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Ventes DVF à Orléans

Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.

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DVF ventes immobilières Orléans : prix au m² par quartier

Les données DVF ventes immobilières Orléans révèlent des écarts de 30 % entre quartiers : lisez les prix au m², évitez les pièges de lecture et comparez Bourgogne, Source, La Madeleine.

Par Camille Weber

DVF ventes immobilières Orléans : prix au m² par quartier

DVF ventes immobilières Orléans : prix au m² par quartier en 2026

Voici une clause que je relis régulièrement dans des compromis de vente orléanais : « Le prix est fixé forfaitairement, sans recours possible aux données de la base Demande de Valeurs Foncières. » Version corrigée, celle que je conseille systématiquement : « Le prix est librement négocié entre parties ; l'acheteur déclare avoir consulté les transactions comparables enregistrées dans la base DVF disponible sur data.gouv.fr. » La nuance n'est pas rhétorique : la première clause ferme la porte à toute contestation fondée sur les données publiques. Les DVF ventes immobilières Orléans, c'est précisément ce socle de comparaison que tout acheteur sérieux devrait éplucher avant de signer. La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), publiée chaque année par la Direction générale des finances publiques, recense toutes les mutations à titre onéreux : appartements, maisons, parkings, terrains. Sur Orléans, les transactions 2024 publiées en 2025 montrent une ville qui ne se résume pas à un prix médian unique. Le marché est calé sur des logiques de quartier très différentes, et lire la carte sans les connaître, c'est s'exposer à payer le prix d'un secteur pour un bien qui en vaut un autre.

Ce que la base DVF dit vraiment sur Orléans

La base DVF n'est pas un baromètre en temps réel. Ça, il faut le poser d'emblée. Les données disponibles en juin 2026 couvrent les mutations enregistrées jusqu'à fin 2024, publiées avec un décalage ieurs mois par les services fiscaux. Conséquence : si le marché orléanais a bougé depuis janvier 2025, la base ne le reflète pas encore totalement. À vérifier au cas par cas, notamment pour les quartiers où le volume de transactions est faible.

Sur Orléans intra-muros, les appartements anciens représentent la majorité des mutations enregistrées. Les maisons individuelles sont plus rares dans le tissu urbain dense, et leur poids statistique peut biaiser la lecture si on ne filtre pas par type de bien. Un T3 de 65 m² en centre-ville et une maison de 90 m² avec jardin à La Source ne se comparent pas sur la même ligne, même si les deux ressortent dans les données brutes de la même commune.

Autre piège classique : les mutations atypiques. Une vente entre membres d'une même famille à prix délibérément bas, ou une cession de commerce avec appartement attenant, peut faire chuter artificiellement la médiane d'un secteur. La documentation officielle des DVF sur data.gouv.fr précise d'ailleurs que certaines transactions sont exclues du calcul, mais pas toutes. Bref, la carte DVF est un outil, pas un oracle.

La carte des prix au m² Orléans sur /dvf/orleans/ permet de zoomer secteur par secteur et de filtrer par type de bien. C'est le point de départ, pas la conclusion.

Bourgogne, centre historique et secteur Bannier : le prix de la centralité

Le quartier Bourgogne concentre la majorité des biens de standing orléanais. Appartements haussmanniens rénovés, immeubles de rapport du début du XXe siècle, petites surfaces étudiantes dans les rues proches de la place Gambetta. Sur les données DVF 2024, ce secteur affiche les prix au m² les plus élevés d'Orléans : autour de 2 800 à 3 100 euros le m² pour un appartement ancien en bon état, selon les surfaces et l'étage. Ces chiffres sont à recouper avec les annonces actives, car la base DVF ne distingue pas les biens rénovés des biens en état d'usage.

Le piège de lecture DVF sur Bourgogne, c'est la mixité des biens. Le quartier mélange des petites surfaces de moins de 30 m² (studios étudiants, souvent vendus avec une forte décote au m² à cause de leur taille) et des appartements familiaux de 80 à 120 m² qui tirent la médiane vers le haut. Si tu filtres sans distinguer la surface, tu obtiens une moyenne tronquée. À mon avis, le critère surface est le premier filtre à appliquer avant toute lecture de carte DVF sur ce secteur.

La liquidité y est forte : le volume de transactions annuelles est suffisant pour que les médianes soient statistiquement lisibles. Pas de zone grise. Un acheteur qui cherche un bien rapidement revendable a ici une lisibilité meilleure qu'ailleurs.

La Madeleine et Saint-Marceau : deux visages pour un même écart de prix

La Madeleine, au nord-est du centre, est souvent sous-estimée dans les analyses grand public. Les données DVF 2024 y montrent des prix médians proches de 2 200 à 2 500 euros le m² pour les appartements, avec une part notable de maisons de ville dont les mutations sont moins fréquentes mais significatives. La dynamique perçue est celle d'un quartier en milieu de gamme, attirant des primo-accédants que Bourgogne a déjà écarté par ses tarifs.

Saint-Marceau, juste en dessous, présente un profil légèrement différent : davantage de maisons individuelles, quelques copropriétés des années 1970 dont les prix au m² descendent vers 1 900 euros. La liquidité est plus lente. Moins de transactions par an, donc la médiane DVF fluctue davantage d'une année sur l'autre. C'est ce que j'appellerais un marché tordu statistiquement : une seule vente atypique peut déplacer la médiane de 150 euros le m² sur un secteur où seuls quinze appartements ont muté dans l'année.

Comparer La Madeleine et Saint-Marceau sur la carte DVF Orléans, c'est comparer deux marchés dont le premier est plus lisible et le second plus risqué à interpréter sans volume suffisant.

La Source : le secteur universitaire, mal lu par les données brutes

La Source est le secteur que les vendeurs citent avec enthousiasme et que les acheteurs regardent avec méfiance. Pas entièrement à tort.

Le quartier, construit dans les années 1960-1970 autour du campus universitaire et du parc floral, concentre une grande part de logements collectifs récents ou réhabilités. Les prix au m² DVF 2024 y sont accessibles : entre 1 600 et 2 100 euros le m² pour les appartements T2 et T3, avec une forte proportion de ventes de petites surfaces liées au marché étudiant. Les maisons individuelles, plus rares, s'échangent autour de 2 000 à 2 400 euros le m² selon leur état.

Mais attention. La Source a une particularité que la base DVF ne signale pas directement : une partie des mutations concerne des biens en copropriété avec des charges très élevées, liées à des immeubles des années 1970 mal isolés. Le DPE (diagnostic de performance énergétique) est ici un indicateur aussi important que le prix au m² brut. Un appartement vendu à 1 750 euros le m² avec des charges de copropriété de 400 euros par mois et un DPE classé F, ça se pèse différemment. J'ai vu des acquéreurs se planter sur ce calcul fin 2025, sur un dossier suivi en cabinet : le prix d'achat était attractif, le coût global ne l'était plus.

Autre point : la liquidité à La Source dépend du cycle universitaire. Les ventes se concentrent entre juillet et octobre, ce qui comprime le volume annuel sur une période courte. La médiane DVF peut donc sembler stable alors que le marché a connu des tensions saisonnières fortes.

Argonne, Saint-Jean-de-la-Ruelle, La Chapelle-Saint-Mesmin : les zones périphériques à lire autrement

Sortir des frontières strictes d'Orléans pour regarder les communes limitrophes, c'est indispensable si on utilise les DVF comme outil de comparaison. La Chapelle-Saint-Mesmin et Saint-Jean-de-la-Ruelle affichent des prix au m² inférieurs de 15 à 20 % aux secteurs comparables intra-muros, selon les données DVF 2024 compilées par les notaires sur immobilier.notaires.fr.

Argonne, dans Orléans même, est un quartier de transition. Tissu pavillonnaire ancien, quelques résidences récentes, marché des maisons plus actif que celui des appartements. Sur la carte DVF Orléans, ce secteur se lit mieux en filtrant par maisons : les appartements y sont trop peu nombreux pour que leur médiane soit fiable.

Et franchement, c'est là que ça coince avec les outils de carte automatiques : ils affichent une médiane globale qui mélange appartements et maisons, surfaces utiles et surfaces totales, ventes récentes et mutations de 2020 encore dans la base. Un acheteur qui s'arrête à la couleur de la zone sur la carte sans désagréger les données passe à côté de l'essentiel.

Lire une carte DVF Orléans sans se faire biaiser

Quelques règles pratiques, issues de ce que je lis dans les dossiers.

Filtre toujours par type de bien (appartement / maison) et par tranche de surface (moins de 40 m² / 40-80 m² / plus de 80 m²). La médiane brute sur une zone urbaine mixte ne veut rien dire seule.

Vérifie le volume de transactions : sur un secteur où moins de vingt mutations sont enregistrées dans l'année, la médiane DVF n'a pas de robustesse statistique. L'INSEE publie des données sur la population et la densité des communes qui permettent d'estimer si un secteur est assez actif pour que ses données DVF soient significatives.

Repère les mutations atypiques : un bien vendu à 800 euros le m² dans un secteur à 2 500 euros est probablement une cession familiale, un bien très dégradé, ou une erreur de surface déclarée. Ces outliers tirent la médiane vers le bas sans refléter le marché réel.

La carte DVF Orléans de On peut, sur ColocNow, de croiser ces filtres visuellement. C'est un point d'entrée utile pour comparer deux rues côte à côte, ce qui manque dans la visualisation brute de data.gouv.fr.

Si tu cherches des points de comparaison avec d'autres marchés régionaux, les données DVF de Lyon, Nantes ou Bordeaux montrent à quel point Orléans reste accessible par rapport aux grandes métropoles, avec des prix médians deux fois inférieurs à ceux de Lyon intra-muros en 2024. Orléans partage certaines dynamiques avec Toulouse sur le segment étudiant, notamment autour des campus.

Pour les investisseurs qui comparent Orléans à Paris ou Marseille, le rapport prix/loyer est structurellement différent : les rendements bruts orléanais sont en général plus élevés, mais la liquidité à la revente est moins assurée sur les secteurs périphériques.

Appartements ou maisons : ce que les DVF révèlent du marché orléanais

Les transactions DVF 2024 sur Orléans confirment une tendance déjà visible en 2023 : les maisons individuelles sont rares dans les périmètres les plus centraux, et leur prix au m² dépasse souvent celui des appartements de même surface dans les mêmes secteurs. Ce n'est pas systématique, à vérifier au cas par cas selon l'état du bien, mais c'est la tendance structurelle.

Les petites surfaces (studios et T2 de moins de 45 m²) représentent une part significative des ventes sur Bourgogne et La Source. Leur prix au m² est mécaniquement plus élevé que celui des T3 ou T4, ce qui explique pourquoi la médiane de certains secteurs peut sembler surprenante à première lecture. Un secteur qui paraît cher sur la carte DVF peut en réalité concentrer beaucoup de petites surfaces étudiantes vendues à prix élevé au m², sans que les familles y aient vraiment accès à des appartements adaptés à leur budget.

Tiens, exemple : un T2 de 38 m² vendu à 3 000 euros le m² à Bourgogne, et un T4 de 95 m² vendu à 2 600 euros le m² dans le même secteur. La médiane DVF affiche 2 800 euros le m². Mais les deux acheteurs n'ont pas vécu le même marché.

Pour les articles connexes sur le marché locatif orléanais, le DPE Orléans ou la tendance des prix immobiliers en 2025, les données DVF sont souvent le point de départ de l'analyse, mais rarement suffisantes seules.

Les acheteurs qui cherchent à comprendre les tendances nationales avant de se positionner sur Orléans peuvent aussi consulter les données Strasbourg ou Nantes pour calibrer leur lecture des dynamiques régionales. Orléans occupe une position charnière entre le marché francilien et les marchés de province dite « abordable ».

Sur le volet fiscal, rappelons que les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) s'appliquent aux transactions enregistrées dans la base DVF. Un acheteur qui veut estimer son coût global peut se référer à la fiche service-public.fr sur les frais de notaire pour ne pas sous-estimer l'enveloppe totale.

Pour ceux qui achètent en vue d'une revente, les données DVF constituent aussi un historique de liquidité : combien de biens similaires ont été revendus dans les cinq dernières années dans ce périmètre ? Un marché peu liquide à l'achat l'est souvent aussi à la revente. Pas si simple, surtout sur les zones périphériques.

Les guides bail et droit ou avocat droit immobilier peuvent aussi être utiles si la transaction soulève des questions contractuelles au-delà de la seule lecture des prix.

Quel est le prix moyen au m² à Orléans en 2026 ?

Les données DVF 2024 publiées en 2025 situent la médiane orléanaise pour les appartements anciens entre 2 100 et 2 600 euros le m² selon le secteur. Bourgogne est au-dessus, La Source en dessous, La Madeleine au milieu. Pour les maisons individuelles, la fourchette médiane tourne autour de 2 000 à 2 800 euros le m² intra-muros, avec des biens périphériques (Chapelle-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-la-Ruelle) qui descendent sous les 2 000 euros. Ces chiffres évoluent : la base DVF est mise à jour une fois par an, et le marché de 2025 n'est pas encore intégralement visible en juin 2026. Je ne sais pas encore si la tendance au recul des prix observée nationalement en 2024 s'est confirmée ou infléchie sur Orléans en 2025.

Comment lire les données DVF sur Orléans sans se tromper de quartier ?

Commence par désagréger les données par type de bien et par tranche de surface, sinon tu mélanges des marchés qui n'ont rien à voir. Sur la carte DVF Orléans, le périmètre exact qui t'intéresse : deux rues d'écart peuvent représenter 200 euros de différence au m² entre Bourgogne dense et les premières rues de La Madeleine. Repère les années de mutation pour ne pas confondre des ventes de 2020 avec des transactions récentes. Et si le nombre de mutations d'un secteur est inférieur à quinze sur un an, la médiane est trop fragile pour servir de référence. Plutôt : croise avec les annonces actives sur les portails immobiliers, pour voir si le marché actuel est cohérent avec la base DVF passée.

Quels quartiers d'Orléans offrent le meilleur rapport prix/liquidité pour un acheteur en 2026 ?

La question que tout acheteur devrait poser avant de la question du prix seul. Sur les données DVF disponibles, Bourgogne offre la meilleure liquidité mais les prix les plus élevés. La Madeleine présente un bon équilibre : des volumes de transactions suffisants pour que les médianes soient lisibles, des prix accessibles aux primo-accédants, et une dynamique de quartier qui ne se dégrade pas. La Source est attractive en prix, mais la liquidité à la revente dépend du cycle universitaire et l'état du bâti pèse lourd dans le calcul global. Argonne et les communes limitrophes offrent des prix bas, mais avec une liquidité plus incertaine à cinq ans. Pour un investisseur, le DPE du bien ciblé à La Source peut changer totalement l'équation. Faut suivre.