : c'est peut-être un bien avec travaux, une vente familiale, ou un local partiellement commercial. Croiser avec au moins trois à quatre transactions autour avant de tirer une conclusion.
Les données DVF sont publiées avec un décalage ieurs mois sur data.gouv.fr. Les prix que tu vois en juin 2026 reflètent des mutations signées entre six et douze mois plus tôt. Sur un marché en mouvement comme la première couronne nord parisienne, ça compte : si les taux d'emprunt ont bougé entre-temps, les prix actuels peuvent s'être décalés de quelques points par rapport aux données affichées. Pas rédhibitoire, mais à garder en tête.
Et les données DVF ne capturent pas l'état du bien. Deux appartements vendus au même prix au m² dans le même immeuble peuvent représenter un bien rénové et un bien à retaper intégralement. Seule une visite, ou au minimum les photos d'annonce et le DPE (diagnostic de performance énergétique), permet de recadrer l'analyse.
Sur le blog ColocNow, l'article sur comment lire les données DVF sans se tromper détaille quelques méthodes complémentaires pour croiser ces informations avec d'autres sources.
Si tu travailles aussi sur des villes comparables en termes de marché, les pages DVF Lille et Nice peuvent servir de références de comparaison, même si les marchés sont très différents en volume.
L'article baisse des prix immobiliers, analyse des tendances du blog reste une bonne mise en contexte sur l'évolution nationale, utile pour situer Épinay dans la dynamique d'ensemble.
Pour les acheteurs qui s'interrogent aussi sur la performance énergétique des biens à Épinay, la page DPE Épinay-sur-Seine donne une lecture complémentaire du parc local, qui conditionne aussi la valeur vénale à moyen terme.
Autre ressource utile si tu envisages un bien à rénover : le guide défiscalisation immobilier, dispositifs 2025 sur le blog recense les dispositifs encore actifs en 2026 pour les acquisitions avec travaux.
Les données brutes sont téléchargeables gratuitement sur data.gouv.fr, fichier millésimé par année et par département. Pour Épinay-sur-Seine (93), tu filtreras sur le code INSEE 93031. La lecture directe du fichier CSV reste technique : environ 80 colonnes, avec des codes de type de local à décoder. La carte DVF Épinay-sur-Seine simplifie ce travail en affichant directement les transactions géolocalisées.
Pas directement, non. Ou plutôt : pas sans travail de tri. Les données DVF incluent toutes les mutations enregistrées, y compris des biens atypiques, des ventes entre proches, des locaux mixtes. Sur un marché peu liquide comme certains secteurs d'Épinay, une seule vente atypique peut fausser la médiane d'une rue entière. Utilise les DVF comme ordre de grandeur, croise avec les annonces actives sur le même secteur, et demande à ton notaire de te sortir les références de transactions comparables récentes : c'est son rôle, et il a accès à des données plus fines.
La réponse dépend vraiment de ton profil. Pour un investisseur locatif, le centre et les abords de la gare RER C restent les secteurs les plus liquides, avec une demande locative plus soutenue. Pour un acheteur résidence principale avec un horizon de dix ans, les secteurs résidentiels ouest (Chamards, Presles) offrent souvent plus de volume habitable pour un budget équivalent. Les entrées de ville nord-est sont accessibles en prix mais avec une revente plus incertaine. Bon, disons que le meilleur quartier, ça reste celui où tu as regardé au moins cinq transactions comparables sur les DVF avant de te positionner.