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Prix au m², transactions DVF, comparatif des quartiers : ce qu'il faut vraiment lire sur le marché vendeur à La Seyne-sur-Mer en 2026.
Par Nina Roussel
DVF ventes immobilières La Seyne-sur-Mer : prix par quartier
DVF ventes immobilières La Seyne-sur-Mer : prix au m² et comparatif des quartiers en 2026
L'appartement sentait la chaux fraîche et le pin. Deux fenêtres étroites, un couloir en L, des carreaux de ciment qui craquaient sous le pied. Le vendeur avait affiché 2 350 €/m², un chiffre plausible à vue d'œil, mais les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) de ce secteur de La Seyne-sur-Mer racontaient autre chose : les transactions des dix-huit mois précédents s'établissaient plutôt entre 1 900 et 2 100 €/m² pour ce type de bien, sans rénovation récente. Voilà ce que cherchent la plupart des gens qui tapent « DVF ventes immobilières La Seyne-sur-Mer » : pas une définition du dispositif, mais un ancrage réel, quartier par quartier, pour ne pas se faire embarquer par une estimation trop optimiste ou trop frileuse. La base DVF, publiée en open data sur data.gouv.fr, recense toutes les mutations à titre onéreux depuis 2014 sur le territoire français. À La Seyne-sur-Mer, ville de 65 000 habitants adossée à la rade de Toulon, cette base offre une cartographie fine, à condition de savoir la lire. C'est ce qu'on va faire ici.
La Seyne-sur-Mer n'est pas un marché homogène. Un acheteur qui compare Paris ou Lyon à une ville méditerranéenne de taille moyenne risque de se tromper d'échelle : ici, deux rues d'écart peuvent faire varier le prix au m² de 400 à 600 €. Les données DVF de 2024 et 2025, consolidées sur la plateforme nationale, montrent un volume annuel d'environ 1 200 à 1 400 transactions tous types confondus, avec une nette prédominance des appartements anciens (T2 et T3 représentent la majorité des volumes). Les maisons, moins nombreuses dans la base, affichent une médiane plus haute, mais leur dispersion est forte : une villa avec vue mer à Tamaris et un pavillon sans jardin en zone industrielle ne se comparent pas.
La médiane générale tourne autour de 2 100 à 2 300 €/m² pour les appartements, toutes localisations confondues sur la commune, d'après les transactions enregistrées en 2025 selon les données publiées par les notaires de France. Mais cette médiane est presque inutile seule. C'est la dispersion qui compte, et c'est là que la carte DVF sur /dvf/la-seyne-sur-mer/ devient vraiment utile : elle permet de zoomer quartier par quartier, de filtrer par type de bien, et d'écarter les valeurs atypiques qui faussent la lecture.
Un piège classique : les mutations de parkings ou de locaux commerciaux intégrées dans la base sans filtrage. Si tu calcules une médiane sur l'ensemble des transactions d'une petite rue sans séparer les surfaces, tu obtiens un chiffre bancal. Recolle les morceaux en filtrant toujours par type de local (« appartement » ou « maison ») avant toute comparaison.
Le centre de La Seyne-sur-Mer concentre le plus grand volume de transactions dans la base DVF locale. Logique : c'est là que le parc ancien est le plus dense, avec des immeubles des années 1950 à 1980, des T2 en étage sans ascenseur, des commerces en pied d'immeuble qui font remonter le bruit dans les annonces. Ce volume élevé a un avantage direct pour l'acheteur ou l'investisseur : la médiane calculée sur le centre est statistiquement fiable, parce qu'elle repose sur suffisamment de mutations pour gommer les valeurs extrêmes.
Prix au m² observés en 2025 : autour de 1 850 à 2 050 €/m² pour les appartements anciens de standing moyen, sans travaux. Les T2 bien placés, proches de la place Noël-Verlot ou du marché, montent parfois à 2 200 €/m², surtout depuis la rénovation progressive de quelques îlots en 2024. Franchement, c'est le secteur où les données DVF sont les plus fiables pour calibrer une offre : les transactions y sont régulières, le différentiel entre prix affiché et prix acté est souvent visible dans la base.
Piège spécifique au centre : les grandes surfaces découpées. Certains propriétaires ont fragmenté des appartements de 90 ou 100 m² en deux lots distincts, vendus séparément à quelques mois d'intervalle. Si tu croises ces deux transactions dans la base DVF sans noter qu'elles portent sur le même bâtiment, tu te retrouves à calculer un prix au m² sur une surface mal renseignée. À vérifier au cas par cas, surtout sur les adresses qui reviennent deux fois à moins d'un an d'intervalle.
Tamaris. Quartier résidentiel perché sur les hauteurs au sud-ouest de la commune, face à la rade de Toulon. Maisons de caractère, villas Belle Époque, quelques résidences récentes construites dans les années 2000 sur des dénivelés qui compliquent le stationnement. Le marché y est tendu, dans le sens où les biens partent vite quand ils sont correctement valorisés, mais le volume de transactions annuel reste faible : moins d'une centaine de mutations par an, selon les données DVF consolidées.
C'est là que la lecture de la carte DVF demande le plus de prudence. Dix transactions sur un secteur, dont deux maisons atypiques avec vue mer directe à 3 800 €/m², peuvent faire exploser la médiane locale et donner une image faussée pour un T3 dans un immeuble collectif de la même zone. Bon, l'astuce : filtre par type de local et par surface, et ignore les valeurs au-delà de 3 500 €/m² si tu cherches un bien standard. Elles existent, elles sont réelles, mais elles ne représentent pas le marché courant.
La fourchette observée pour les maisons à Tamaris tourne autour de 2 800 à 3 500 €/m² pour des biens en bon état avec jardin, et plutôt 2 400 à 2 700 €/m² pour les appartements en résidence. L'écart avec le centre-ville est réel, arrimé essentiellement à la vue et à la qualité du bâti. Un acheteur qui compare Tamaris au centre doit intégrer que la liquidité y est moindre : revendre rapidement un bien à Tamaris, si le marché se retourne, sera plus lent qu'en centre-ville.
Saint-Élme se niche entre le centre et la côte est de La Seyne. Quartier pavillonnaire majoritairement, avec des maisons des années 1970 à 1990, quelques petites résidences collectives récentes, des rues calmes qui donnent sur des lotissements. Pas spectaculaire visuellement, mais, et c'est mon avis, c'est souvent là que les données DVF révèlent les arbitrages les plus intéressants pour un primo-accédant ou un investisseur patient.
Les transactions y sont régulières, moins nombreuses qu'au centre mais plus diversifiées : maisons de 80 à 120 m² avec jardin, appartements dans des petites copropriétés de moins de vingt lots. Prix médian observé en 2025 : autour de 2 000 à 2 300 €/m² pour les maisons en bon état, un niveau qui se situe entre le centre (moins cher) et Tamaris (plus cher). Surtout, le différentiel entre maisons rénovées et maisons à travaux y est visible dans la base : des écarts de 300 à 400 €/m² pour des biens comparables en surface, selon l'état déclaré et la date de construction.
Piège DVF propre à Saint-Élme : les maisons vendues avec des dépendances (garage, abri de jardin, local technique) qui gonflent la surface notariée sans que la surface habitable réelle le justifie. Résultat : un prix au m² artificiellement bas dans la base, qui donne une impression de marché accessible alors que le bien en question n'était pas comparable au reste. Je nuance quand même : ce biais existe dans toutes les villes, pas seulement ici.
Les Sablettes, à l'extrémité de la presqu'île du Mandrier, côté La Seyne, et Mar Vivo un peu plus au nord : ces secteurs littoraux concentrent des biens très recherchés, surtout des appartements avec terrasse ou des maisons en première ligne. Mais la base DVF y est, c'est le terme exact, creuse : parfois quinze à vingt transactions par an, sur des biens si disparates qu'aucune médiane n'est vraiment représentative.
Plusieurs mutations récentes aux Sablettes portent sur des appartements en pied d'immeuble sans vue directe, vendus autour de 2 600 €/m², tandis que des biens en étage avec vue mer ont atteint 3 200 à 3 600 €/m² dans la même période. L'écart est énorme pour une surface similaire. Sur ce secteur, la carte DVF sur /dvf/la-seyne-sur-mer/ aide à situer chaque point de transaction, mais ne remplace pas une vérification directe des caractéristiques du bien. J'ai un doute sur la représentativité des données 2025 ici : un ou deux biens familiaux vendus dans le cadre d'une succession peuvent suffire à tirer la médiane dans un sens ou dans l'autre.
Mar Vivo suit une logique similaire, avec un marché encore plus restreint. Ce qu'on observe : une demande stable, peu de biens disponibles, et une résistance à la baisse des prix même quand le reste de la commune recule légèrement. Classique pour les secteurs littoraux à faible rotation.
Berthe, quartier nord de La Seyne-sur-Mer, grand ensemble de logements collectifs construit majoritairement dans les années 1970 dans le cadre des politiques de rénovation urbaine, fait partie des zones qui ressortent souvent dans la base DVF avec des volumes élevés, mais des prix médians bas. Les appartements y sont vendus autour de 1 200 à 1 600 €/m² selon les données 2024-2025, soit un écart de 40 à 50 % avec Tamaris.
Ce différentiel est réel et structurel. Pas une anomalie de lecture, pas un biais de la base : les biens y sont moins demandés, la rotation est plus forte, et la part des ventes liées à des situations contraintes (succession, divorce, difficultés financières) y est statistiquement plus élevée. Ça ne veut pas dire que c'est un mauvais investissement, mais ça veut dire que la liquidité à la revente demande à être évaluée avec soin, et que les données DVF brutes sans contexte peuvent conduire à surestimer le potentiel locatif.
Berthe est aussi le quartier où les mutations atypiques liées au parc social en vente HLM (cessions de logements sociaux à leurs occupants, organisées la loi ELAN de novembre 2018) peuvent apparaître ponctuellement dans la base DVF à des prix décotés. Ces transactions ne correspondent pas à un marché libre et doivent être filtrées si tu cherches une médiane de marché classique.
Comparer le centre et Tamaris, c'est comparer deux projets de vie différents autant que deux marchés. Le centre, c'est de la liquidité, un marché profond, des données DVF fiables sur lesquelles tu peux t'appuyer pour négocier au centime près. Tamaris, c'est un actif plus rare, moins facile à revendre vite, mais avec une tenue des prix sur longue durée liée à la rareté du foncier et à la qualité de l'environnement.
Pour un investisseur qui cherche un rendement locatif à court terme, le centre est plus logique : les transactions sont nombreuses, les références de prix au m² solides, le marché locatif actif. Pour un acheteur-occupant qui envisage de rester dix ans ou plus, Tamaris ou Saint-Élme méritent le calcul. Pas forcément le même budget de départ, mais des perspectives de valorisation différentes que les données DVF commencent à dessiner depuis 2022.
Et dans tous les cas : une comparaison DVF pertinente nécessite au minimum cinq transactions récentes sur un périmètre géographique restreint et un type de bien homogène. En dessous, la médiane ne vaut rien comme référence. Sur les secteurs littoraux ou les rues isolées de Tamaris, c'est souvent le cas.
La carte DVF disponible sur /dvf/la-seyne-sur-mer/ permet de visualiser les transactions par point géographique, avec le prix au m² et la date de vente associés à chaque mutation. C'est l'outil le plus direct pour comparer deux biens sur une même rue ou deux quartiers voisins. Mais quelques précautions changent tout dans la lecture.
La surface retenue dans la base DVF est la surface déclarée à l'acte notarié, pas nécessairement la surface Carrez pour les appartements. Pour les maisons, c'est parfois la surface plancher totale incluant les annexes. Du coup, un prix au m² qui semble bas peut simplement refléter une surface gonflée par un garage ou une véranda mal catégorisée. Même chose dans l'autre sens : une surface sous-évaluée donne un prix au m² qui flambe.
Deuxième point : la date de mutation. La base DVF intègre les transactions avec un décalage ieurs mois, parfois plus d'un an pour les données les plus récentes. Sur un marché qui bouge vite, comme La Seyne au début 2026 avec la légère tension observée sur le segment des maisons, des données de fin 2024 peuvent donner une image décalée. Pour un recoupement avec les prix actuels, la base des statistiques des notaires de France est utile en complément.
Troisième précaution, et c'est là que ça coince le plus souvent : les mutations multiples sur un même bien dans un court laps de temps. Revente rapide après rénovation, cession intrafamiliale, partage de succession : ces transactions apparaissent dans la base DVF avec un prix qui ne reflète pas le marché libre. Sur des rues peu actives, elles peuvent biaiser la médiane de manière significative. Si tu identifies un point qui semble aberrant sur la carte, creuse avant de te fier à la valeur.
En mai 2026, j'ai passé une journée à éplucher les données DVF ieurs communes du Var pour un dossier éditorial, et La Seyne-sur-Mer m'a frappée par cet écart marqué entre la frange littorale et les quartiers nord : des données quasi opposées sur la même commune, avec une médiane globale qui efface complètement cette réalité. Ce que les acheteurs qui regardent uniquement le chiffre global ratent systématiquement.
Pour compléter l'analyse DVF par une lecture de la performance énergétique des biens, le hub /dpe/la-seyne-sur-mer/ croise les données DPE (diagnostic de performance énergétique) par secteur, utile pour anticiper les travaux obligatoires sur les passoires thermiques. C'est un paramètre qui pèse en plus sur les négociations depuis l'entrée en vigueur des restrictions de mise en location des logements G en 2025.
À La Seyne-sur-Mer, les appartements représentent environ 70 à 75 % des transactions enregistrées dans la base DVF, une proportion cohérente avec la structure urbaine de la commune. Les maisons, plus rares et concentrées dans les secteurs périphériques (Saint-Élme, les hauteurs de Tamaris, quelques rues autour de Berthe), génèrent moins de transactions mais des montants unitaires plus élevés.
Les T2 (30 à 50 m²) dominent le volume des ventes d'appartements : c'est le segment le plus liquide, le plus souvent acheté par des investisseurs locatifs ou des primo-accédants seuls. Les T3 (50 à 75 m²) suivent, avec une demande familiale plus marquée depuis 2023. Les grandes surfaces (T4 et plus) restent rares dans les données DVF locales, ce qui complique les comparaisons sur ce segment.
Un élément que les données DVF ne disent pas directement : la proportion de résidences principales vs résidences secondaires dans les transactions. À La Seyne, le marché des résidences secondaires existe, surtout sur la frange littorale, mais il est difficile à isoler dans la base sans croiser avec d'autres sources, comme les données fiscales de la DGFIP disponibles sur data.gouv.fr. Ce point m'échappe encore dans ma lecture courante de la base.
Sur des marchés similaires, à Toulon ou à Nice, la part des résidences secondaires dans les zones littorales peut atteindre 15 à 20 % des transactions selon les années, ce qui tire les prix vers le haut sur des biens spécifiques sans que la demande primaire le justifie. La Seyne joue probablement un rôle similaire à plus petite échelle.
Pour situer La Seyne dans un contexte régional plus large, les articles sur les tendances de prix immobiliers ou sur les données DVF en général donnent des repères utiles sur les méthodes de lecture, transposables à n'importe quelle commune. Les acheteurs qui travaillent simultanément sur Toulon ou Marseille peuvent aussi consulter les hubs DVF dédiés pour calibrer leur grille de lecture.
Les investisseurs qui se demandent comment la fiscalité s'articule avec les données de transaction trouveront un éclairage complémentaire dans l'article sur la déclaration des biens immobiliers, mis à jour pour 2026. Et pour les questions liées à la défiscalisation sur ce type de marché, le guide sur la défiscalisation immobilière reste une référence utile, même si les dispositifs ont évolué depuis sa dernière mise à jour.
Ceux qui envisagent un achat à La Seyne en passant par un agent peuvent aussi lire l'article sur ce que coûte réellement un agent immobilier : les commissions locales varient, et sur un marché avec peu de transactions dans certains quartiers, le pouvoir de négociation est plus important qu'on ne le croit.
La règle empirique des statisticiens est de travailler sur au moins 30 observations pour qu'une médiane soit robuste. Dans les quartiers les plus actifs (centre-ville, Berthe), c'est largement atteint sur une fenêtre de deux ans. Sur des secteurs comme les Sablettes ou les hauteurs de Tamaris, tu peux tomber sous 20 transactions annuelles : la médiane reste indicative, pas décisive. Dans ce cas, élargis la fenêtre temporelle à trois ou quatre ans, en ajustant mentalement pour l'inflation des prix, plutôt que de te fier à un chiffre calculé sur huit mutations.
Honnêtement, les données DVF disponibles début 2026 montrent une stabilisation après une légère correction de 3 à 4 % observée sur les appartements anciens en 2024, selon les statistiques notariales régionales publiées par la Chambre des notaires du Var. Les maisons résistent mieux sur les secteurs recherchés (Tamaris, Saint-Élme). Pas si simple de conclure à une tendance claire : les taux de crédit restent un facteur déterminant sur ce segment de marché, et leur évolution en 2026 va peser sur la dynamique des prochains mois. Faut suivre.