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Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
Les DVF ventes immobilières Levallois-Perret révèlent des écarts de prix nets entre quartiers. Voici comment les lire sans se faire piéger par les mutations atypiques.
Par Léa Bernard
DVF ventes immobilières Levallois-Perret : prix au m² et quartiers
DVF ventes immobilières Levallois-Perret : prix au m² et quartiers décryptés
Un mardi de mai 2026, je regardais une extraction DVF sur Levallois-Perret avec une amie qui cherchait à acheter un T3. Sur la carte, deux transactions voisines affichaient un écart de 1 800 euros au m² pour des biens apparemment similaires. La réalité, c'est que l'une était un local commercial reconverti, l'autre un appartement familial classique. Les DVF ventes immobilières Levallois-Perret recèlent ce genre de distorsion, et si tu lis les données brutes sans recul, tu passes à côté d'une lecture utile. Levallois-Perret reste l'une des communes les plus denses des Hauts-de-Seine, avec un marché porté par la demande des actifs parisiens et une offre en appartements anciens très concentrée. Les prix au m² y oscillent, selon les quartiers, entre des niveaux proches de Neuilly-sur-Seine côté centre et des zones un peu plus abordables vers les limites communales. La base Demandes de Valeurs Foncières sur data.gouv.fr publie l'ensemble des mutations à titre onéreux : tu peux zoomer quartier par quartier sur les ventes DVF Levallois-Perret pour comparer les transactions réelles.
Les DVF, c'est du brut. Pas de filtre, pas de retraitement. Une mutation enregistrée peut être un appartement familial, un parking vendu seul, une cave incluse dans le prix global, ou un lot divisé en plusieurs lignes distinctes. À Levallois-Perret, où le bâti est dense et souvent fractionné en copropriétés, ce découpage crée des aberrations apparentes dans les prix au m².
Le premier piège, franchement, c'est la surface. Certaines petites surfaces, studios ou T1 de moins de 25 m², affichent mécaniquement des prix au m² très élevés, sans que ça reflète le marché des familles. Si tu calcules une moyenne sur un secteur avec beaucoup de petites unités, tu surestimes le m² réel que paierait un acheteur de T3 ou T4.
Bref. Les mutations atypiques, elles gonflent ou dégonflent la médiane locale selon le trimestre. Un lot de parkings vendus ensemble peut faire baisser artificiellement la médiane d'une rue entière. La méthode solide : filtrer par type de local (« Appartement » ou « Maison »), retirer les valeurs hors plage (sous 3 000 ou au-dessus de 20 000 euros/m²), et regarder la médiane plutôt que la moyenne. Les statistiques DVF publiées par l'IGN et le Ministère permettent ce retraitement, mais il faut s'armer d'un peu de patience.
À Levallois-Perret, les maisons représentent une part infime des transactions, c'est presque anecdotique. Le marché est quasi exclusivement composé d'appartements, avec une légère prédominance du T2 et du T3 dans les volumes vendus. Ce détail compte : si tu cherches un T4 ou plus, le volume de références comparables dans les DVF sera faible sur certains secteurs, et la médiane sera peu fiable.
Le secteur Centre concentre les prix les plus élevés de Levallois-Perret. Les transactions DVF 2024-2025 y montrent des médianes autour de 8 500 à 9 500 euros/m² pour des appartements anciens en bon état, selon les extractions disponibles sur la base DVF de data.gouv.fr. Les immeubles haussmanniens et les résidences des années 1970 rénovées tirent les prix vers le haut.
La liquidité est réelle. Les biens se vendent vite, les délais de mise en vente avant compromis restent courts comparés à d'autres communes des Hauts-de-Seine. Ce n'est pas un marché où tu peux négocier longuement : les vendeurs savent que la demande tient.
Piège DVF local : le Centre regroupe aussi des immeubles mixtes avec des commerces en pied. Certaines mutations incluent des lots commerciaux qu'on aurait du mal à démêler d'un appartement lambda. À vérifier au cas par cas avant de conclure qu'un prix est « normal » pour le secteur.
Louise Michel, c'est intéressant à peser. Ce secteur se situe entre le centre-ville et les bords de Seine, avec une offre plus hétérogène : des résidences des années 1980-1990, quelques programmes neufs ou récents, et des immeubles de standing intermédiaire. Les prix au m² se calent globalement entre 7 500 et 8 500 euros/m² sur les transactions récentes, soit un léger décalage vers le bas par rapport au Centre.
La typographie des ventes y est différente : on trouve davantage de T3 familiaux, quelques T4, et des biens vendus après succession avec des prix parfois en-dessous de la médiane du marché. Ces transactions-là peuvent biaiser la lecture DVF si tu ne regardes pas la date de signature et l'état apparent du bien.
Et la dynamique Louise Michel a basculé ces dernières années avec l'arrivée de quelques résidences récentes qui ont tiré les prix vers le haut sur des micro-rues. Si tu compares le quartier à ce qu'il était en 2019, les DVF montrent une appréciation nette, même si je n'ai pas sous la main les chiffres précis par rue pour 2026.
Victor Hugo, c'est le secteur que j'aurais tendance à conseiller à un acheteur patient. Pas le moins cher, non, mais un marché avec moins de compétition frontale. Les transactions DVF y sont moins fréquentes qu'au Centre, ce qui veut dire deux choses : moins de références comparables pour négocier, mais aussi moins de surenchère systématique.
Les prix oscillent dans une fourchette proche de Louise Michel, avec des disparités selon l'étage, la présence d'un gardien ou d'un parking inclus. La part de maisons individuelles, déjà faible à l'échelle de Levallois-Perret, est encore plus marginale ici.
Un acheteur qui lit les DVF Victor Hugo sans contextualiser peut se retrouver à comparer des biens incomparables. Peu de transactions par trimestre signifie qu'une vente atypique (succession, divorce, mutation professionnelle urgente) peut faire bouger la médiane ieurs centaines d'euros. Jouer serré sur la négociation ici suppose d'avoir sous la main au moins 8 à 10 références DVF récentes, pas 2 ou 3.
La limite nord de Levallois-Perret, vers Clichy, mérite un regard séparé. Les prix y sont perceptiblement inférieurs à ceux du Centre, avec des médianes qui peuvent descendre autour de 6 500-7 500 euros/m² selon les rues, toujours d'après les extractions DVF publiques. Le bâti est plus hétérogène, mêlant anciens immeubles industriels reconvertis et résidences des années 1990.
À l'opposé, les bords de Seine côté ouest jouent une autre carte. Des programmes neufs ou récents, souvent avec vue dégagée, affichent des prix qui peuvent dépasser 10 000 euros/m² sur certaines transactions. Ces biens-là sortent du lot dans les DVF et créent une asymétrie forte si tu calcules la moyenne du secteur sans les isoler.
Comparer ces deux zones, c'est comparer une casserole et un wok : même commune, même base DVF, mais deux marchés qui ne répondent pas aux mêmes logiques d'acheteurs. La frontière nord attire plutôt des primo-accédants ou des investisseurs sensibles au rendement locatif, là où les bords de Seine ciblent un profil de cadres supérieurs ou de retraités aisés.
Si tu veux arbitrer entre les deux en tant qu'acheteur, regarde d'abord le volume de transactions sur 24 mois : plus c'est liquide, plus tu as de références. La carte DVF Levallois-Perret sur On peut, sur ColocNow, justement de zoomer par secteur et de visualiser la densité des ventes récentes.
À Levallois-Perret, la dichotomie ancien/récent structure les DVF plus que n'importe quelle autre variable. Les appartements anciens, souvent sans ascenseur ou avec des charges de copropriété élevées, se vendent avec une décote visible par rapport aux résidences récentes bien diagnostiquées.
La question du DPE (diagnostic de performance énergétique) à Levallois-Perret commence à peser sur certaines transactions, surtout depuis le renforcement des exigences en 2025-2026 pour les logements classés F ou G. Un appartement ancien avec un mauvais DPE peut se retrouver moins liquide, ce qui crée des opportunités pour les acheteurs qui acceptent de gérer les travaux.
Pas si simple, d'ailleurs : les travaux de rénovation énergétique à Levallois-Perret, dans des immeubles en copropriété, nécessitent souvent un vote en assemblée générale. L'acheteur solo qui compte rénover son lot sans accord collectif risque de se retrouver coincé. Ce point-là m'échappe encore un peu dans certaines configurations de copropriétés mixtes, il faut demander l'avis d'un notaire au cas par cas.
Les résidences récentes, elles, affichent souvent des prix plus élevés au m² à l'achat, mais avec des charges maîtrisées et un DPE favorable. Dans les DVF, tu les repères facilement : date de construction récente, surface pondérée précise, prix homogène par étage.
Pour comparer avec d'autres marchés tendus, on peut regarder Paris ou Boulogne-Billancourt : les mécanismes de lecture DVF sont proches, mais les volumes de transactions parisiens donnent des médianes bien plus stables. À Lyon ou Bordeaux, les DVF révèlent une structure de marché différente, moins dominée par l'appartement de grande copropriété.
Prendre la moyenne arithmétique plutôt que la médiane. C'est l'erreur classique, elle gonfle le prix apparent dès qu'il y a quelques ventes atypiques dans l'échantillon.
Confondre la date de la mutation avec la date de l'accord. Les DVF enregistrent la date de l'acte notarié, pas celle du compromis, qui peut précéder de trois à quatre mois. Une vente enregistrée en décembre 2025 reflète souvent une négociation du trimestre précédent : contexte de taux et de marché différent.
Négliger le nombre de mutations disponibles. Sur certaines rues de Levallois-Perret, on trouve littéralement 2 ou 3 transactions sur 24 mois. Une seule vente à prix cassé (succession, urgence) et tu as une « médiane » qui ne veut rien dire. J'ai vu ce cas concret début 2026, sur un dossier d'analyse de marché pour un acheteur cherchant un T4 côté Victor Hugo : deux transactions disponibles dans les DVF, dont une en dessous du marché pour cause de divorce, et le vendeur en face qui s'en servait pour justifier son prix élevé. Résultat : l'acheteur avait la référence mais pas le contexte. Déblayer ce genre de données prend du temps.
Oublier les mutations de parkings ou caves. À Levallois-Perret, un parking vendu séparément peut apparaître comme une transaction immobilière à part entière dans les DVF bruts. Filtre par « nature du local » avant toute conclusion.
Pour éviter ces erreurs, l'outil DPE Levallois-Perret peut compléter l'analyse en donnant le profil énergétique des biens vendus. Et pour les acheteurs qui comparent plusieurs communes voisines, les ventes immobilières DVF donnent un point d'ancrage local solide.
Sur Nantes, Lille ou Strasbourg, j'ai vu des lecteurs DVF faire les mêmes erreurs que sur Levallois-Perret. Le découpage administratif des communes change le volume de références disponibles, mais les biais de lecture restent identiques.
Les conseils sur l'achat immobilier publiés sur le blog restent utiles pour contextualiser les données DVF dans une période de taux encore élevés en 2026.
Un investisseur qui cherche un rendement locatif à Levallois-Perret ne regarde pas les DVF de la même façon qu'un acheteur résidentiel. L'investisseur veut identifier les secteurs où le prix d'achat reste raisonnable par rapport au loyer potentiel : concrètement, la limite nord vers Clichy offre un ratio légèrement plus favorable que le Centre, même si les loyers y sont aussi un peu plus bas.
L'acheteur résidentiel, lui, doit peser d'autres critères : proximité des transports (la ligne 3 du métro dessert plusieurs stations sur la commune), qualité de la copropriété, DPE. Ces éléments n'apparaissent pas dans les DVF bruts. D'où l'intérêt de croiser les données DVF avec d'autres sources, comme les statistiques notariales publiées par les Notaires de France.
Mais attention : les indices Notaires-INSEE lissent les données à l'échelle communale, voire départementale. Ils donnent une tendance, pas un prix de rue. Pour affiner, tu dois rester sur les DVF bruts, filtrés avec méthode.
Les données DVF 2024-2025 et les publications des Notaires de France situent la médiane communale autour de 8 000 à 8 500 euros/m² pour les appartements, avec des écarts significatifs selon les quartiers et la qualité du bien. Le Centre et les bords de Seine tirent vers le haut, la périphérie nord vers Clichy reste plus accessible. Ces chiffres peuvent avoir évolué depuis la publication des dernières mutations disponibles : consulte directement les DVF Levallois-Perret pour les données les plus récentes.
Plusieurs signaux doivent alerter. Un prix au m² inférieur à 4 000 euros ou supérieur à 15 000 euros mérite vérification : il s'agit probablement d'un parking, d'un local commercial, ou d'une vente entre membres d'une même famille à prix symbolique. Un lot avec plusieurs « numéros de volume » dans la même mutation indique souvent une vente groupée. Et si la surface habitable semble incohérente par rapport au prix total, recalcule : une erreur de saisie dans les DVF est rare mais ça arrive. La méthode reste de croiser avec les données officielles de data.gouv.fr et, si nécessaire, l'avis d'un professionnel local.
Franchement, personne ne peut te répondre avec certitude. Les DVF des 18 derniers mois montrent un marché qui s'est stabilisé après la correction de 2023-2024, sans effondrement. La tension de la demande reste forte côté Hauts-de-Seine, portée par la proximité de La Défense et de Paris. Mais les taux d'intérêt en 2026 continuent de peser sur la solvabilité des acheteurs, et certains secteurs moins liquides pourraient encore corriger légèrement. Faut suivre. Les analyses de marché publiées sur le blog ColocNow et les statistiques INSEE sur les prix immobiliers donnent les tendances de fond, sans qu'on puisse en tirer une prévision précise pour une rue ou un immeuble particulier.