Aller au contenu principal

Filtres ventes
Raccourcis
Type de bien
Surface (m²)
Prix de vente (€)
Prix au m² (€)

Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.

Ventes  Prix médian 

Évolution des prix au m²

Par année

DVF ventes immobilières Issy-les-Moulineaux : lire le marché par quartier

DVF ventes immobilières Issy-les-Moulineaux : prix au m² par quartier, transactions récentes, pièges de lecture des données et comparatif Corentin Celton, Épinettes, Hauts d'Issy.

Par Inès Faure

DVF ventes immobilières Issy-les-Moulineaux : lire le marché par quartier

« Tu crois que c'est le bon prix ? » La question venait d'un ami qui avait repéré un T3 côté Corentin Celton, à Issy-les-Moulineaux, annoncé autour de 8 500 euros le m². Il avait consulté les données DVF ventes immobilières Issy-les-Moulineaux sur data.gouv, mais les mutations récentes lui semblaient disparates : certaines à 7 200, d'autres à 9 800, sans logique apparente. Voilà le problème central des DVF (Demandes de Valeurs Foncières) : les chiffres sont publics, accessibles via data.gouv.fr, mais leur lecture sans contextualisation géographique fine est à côté de la plaque. Issy-les-Moulineaux n'est pas un marché homogène. Selon les données des Notaires de France publiées début 2026, les Hauts-de-Seine restent l'un des départements les plus tendus d'Île-de-France, avec un prix médian des appartements anciens qui s'est arrimé autour de 8 000 à 8 500 euros le m² en 2025-2026 selon les secteurs. Mais « Issy » en bloc ne veut rien dire : le quartier Corentin Celton et les Épinettes n'ont pas le même profil de ventes, pas la même liquidité, pas les mêmes pièges de lecture DVF.

Ce que les DVF montrent vraiment sur Issy-les-Moulineaux

Les fichiers DVF, mis à jour annuellement par la Direction générale des finances publiques sur impots.gouv.fr, enregistrent chaque mutation immobilière : date de vente, surface, prix, nature du bien. Pas le DPE, pas les travaux, pas l'étage. Juste la transaction brute. C'est un matériau précieux, mais bancal si on le lit sans recul.

Première limite : les mutations atypiques. Une vente de cave, un lot de parking couplé à un appartement, une cession intra-familiale à prix réduit, tout ça rentre dans la base avec le même statut qu'une vente ordinaire. Sur des quartiers peu denses comme les Hauts d'Issy, une ou deux mutations atypiques suffisent à faire basculer la médiane ieurs centaines d'euros au m². J'ai un doute, d'ailleurs, sur la manière dont certains agrégateurs traitent ces cas limites : à vérifier au cas par cas avant de citer un chiffre.

Deuxième limite : le volume de transactions. Issy-les-Moulineaux tourne autour de 1 500 à 2 000 ventes par an selon les années (source : INSEE, recensement de la population et flux résidentiels, données 2022-2024), ce qui est suffisant pour tirer des tendances globales, mais insuffisant pour certains micro-secteurs où 15 ventes en 18 mois constituent « le marché ». Sur ces zones-là, un seul bien hors norme tord la médiane.

Bref, lire les DVF à l'échelle de la ville, c'est jardiner avec un outil trop large. Il faut zoomer.

Corentin Celton et le Centre-Ville : le secteur le plus liquide

Corentin Celton, c'est le cœur commerçant d'Issy. Métro ligne 12, commerces de pied d'immeuble, immeubles haussmanniens côtoyant des résidences des années 1980-1990. Les DVF sur ce secteur affichent une densité de transactions parmi les plus élevées de la commune, ce qui en fait l'un des rares endroits où la médiane DVF est statistiquement fiable.

Les appartements anciens de 3 ou 4 pièces y dépassent régulièrement 8 800 euros le m², parfois 9 200 sur les étages hauts avec vue dégagée. Les petites surfaces, studios et T2, se négocient davantage autour de 8 400 à 8 900 euros le m², portées par une demande locative historiquement forte, notamment de la part d'actifs travaillant à Paris ou à La Défense. Les maisons sont quasi inexistantes dans ce secteur : les DVF n'en recensent que quelques unités sur plusieurs années, ce qui rend toute comparaison avec d'autres quartiers peu pertinente.

Piège de lecture DVF local : les mutations d'appartements en rez-de-chaussée sur rue, souvent vendus comme locaux mixtes (habitation + commerce), apparaissent parfois sous une nature de bien ambiguë. Si tu vois un prix au m² anormalement bas sur ce secteur, vérifie la nature exacte de la mutation avant de crier à la bonne affaire.

Les Épinettes et Fort d'Issy : accessible, mais pas sans raison

Les Épinettes forment un quartier résidentiel calme, coincé entre la commune de Malakoff au nord et les axes plus denses du centre. Les DVF y montrent des prix sensiblement inférieurs à Corentin Celton, autour de 7 600 à 8 200 euros le m² pour des appartements de taille moyenne. Pas si simple, pourtant : cette fourchette cache des écarts importants selon la date de construction. Les programmes récents (post-2005) tirent le prix vers le haut, les copropriétés des années 1960-1970 en descendent.

Le secteur Fort d'Issy, jouxtant les Épinettes, mérite d'être traité séparément : la reconversion de l'ancien fort militaire a généré des résidences neuves assez haut de gamme depuis 2015, qui font remonter la médiane DVF de toute la zone. Du coup, si tu compares les Épinettes « historiques » et Fort d'Issy sur les DVF sans distinguer l'ancien du neuf, tu obtiens une médiane qui ne représente rien de concret.

Dynamique perçue : liquidité correcte sur les T3 et T4 familiaux, plus lente sur les grandes surfaces au-delà de 100 m². La demande vient souvent de familles qui arbitrent entre Issy et Malakoff ou Montrouge, cherchant à rester dans la continuité du 14e arrondissement sans en payer le prix.

Les Hauts d'Issy : le secteur qui demande le plus de prudence sur les DVF

Les Hauts d'Issy, c'est le secteur le plus élevé topographiquement et le plus récent en termes de construction. Immeubles de bureaux reconvertis, résidences services, logements neufs livrés entre 2010 et 2024 : le profil des ventes y est très différent du reste de la ville.

Les prix au m² DVF peuvent dépasser 9 500 euros sur certaines résidences récentes avec prestations, et tomber sous 8 000 sur des biens anciens moins bien orientés. L'écart est réel. Mais voilà : le volume de ventes est plus faible que dans le centre, et la proportion de ventes en bloc (plusieurs lots cédés par un investisseur institutionnel à un autre) est plus élevée. Ces mutations en bloc apparaissent dans les DVF comme des ventes ordinaires, mais le prix par lot reflète une négociation de gros qui ne correspond pas à ce que paierait un particulier.

Franchement, c'est le secteur où je recommande le plus de passer les DVF bruts à la loupe avant de s'y fier. Un seul bloc de 12 appartements vendu à prix institutionnel peut faire descendre la médiane de 600 à 800 euros le m² sur une année entière.

Pour naviguer quartier par quartier sans se noyer dans les fichiers bruts, la carte DVF Issy-les-Moulineaux permet de zoomer sur chaque secteur et de filtrer par type de bien.

Bords de Seine, Roser et secteur Val de Seine : le troisième pôle

Le secteur des Bords de Seine, longeant la RD7 au nord-ouest de la commune, constitue un profil de marché à part. Les résidences y sont principalement issues de programmes des années 2000-2015, avec des surfaces généreuses et des prix qui oscillent entre 8 200 et 9 000 euros le m² selon l'exposition et l'étage.

Les DVF sur ce secteur montrent une particularité : une proportion non négligeable de ventes de parkings et de caves, qui, si on ne les filtre pas, allègent artificiellement la médiane globale. Garder l'œil sur la surface dans les données brutes, c'est le premier réflexe.

Le quartier du Roser, plus résidentiel et légèrement excentré, attire des acheteurs qui veulent moins de densité urbaine sans quitter Issy. Les maisons y sont plus fréquentes qu'ailleurs dans la commune : les DVF en recensent une trentaine de mutations sur les trois dernières années, ce qui reste un volume faible mais suffisant pour tracer une tendance. Les maisons y dépassent souvent 9 500 euros le m² dès lors qu'elles disposent d'un jardin, un niveau proche de certaines zones pavillonnaires du sud de Lyon ou de Bordeaux.

Appartements vs maisons à Issy : deux marchés qui ne se lisent pas pareil

Sur les DVF Issy-les-Moulineaux, les appartements représentent l'écrasante majorité des mutations, probablement au-delà de 90 % des transactions résidentielles, Issy étant une ville très verticale. Les maisons individuelles sont rares, concentrées sur le Roser et quelques poches pavillonnaires vers Clamart.

Cette disproportion a une conséquence pratique : quand on lit une médiane DVF pour Issy sans distinguer la nature du bien, on lit en réalité une médiane d'appartements. La présence d'une maison dans un secteur à faible volume peut suffire à faire grimper la moyenne ieurs centaines d'euros. Pas très utile si tu cherches un appartement.

Même logique pour la comparaison avec d'autres villes d'Île-de-France : comparer le prix médian DVF d'Issy à celui de Nantes ou de Strasbourg sur des portails généralistes, c'est comparer des structures de marché incompatibles. Issy vend quasi exclusivement de l'appartement dense ; une ville plus mixte aura une médiane tirée vers le bas par ses maisons.

À noter pour les investisseurs : le DPE (diagnostic de performance énergétique) n'apparaît pas dans les DVF, mais il conditionne en plus la valeur réelle des biens depuis les restrictions de mise en location des passoires thermiques entrées pleinement en vigueur en 2025. Un appartement G ou F vendu à prix marché sur les DVF peut être une bonne affaire à l'achat, un boulet à la revente.

Centre vs périphérie : comment arbitrer concrètement

Corentin Celton contre les Hauts d'Issy : deux profils opposés sur les DVF. Le centre offre une liquidité forte et des prix prévisibles, mais peu de marges de négociation. Les Hauts d'Issy offrent des biens plus récents, des prestations souvent supérieures, mais une lecture DVF moins fiable et une liquidité plus incertaine à la revente, surtout en cas de retournement de marché.

Un acheteur primo-accédant cherchant à sécuriser sa revente dans 7 à 10 ans a probablement plus à gagner côté Corentin Celton, même à prix d'entrée plus élevé. Un investisseur cherchant du neuf avec des prestations élevées regardera les Hauts d'Issy, mais doit intégrer le risque de médiane DVF peu représentative à court terme.

Les Épinettes, elles, restent le secteur le plus équilibré pour un budget intermédiaire : prix accessibles, liquidité correcte, profil de demande stable. Pas le secteur le plus glamour sur le papier, mais souvent celui où les biens trouvent preneur le plus régulièrement.

J'ai eu l'occasion, fin 2025, de regarder de près plusieurs dossiers d'achat sur Issy pour des personnes en recherche active à Rennes qui envisageaient un déménagement en Île-de-France : le réflexe systématique était de comparer les prix annoncés en agence aux DVF bruts. Dans presque tous les cas, l'écart venait d'une mutation atypique mal filtrée ou d'un bien neuf mêlé à des données ancien. Recaler les données sur la nature exacte du bien et la période récente (24 derniers mois) donnait une image bien plus juste.

Questions que les acheteurs posent souvent sur les DVF à Issy-les-Moulineaux

Comment savoir si un prix au m² DVF est fiable pour un quartier d'Issy ?

Regarde d'abord le nombre de mutations : moins de 20 ventes sur 24 mois dans un périmètre donné, et la médiane devient anecdotique. Filtre ensuite les parkings et caves (surface inférieure à 9 m²), qui traînent dans les exports DVF et tirent les moyennes vers le bas. Enfin, distingue l'ancien du neuf : les deux marchés ne se comportent pas pareil à Issy, notamment aux Hauts d'Issy où le neuf domine.

Le prix DVF affiché correspond-il au prix net vendeur ou au prix FAI ?

Les DVF enregistrent le prix acte notarié, c'est-à-dire le prix net vendeur, sans les honoraires d'agence ni les frais de notaire. Si une annonce affiche un prix FAI (frais d'agence inclus), il sera toujours supérieur à ce que montreront les DVF sur des biens comparables. Sur Issy, les honoraires d'agence tournent souvent entre 3 et 5 % selon les mandataires, ce qui peut représenter 25 000 à 40 000 euros sur un bien médian : une différence qui compte quand tu compares avec les données brutes. Pour des repères sur le marché locatif ou les biens disponibles, tu peux aussi consulter les pages colocation Boulogne-Billancourt et Courbevoie qui donnent des points de comparaison pour les communes voisines.

Les données DVF d'Issy-les-Moulineaux sont-elles mises à jour en temps réel ?

Non. Les DVF publiés sur data.gouv.fr sont mis à jour avec un décalage d'environ six à douze mois par rapport aux mutations réelles. En juin 2026, les données les plus récentes couvrent généralement les transactions jusqu'à fin 2025 ou début 2026 selon les millésimes disponibles. Pour les ventes très récentes, les notaires locaux et les portails comme notaires.fr publient des indices trimestriels plus frais, mais moins granulaires géographiquement. Ça dépend aussi de ce que tu cherches : une tendance sur 18 mois ou le prix d'une vente passée il y a 3 mois. Pour comparer avec d'autres marchés tendus en Île-de-France, les pages colocation Nanterre et colocation Vincennes offrent des angles complémentaires sur les marchés voisins. Et si tu veux aller plus loin sur l'analyse des tendances de prix à l'échelle nationale, l'article sur la baisse des prix immobiliers remet les chiffres locaux en perspective.