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Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
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DVF ventes immobilières Montpellier : comparez les prix au m² quartier par quartier, décodez les transactions et évitez les pièges de lecture des données foncières.
Par Eva Tran
DVF ventes immobilières Montpellier : prix au m² par quartier
DVF ventes immobilières Montpellier : lire les prix au m² sans se planter
Montpellier, tram ligne 1, arrêt Comédie, 9 h 12 un mardi de mars 2026. Je descends avec un plan DVF imprimé à la main, histoire de croiser les données du fichier brut avec ce que je vois à pied. Les DVF ventes immobilières Montpellier, c'est l'outil public que tout le monde cite et que presque personne ne lit vraiment : le fichier des Demandes de Valeurs Foncières, publié sur data.gouv.fr, recense chaque mutation immobilière déclarée auprès des services fiscaux. Prix de vente, surface, type de bien, date, adresse précise. Une mine. Mais une mine avec des galeries tordues : mutations atypiques, ventes groupées, surfaces déclarées qui ne correspondent pas toujours au logement réel. Sur Montpellier, la tension du marché depuis 2022 a rendu la lecture encore plus délicate : les volumes ont baissé, les prix ont résisté côté centre, bougé plus fort côté périphérie. Avant de sortir une conclusion sur le prix au m² d'un quartier, il vaut mieux savoir quelles transactions ont été exclues du calcul, et pourquoi. C'est ce qu'on va démêler ici, secteur par secteur.
Le fichier DVF couvre toutes les ventes de biens immobiliers bâtis et non bâtis. Sur Montpellier, les données 2024-2025 publiées sur data.gouv.fr montrent un marché à plusieurs vitesses : appartements anciens très échangés dans les quartiers centraux, maisons rares et chères au nord-ouest, petites surfaces étudiantes qui pèsent lourd dans les volumes mais pas forcément dans les médianes.
Ce que le fichier ne dit pas : la qualité intrinsèque du bien. Deux T3 déclarés à 65 m² dans l'Écusson peuvent valoir 3 800 €/m² ou 5 200 €/m² selon l'étage, la cour, l'état. La médiane lisse tout ça. C'est là que la carte DVF sur /dvf/montpellier/ est utile : elle permet de zoomer rue par rue, de voir la dispersion réelle des prix et pas seulement la moyenne de quartier.
Un piège classique, surtout sur les petites zones : une vente en viager occupé ou une cession intrafamiliale à prix réduit va faire baisser la médiane d'un segment entier si le volume de transactions est faible. Moins de 10 mutations sur un périmètre étroit : les chiffres sont bancals, il faut élargir la maille.
Bref, la donnée DVF est fiable pour les grandes tendances. Elle devient moins lisible dès qu'on cherche à flécher une rue précise avec un faible historique de ventes. Je ne te cacherai pas que j'ai vu des analyses immobilières sérieuses se planter sur ce point.
L'Écusson, c'est l'hypercentre médiéval. Beau à vélo le dimanche, cher le reste du temps. Les DVF 2024-2025 y font ressortir des prix médians autour de 4 200 à 4 800 €/m² pour les appartements anciens, selon les rues et les étages. Pas de maisons pour ainsi dire : l'offre est quasi exclusivement de l'appartement ancien, souvent en copropriété verticale dans des immeubles du XVIIIe ou XIXe siècle.
La lecture DVF sur ce secteur est chahutée par deux phénomènes. Les petites surfaces d'abord : les studios et T2 de moins de 30 m² y sont nombreux, et leur prix au m² gonfle mécaniquement la médiane globale. Les biens mixtes ensuite, locaux commerciaux convertis en logement ou inversement, qui brouillent le calcul si on n'isole pas le code nature de culture dans le fichier brut. Si tu utilises un outil agrégé sans ce filtre, la médiane Écusson peut paraître plus haute ou plus basse de 10 à 15 % selon ce qu'il inclut.
Pour un acheteur résidentiel classique, l'Écusson est le secteur où la liquidité est bonne, le prix élevé, et les marges de négociation faibles. Les biens partent vite sur les étages avec ascenseur. Ceux du rez-de-chaussée s'éternisent.
Antigone, conçu par Ricardo Bofill à partir des années 1980, est un cas d'école pour la lecture DVF. Les surfaces sont standardisées, les plans-types répétitifs, les copropriétés bien délimitées : les données sont beaucoup plus propres que dans le tissu ancien. Prix médians observés sur les DVF 2024-2025 : autour de 3 400 à 3 900 €/m² pour les T3-T4, avec moins de dispersion qu'à l'Écusson.
La dynamique est calme. Antigone ne génère pas un gros volume de transactions par an, ce qui veut dire que la médiane peut bouger de façon significative sur une seule année si deux ou trois ventes atypiques passent. À vérifier au cas par cas avant de conclure à une hausse ou une baisse structurelle.
Côté acheteur, Antigone est pertinent pour qui veut un logement récent, fonctionnel, avec des charges de copropriété lisibles. L'accès à la carte DVF sur /dvf/montpellier/ est utile ici pour distinguer les ventes par bâtiment, pas juste par quartier.
Beaux-Arts, au nord de l'Écusson, est un quartier dense, mixte socialement, avec du bâti haussmannien mélangé à des immeubles des années 1960. Les prix DVF 2024-2025 s'y situent généralement entre 3 100 et 3 800 €/m², avec une médiane légèrement en dessous de l'Écusson. La tension locative y est forte, ce qui alimente la demande investisseur, et donc les volumes de vente.
Boutonnet, juste au-dessus, est plus résidentiel, plus calme, avec quelques maisons de ville et des appartements en petit collectif. Franchement, c'est le secteur que je regarderais en premier si j'avais un budget limité et que je voulais quand même rester dans la ceinture proche du centre. Les prix y sont légèrement inférieurs à Beaux-Arts sur les appartements, et la liquidité reste correcte sans être spectaculaire.
Le piège DVF ici : Beaux-Arts et Boutonnet sont souvent agrégés dans un même périmètre par les outils grand public. Or les écarts internes peuvent dépasser 400 €/m² selon qu'on est côté Préfecture ou côté Montferrier. Séparer les données par iris INSEE, disponibles dans le fichier brut, donne une image plus juste. L'INSEE publie les contours d'iris utilisables pour ce découpage.
Port Marianne, à l'est de la ville, concentre l'essentiel des programmes neufs des années 2010-2020. Les prix DVF y sont élevés pour du neuf, souvent entre 4 000 et 4 800 €/m², en partie parce que les promoteurs y ont vendu en VEFA à des prix calés sur le marché parisien de l'époque. Mais attention : les ventes DVF dans le neuf incluent les frais de notaire réduits (2 à 3 % au lieu de 7 à 8 %), ce qui fausse la comparaison directe avec l'ancien si tu ne l'intègres pas dans ton calcul.
La revente dans Port Marianne est encore jeune. Les premières livraisons des années 2015-2018 commencent à revenir sur le marché, et les prix de revente sont parfois en dessous du prix d'achat VEFA initial, notamment sur les petites surfaces. Un détail lourd pour qui achète neuf avec l'intention de revendre dans 7 à 8 ans.
Mosson, à l'ouest, et Croix d'Argent, au sud-ouest, sont les deux secteurs les plus abordables du marché montpelliérain en termes de prix médian DVF. Les données 2024-2025 y font apparaître des fourchettes autour de 1 800 à 2 600 €/m² selon la rue et le type de bien. La part de maisons individuelles y est plus élevée qu'ailleurs dans la commune, ce qui tire les médianes dans un sens ou dans l'autre selon l'année.
Mais la lecture DVF y est chaotique. Les volumes de transactions sont inégaux selon les années, les mutations incluent parfois des logements sociaux revendus dispositifs spécifiques, et les données de surface sont moins homogènes. Sur ces secteurs, je recommande de croiser les DVF avec les annonces actives pour calibrer ce que le marché accepte vraiment aujourd'hui.
Comparer Mosson à Port Marianne sur le seul critère du prix au m², c'est comparer un vélo de ville rouillé à un vélo cargo neuf : techniquement les deux roulent, mais le contexte d'usage n'est pas le même.
Le secteur Hôpitaux-Facultés, au nord, est dominé par la demande étudiante et médicale. Les studios et T2 y représentent une part très importante des transactions, avec des prix DVF autour de 2 800 à 3 400 €/m². La liquidité est bonne, mais la saisonnalité des ventes est marquée : les mutations se concentrent sur le second trimestre et la rentrée de septembre, ce qui peut biaiser une lecture annuelle brute.
Celleneuve, plus à l'ouest, reste un secteur confidentiel dans les données DVF : peu de transactions, bâti hétérogène, quelques maisons de village absorbées par l'urbanisation. Difficile d'en tirer une médiane stable. À suivre sur plusieurs années plutôt qu'à analyser sur 12 mois.
La carte interactive disponible sur /dvf/montpellier/ permet de visualiser les ventes enregistrées transaction par transaction, avec le prix, la surface et la date. C'est là que la lecture devient utile : plutôt qu'une médiane de quartier, tu vois la dispersion réelle.
Quelques réflexes à avoir, carte en main. Filtre par type de bien avant tout : appartement ancien et maison ne se comparent pas sur la même échelle. Filtre par période : les ventes de 2021-2022 ont été réalisées dans un contexte de taux bas qui a dopé les prix, elles ne sont plus représentatives du marché 2025-2026. Et méfie-toi des points isolés à prix très bas ou très haut : ce sont souvent des mutations partielles, des successions ou des ventes entre proches, qui ne reflètent pas la valeur de marché.
Sur Paris, Lyon ou Bordeaux, les volumes DVF sont suffisamment élevés pour que les médianes soient stables même sur un périmètre étroit. Sur Montpellier, certains quartiers génèrent moins de 20 transactions par an sur les maisons : la maille fine est trompeuse, il faut agréger sur 3 à 4 ans pour avoir quelque chose de solide.
L'autre point que je nuance : les données de performance énergétique ne sont pas intégrées dans le fichier DVF brut. Pourtant, depuis 2025, le DPE (diagnostic de performance énergétique) influence clairement les prix à la baisse sur les passoires thermiques. Un appartement DVF à 3 500 €/m² dans l'Écusson peut cacher une étiquette F qui coûtera cher à rénover.
Deux comparaisons concrètes, parce qu'un acheteur doit trancher.
Écusson vs Antigone : l'Écusson coûte plus cher et offre plus de charme, mais les données DVF y sont moins lisibles et les travaux plus probables. Antigone est plus homogène, plus prévisible, mais moins liquide. Pour un premier achat avec peu de temps pour rénover, Antigone tient mieux la route. Pour un acheteur qui connaît le bâti ancien et sait lire un devis, l'Écusson peut réserver des opportunités si on accepte la dispersion des prix.
Beaux-Arts vs Port Marianne : Beaux-Arts donne accès au centre à un prix inférieur, avec un bâti ancien et des charges de copropriété parfois lourdes. Port Marianne offre du neuf fonctionnel mais des prix élevés et un risque de moins-value à court terme sur les petites surfaces. L'arbitrage dépend de l'horizon de détention. Sur 12 à 15 ans, les deux tiennent. Sur 5 à 7 ans, je serais plus prudente sur le neuf Port Marianne, surtout en dessous de 40 m².
Pour des comparaisons avec d'autres marchés urbains, les acheteurs montpelliérains regardent souvent aussi Toulouse ou Nice, deux villes où les DVF racontent une histoire similaire de tension centre / relâchement périphérie. Sur Nantes ou Strasbourg, la structure est différente : le marché périphérique y a décroché plus fortement depuis 2023.
Si ton projet touche à la fois à l'achat et à la performance du bien, le guide sur les données DVF et l'article sur le DPE à Montpellier sont les deux points d'entrée les plus utiles avant de faire une offre. Pour le cadre légal de la transaction elle-même, la fiche service-public.fr sur l'avant-contrat immobilier résume les étapes et délais sans ambiguïté.
Les prix au m² par quartier méritent aussi d'être croisés avec les données publiées par les notaires de France dans leur baromètre trimestriel, qui couvre Montpellier de façon régulière depuis 2020 et distingue mieux la segmentation appartement/maison que le fichier DVF brut.
Pour les investisseurs qui croisent DVF et rendement locatif, le guide charges locatives en colocation et l'article sur l'assurance habitation en colocation donnent le cadre des frais récurrents à intégrer dans le calcul de rentabilité nette. Et si tu veux comparer ce que le marché de la revente dit sur d'autres agglomérations, l'article sur la baisse des prix immobiliers en 2025 remet Montpellier en perspective nationale.
Le fichier brut est téléchargeable sur data.gouv.fr, mis à jour deux fois par an. La version filtrée par commune est disponible en CSV. Pour une lecture sans manipulation de données, la carte interactive sur /dvf/montpellier/ affiche les transactions directement sur le plan de la ville, filtrable par type de bien et par période.
Les données DVF 2024-2025 font ressortir des médianes autour de 4 200 à 4 800 €/m² pour les appartements anciens dans l'Écusson, avec une dispersion réelle qui peut dépasser 1 500 €/m² entre un rez-de-chaussée sans lumière et un dernier étage rénové avec terrasse. Ces médianes sont à prendre avec la prudence que méritent les petits volumes : certaines rues n'enregistrent que 5 à 8 transactions sur 12 mois.
Sur les appartements anciens en hypercentre, la correction a été limitée, moins marquée qu'à Bordeaux ou Lyon où les volumes ont chuté plus fortement. Sur les maisons en périphérie et sur Port Marianne pour le neuf, les ajustements ont été plus nets depuis mi-2023, en lien avec la remontée des taux. Faut suivre les prochaines publications DVF du second semestre 2026 pour voir si la stabilisation observée début 2026 se confirme ou non.