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DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes : prix au m², écarts entre quartiers, pièges de lecture des données et carte interactive pour acheter ou vendre en 2026.
Par Inès Faure
DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes : prix et quartiers 2026
DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes : ce que les prix par quartier révèlent vraiment
« T'as vu le prix affiché sur le site des notaires ? Ça colle pas du tout avec ce que le voisin a vendu. » C'est exactement ce genre de désaccord que j'entends dès qu'on parle de données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) sur une ville comme Évry-Courcouronnes. Les DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes sont publiques, accessibles sur data.gouv.fr, mais les lire sans contexte local, c'est comme cueillir des champignons sans connaître la forêt : tu peux te planter sérieusement. La commune, née en 2019 de la fusion d'Évry et Courcouronnes, regroupe des micro-marchés très distincts. En 2025, selon les données DVF publiées par les services fiscaux, les appartements anciens dans le secteur central s'échangeaient autour de 2 200 à 2 500 €/m², là où certaines poches résidentielles de Courcouronnes restaient sous les 2 000 €/m². Ces écarts ne sont pas anodins pour un acheteur ou un investisseur qui voudrait comparer avec des marchés tendus comme Paris ou Lyon. Voilà : le marché d'Évry-Courcouronnes mérite une lecture fine, quartier par quartier.
Les données DVF enregistrent chaque mutation immobilière déclarée aux services fiscaux depuis 2014. Concrètement : chaque vente de maison, d'appartement, de terrain ou de local commercial laisse une trace horodatée avec le prix, la surface, la nature du bien et l'adresse exacte. C'est la matière brute.
Mais les DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes comportent plusieurs pièges que j'ai appris à repérer à force de les analyser. Le plus courant : les mutations atypiques. Une vente entre membres d'une même famille à prix cassé, une adjudication judiciaire, un bien vendu avec un local commercial attenant, et voilà un prix au m² qui tire toute la moyenne vers le bas sans refléter la réalité du marché. Sur une ville comme Évry-Courcouronnes, où certains secteurs affichent peu de transactions par trimestre, une seule vente atypique peut biaiser l'indicateur ieurs centaines d'euros au m².
Bon, ça ne veut pas dire que les DVF sont inutiles. Au contraire : croisées avec le volume de transactions et les typologies de biens, elles dessinent un marché avec une précision que peu d'outils grand public atteignent. La carte DVF Évry-Courcouronnes permet de zoomer rue par rue pour distinguer ces effets ponctuels.
Autre piège classique : la surface déclarée. Les surfaces DVF correspondent à la surface réelle du bien déclaré à la mutation, pas toujours à la surface habitable loi Carrez. Sur les appartements des années 1970-1980, très présents dans les ensembles de l'Agora ou du centre d'Évry, l'écart entre surface brute et surface Carrez peut atteindre 8 à 12 %. Résultat : un prix au m² DVF affiché à 2 300 € peut en réalité correspondre à 2 490 € au m² habitable. Pas négligeable.
La source officielle de référence pour vérifier ces définitions reste la fiche pratique de l'administration fiscale sur les DVF, qui précise les conditions d'enregistrement des mutations. À consulter avant de tirer des conclusions trop rapides.
Évry Centre regroupe les rues du cœur historique, autour de la cathédrale de la Résurrection et de la place des Droits-de-l'Homme. C'est le secteur le plus dense en appartements récents et en copropriétés des années 1990-2010. Les prix DVF 2025 s'y situent globalement entre 2 300 et 2 600 €/m² pour les appartements, avec des pointes sur les biens rénovés bien orientés.
La liquidité y est correcte : les volumes de transactions sont parmi les plus élevés de la commune, ce qui rend la lecture DVF plus fiable qu'ailleurs. Moins de risque qu'une vente atypique fausse toute la moyenne du secteur. Ça part vite sur les T2 bien agencés, surtout depuis la réouverture progressive du pôle commercial central en 2025.
L'Agora, c'est autre chose. Ce quartier construit dans les années 1970 autour de la dalle piétonne concentre une architecture très spécifique : logements collectifs en hauteur, grandes surfaces, copropriétés complexes avec charges élevées. Les prix DVF y sont parfois trompeurs à la hausse si on ne corrige pas par les charges de copropriété, qui peuvent dépasser 5 €/m²/mois sur les immeubles les plus anciens. Un appartement affiché à 2 200 €/m² dans l'Agora peut coûter bien plus cher à posséder qu'un bien à 2 400 €/m² dans une résidence récente du centre.
Franchement, c'est le secteur où j'aurais le plus de réserves avant d'acheter sans avoir épluché les procès-verbaux d'assemblée générale et le carnet d'entretien de la copropriété. Les données DVF seules ne suffisent pas pour l'Agora.
Courcouronnes forme l'ancienne commune fusionnée au sud. Le quartier des Pyramides, avec ses immeubles iconiques signés Ricardo Bofill, attire une attention particulière : architecture reconnue, mais marché confidentiel. Les transactions y sont peu nombreuses, et les DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes sur ce secteur méritent d'être lues avec précaution. Trois ou quatre ventes par semestre, c'est trop peu pour extraire un prix moyen robuste.
Les prix observés dans les DVF sur Courcouronnes (hors Pyramides) restent sous les 2 000 €/m² pour les appartements ordinaires, avec une part plus importante de maisons individuelles qu'au centre-ville. C'est là que le marché local diverge le plus des grandes métropoles : à Nantes ou Bordeaux, des biens comparables seraient vendus à des niveaux très différents, avec une tension locative sans commune mesure.
La dynamique à Courcouronnes est calme. Pas de pénurie, pas de surenchère. Pour un investisseur qui cherche du rendement locatif, c'est un terrain où le prix d'entrée reste raisonnable, mais la revente peut prendre du temps. Je ne sais pas si c'est le même schéma dans toutes les communes de l'Essonne, mais sur Évry-Courcouronnes, la liquidité baisse nettement dès qu'on sort du périmètre central.
Les quartiers pavillonnaires du nord et de l'est de la commune, comme les Épinettes ou Bois-Sauvage, n'apparaissent pas toujours dans les premières analyses DVF parce que les transactions de maisons individuelles sont moins fréquentes. Mais elles existent, et elles dessinent un marché différent.
Une maison de 90 m² avec jardin dans ces secteurs s'échange autour de 250 000 à 310 000 €, soit un prix au m² souvent compris entre 2 700 et 3 400 €/m² selon l'état et la parcelle. C'est paradoxalement plus cher au m² que beaucoup d'appartements du centre, mais la surface totale et le foncier inclus changent la logique d'achat.
Le piège DVF ici : les mutations incluent parfois le terrain séparément du bâti, ce qui peut fragmenter la transaction en deux lignes dans la base. Si tu additionnes mal, tu sous-estimes le prix réel de la vente. La carte des prix au m² Évry-Courcouronnes permet de recroiser ces données visuellement, c'est beaucoup plus parlant qu'un tableau brut.
Comparer les Épinettes à l'Agora, c'est comparer deux projets de vie qui n'ont rien à voir : d'un côté, la maison comme un jardin qu'on cultive sur la durée ; de l'autre, l'appartement collectif avec ses règles communes et ses charges partagées. Les prix DVF bruts ne parlent pas de ça, et c'est là que la donnée seule reste bancale.
Le nord de la commune, autour de Bel-Air et du Champtier du Coq, constitue un secteur intermédiaire souvent négligé dans les analyses DVF. Les prix s'y situent entre ceux du centre et ceux de Courcouronnes : autour de 2 000 à 2 300 €/m² pour des appartements de taille moyenne.
La composition des ventes est plus hétérogène qu'ailleurs : on y trouve des T3 des années 1980, quelques programmes plus récents, et ponctuellement des locaux mixtes qui gonflent artificiellement la base DVF si on ne filtre pas par type de bien. C'est le secteur où la médiane est trompeuse. Un acheteur qui se base sur la moyenne brute sans filtrer « appartement seul » peut se retrouver avec une estimation biaisée ieurs dizaines de milliers d'euros.
Bel-Air bénéficie d'une proximité avec la gare d'Évry-Courcouronnes (ligne D du RER), ce qui soutient la demande. Les délais de vente y sont raisonnables, mais pas aussi courts qu'au centre. Pour un investisseur qui compare avec des marchés comme Toulouse ou Strasbourg, le différentiel de rendement brut peut sembler attractif, à condition de bien vérifier le taux de vacance locative local avant de sauter le pas.
Voilà l'exercice qui compte vraiment pour un acheteur en 2026. Prends un budget de 180 000 € à Évry-Courcouronnes. Au centre ou dans l'Agora, tu accèdes à un T2 de 70 à 80 m² dans une copropriété des années 1980-2000, avec des charges à surveiller de près. À Courcouronnes ou Bois-Sauvage, le même budget peut donner accès à un T3 plus spacieux, voire à une partie de maison, avec moins de charges collectives mais une revente potentiellement plus longue.
Et franchement, c'est là que les DVF ventes immobilières Évry-Courcouronnes servent vraiment : pas comme oracle, mais comme point de départ pour calibrer une offre. Les études des notaires de France sur les prix immobiliers en Île-de-France publiées en 2025 confirment que l'Essonne reste l'un des départements franciliens les moins tendus en volume de transactions, avec une pression à l'achat très inférieure à la petite couronne.
Début 2026, sur un dossier connexe à mon activité de médiation (un désaccord entre cohéritiers sur la valeur d'un bien à Évry avant partage), j'ai compulsé les DVF du secteur et constaté que les mutations enregistrées en 2024 sur l'Agora incluaient plusieurs ventes de parkings rattachés à des appartements, comptabilisées séparément, ce qui tirait la médiane vers le bas de façon artificielle. Sans ce recadrage, les cohéritiers avaient une estimation faussée de 15 à 20 % sur le bien en question. Pas anodin.
Pour éviter ce type d'erreur, le DPE d'Évry-Courcouronnes complète utilement la lecture DVF : connaître la performance énergétique des biens vendus dans un secteur aide à comprendre pourquoi certains prix semblent en dessous du marché.
Depuis la loi Climat et Résilience (loi n° 2021-1104 du 22 août 2021), les biens classés F ou G ne peuvent plus être loués et leur valeur à la revente est en plus décotée. Sur les DVF d'Évry-Courcouronnes, les appartements des années 1970-1980 de l'Agora ou du centre sont souvent en classe E ou F, ce qui pèse sur leur prix et explique certaines ventes à des niveaux qui paraissent anormalement bas.
Un bien vendu 1 900 €/m² dans l'Agora alors que le secteur tourne à 2 200 €/m² : avant de crier à la bonne affaire, vérifie le DPE. C'est souvent là que la décote trouve son explication, et c'est une information que les DVF brutes ne donnent pas. Les deux lectures, DVF et DPE Évry-Courcouronnes, se complètent.
L'ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement) publie des fiches pratiques sur les obligations du vendeur en matière de diagnostics, utiles pour comprendre ce que chaque vente DVF implique réellement en termes de travaux à venir.
Un prix DVF moyen sans le volume de transactions, ça ne dit rien. Sur les Pyramides à Courcouronnes, 4 ventes enregistrées sur un an ne permettent pas de construire une tendance. Sur Évry Centre ou Bel-Air, 40 à 60 transactions par trimestre donnent une base statistique plus solide.
Le délai de vente n'est pas dans les DVF, c'est leur grande limite. Pour l'estimer, il faut croiser les annonces actives avec les mutations enregistrées, un travail que les agences locales font empiriquement. Ce point-là m'échappe encore dans le détail pour Évry-Courcouronnes : je n'ai pas vu deux secteurs avec des délais identiques, même à budget comparable.
Pas si simple, donc, de résumer ce marché à une seule valeur. Les acheteurs qui viennent de marchés très tendus comme Lille ou Montpellier sont souvent surpris par la diversité des prix sur une commune aussi compacte. C'est précisément pour ça que la carte des ventes DVF Évry-Courcouronnes vaut le détour : elle rend visible ce que les moyennes aplatissent.
Les investisseurs qui s'interrogent sur les dispositifs fiscaux applicables à ces achats peuvent consulter l'article sur la défiscalisation immobilière pour savoir si des mécanismes comme le Pinel ou ses successeurs s'appliquent encore à Évry-Courcouronnes en 2026, à vérifier au cas par cas selon la zone géographique retenue.
La fiabilité dépend du volume de transactions du secteur. Sur Évry Centre ou Bel-Air, qui enregistrent plusieurs dizaines de ventes par trimestre, la médiane DVF est exploitable comme référence. Sur les Pyramides ou certains secteurs pavillonnaires des Épinettes, quelques transactions atypiques suffisent à faire varier la moyenne de 10 à 20 %. La règle : ne jamais lire un prix DVF sans regarder le nombre de mutations sur lesquelles il repose. Moins de dix transactions sur douze mois, et le chiffre ne vaut qu'à titre indicatif.
Les communes voisines comme Corbeil-Essonnes, Ris-Orangis ou Fleury-Mérogis ont des profils DVF distincts : moins de grands ensembles, plus de pavillonnaire diffus, et des volumes de transactions souvent inférieurs. Évry-Courcouronnes reste la commune la plus dense du département en volume de mutations enregistrées, ce qui en fait un marché plus lisible statistiquement que la plupart de ses voisines. Pour un acheteur qui hésite entre deux communes de l'Essonne, les données DVF disponibles sur data.gouv.fr permettent une comparaison directe, à condition d'homogénéiser les typologies de biens et de neutraliser les mutations commerciales.
Trois erreurs reviennent souvent. Ne pas filtrer les mutations commerciales ou les parkings vendus séparément, qui tirent les moyennes sans représenter des logements réels. Ne pas corriger la surface déclarée par la surface loi Carrez, surtout sur les immeubles anciens de l'Agora. Et sous-estimer les charges de copropriété, qui peuvent transformer un prix d'achat attractif en coût de possession réel nettement plus élevé. Les conseils sur l'avocat en droit immobilier peuvent être utiles si tu entres dans une négociation complexe sur la base de données DVF contestées par le vendeur. Et si tu veux comprendre comment un agent immobilier local lit ces mêmes données, l'article sur le rôle du consultant immobilier donne des repères concrets.