Aller au contenu principal

Filtres ventes
Raccourcis
Type de bien
Surface (m²)
Prix de vente (€)
Prix au m² (€)

Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.

Ventes  Prix médian 

Évolution des prix au m²

Par année

DVF ventes immobilières Saint-Brieuc : prix au m² par quartier

Les DVF ventes immobilières Saint-Brieuc révèlent des écarts de prix significatifs entre quartiers. Voici comment lire ces données et comparer les secteurs avant d'acheter ou de vendre.

Par Sarah Cohen

DVF ventes immobilières Saint-Brieuc : prix au m² par quartier

DVF ventes immobilières Saint-Brieuc : prix au m² par quartier en 2026

J'ai fait le calcul : un appartement de 65 m² vendu 2 100 €/m² en centre-ville de Saint-Brieuc revient moins cher qu'un studio parisien de 20 m², et pourtant les données DVF ventes immobilières Saint-Brieuc restent sous-exploitées par la plupart des acheteurs qui débarquent sur ce marché. Saint-Brieuc, préfecture des Côtes-d'Armor avec un peu plus de 44 000 habitants, affiche un marché immobilier qu'on qualifie souvent d'« abordable » sans aller plus loin. Sauf que ce raccourci masque des écarts réels entre quartiers : le centre ancien et les secteurs résidentiels périphériques ne jouent pas du tout dans la même cour. Les bases DVF, consultables via data.gouv.fr, compilent toutes les mutations enregistrées aux services fiscaux depuis 2014. Elles donnent le prix, la surface, la date et le type de bien pour chaque transaction. Mais les lire sans filet, c'est prendre le risque de se planter sur un calcul de prix au m² biaisé par une mutation atypique. Ce guide démêle l'essentiel pour un acheteur, un vendeur ou un investisseur qui veut vraiment comprendre le marché briochin.

Ce que les données DVF disent vraiment sur Saint-Brieuc

Les bases DVF ne sont pas un oracle. Chaque ligne correspond à une mutation notariée : vente d'appartement, de maison, de terrain ou de local commercial. À Saint-Brieuc, le volume de transactions annuel reste modeste comparé à Rennes ou Nantes, ce qui signifie qu'une seule vente atypique (un bien vendu à la famille avec rabais, une mutation incluant un garage non détaché, un immeuble de rapport fractionné) peut fausser la médiane d'un quartier entier sur six mois.

Les données brutes disponibles sur impots.gouv.fr distinguent les ventes de locaux d'habitation des locaux commerciaux ou des terrains nus. Premier filtre à appliquer avant tout calcul : exclure les mutations sans surface renseignée, les ventes groupées et les prix manifestement aberrants (en dessous de 500 €/m² ou au-dessus de 6 000 €/m² dans ce marché). Ce tri élémentaire change parfois le prix médian apparent d'un secteur de 15 à 20 points.

Sur les ventes d'appartements enregistrées en 2025 à Saint-Brieuc, selon les données publiées par les notaires de France via notaires.fr, le prix médian au m² se situe autour de 1 900 à 2 200 €/m² selon le secteur. Pour les maisons, la fourchette s'élargit davantage : les secteurs résidentiels proches du centre peuvent dépasser 2 400 €/m² tandis que les entrées de ville descendent nettement en dessous. Mais ces médianes masquent des histoires très différentes selon les rues.

Bon, disons que l'outil carte DVF Saint-Brieuc permet de zoomer quartier par quartier et de visualiser les transactions individuelles plutôt que de se fier à une moyenne qui nivelle tout. C'est là que la comparaison devient utile.

Centre-ville et cœur historique : liquidité mais vigilance

Le centre-ville de Saint-Brieuc concentre le plus grand nombre de transactions sur appartements anciens. Les immeubles des années 1960-1980 dominent, avec des surfaces moyennes souvent comprises entre 45 et 80 m². Prix perçu : au-dessus de la médiane communale, régulièrement entre 2 000 et 2 300 €/m² pour un bien en bon état, parfois plus pour un appartement rénové avec vue sur la cathédrale Saint-Étienne.

La liquidité y est réelle : le centre se vend plus vite qu'en périphérie, les acheteurs sont souvent des primo-accédants ou des investisseurs locatifs attirés par la proximité des commerces et des lignes de bus. Sauf que ce marché présente un piège DVF classique : les mutations incluent parfois des caves ou parkings vendus avec le lot principal, gonfler la surface totale et faire baisser artificiellement le prix au m² apparent. À vérifier lot par lot avant de comparer.

Un autre point : les biens classés F ou G au DPE Saint-Brieuc représentent une part non négligeable du parc ancien du centre. Depuis les obligations de rénovation progressivement entrées en vigueur, ces biens se vendent avec une décote croissante, ce qui tire la médiane vers le bas sans que ça reflète un affaiblissement du marché. À dissocier soigneusement dans la lecture DVF.

Le secteur Robien et les quartiers résidentiels nord : le marché calme

Le secteur autour du quartier Robien et les zones résidentielles au nord du centre forment un marché très différent. Maisons individuelles des années 1970-1990, jardins, garages. Les volumes de transactions y sont faibles : parfois moins d'une dizaine de mutations par semestre sur certaines rues. Ce faible nombre est le premier signal d'alerte pour la lecture DVF.

Pas si simple d'établir un prix médian fiable quand on dispose de six transactions sur douze mois. Une maison vendue suite à une succession pressée tire les prix vers le bas ; une rénovation récente les tire vers le haut. À la louche, ce secteur tourne autour de 2 200 à 2 500 €/m² pour les maisons les plus recherchées, mais ce chiffre mérite d'être recoupé avec au moins deux ou trois ventes comparables sur la même rue ou le même type de bâti.

La dynamique y est stable, sans tension locative marquée. Un investisseur qui cherche du rendement locatif net sera probablement déçu : les prix d'achat ne laissent pas beaucoup de marge face aux loyers pratiqués sur Saint-Brieuc. En revanche, pour un acheteur en résidence principale qui veut du calme et une maison avec jardin à moins de dix minutes du centre, ce secteur reste l'un des arbitrages les plus cohérents de la ville.

Balzac, Le Plateau et les quartiers sud-est : la surprise des prix accessibles

Le quartier Balzac et les zones du Plateau, côté sud-est de la ville, racontent une autre histoire. Prix plus bas, ventes moins fréquentes, mais une proportion plus élevée de petites surfaces et d'appartements anciens parfois en mauvais état. Les DVF enregistrées sur ce secteur montrent des prix au m² qui peuvent descendre sous 1 700 €/m² pour des biens nécessitant des travaux importants.

Ce secteur attire deux types de profils très différents : des acheteurs contraints par le budget, et des investisseurs qui cherchent à acquérir bas pour rénover. Le problème, c'est que ces deux logiques cohabitent dans les données DVF sans distinction. Une vente à 1 500 €/m² peut être un bien saccagé ou simplement un lot acquis dans le cadre d'une vente groupée avec un garage attenant. Je ne suis pas certaine que les agrégateurs automatiques de prix le filtrent systématiquement.

Comparaison directe avec le centre : pour le même budget de 150 000 €, tu obtiens environ 65 m² en centre-ville contre 85 à 90 m² dans ce secteur, mais avec un DPE souvent plus dégradé et des copropriétés dont les charges peuvent surprendre. L'arbitrage mérite d'être chiffré travaux inclus, pas seulement au prix d'achat affiché.

Axes transports et entrées de ville : Saint-Brieuc ouest et la N12

Les entrées de ville côté ouest, le long de la nationale N12 et autour des zones commerciales de Plérin-Saint-Brieuc, présentent un profil DVF distinct. Les maisons pavillonnaires y abondent, avec des terrains plus grands, mais la mixité des données est maximale : logements résidentiels, locaux d'activité, terrains constructibles et anciens corps de ferme réhabilités se retrouvent tous dans les mêmes extraits de mutations.

Sur ce secteur, le prix au m² des maisons oscille autour de 1 800 à 2 100 €/m², avec une variabilité forte selon l'état et la proximité aux transports en commun. Le réseau de bus TUB (Transports Urbains Briochins) dessert ces zones mais avec une fréquence moindre qu'en centre. Pour un acheteur qui travaille à Saint-Brieuc même, ça compte dans le calcul total du coût de vie.

Le piège DVF ici : ne pas confondre les maisons en lotissement récent (post-2010) avec les pavillons anciens. Les prix au m² sont proches en apparence mais les diagnostics, les charges et les travaux futurs divergent fortement. Les mutations récentes de neuf ou de VEFA (vente en état futur d'achèvement) apparaissent dans les DVF mais avec parfois un décalage de date entre compromis et acte définitif.

Le quartier gare et les abords de la N12 est : le secteur charnière

Le quartier autour de la gare de Saint-Brieuc mérite une lecture séparée. Charnière entre centre-ville et périphérie, il concentre des appartements souvent plus récents (années 1990-2000) et quelques opérations de réhabilitation menées depuis 2020. Les prix DVF y oscillent autour de 2 000 à 2 200 €/m², soit un positionnement très proche du centre mais avec des volumes de transaction inférieurs.

La gare TGV de Saint-Brieuc (ligne Paris-Montparnasse-Brest) est un facteur de valorisation sous-estimé. Un actif qui navigue régulièrement entre Paris et la Bretagne regarde ce secteur d'un autre œil que quelqu'un ancré localement. J'ai vu ce raisonnement se développer nettement depuis fin 2024 sur d'autres marchés bretons, et Saint-Brieuc n'y échappe pas. Mais honnêtement, il est trop tôt pour mesurer si ça se traduit en hausse de prix durable ou en simple regain d'intérêt passager.

Comparer ce secteur au centre ancien donne un résultat contre-intuitif : le prix au m² est parfois identique, mais le bien est plus récent et le DPE généralement meilleur. Pour un investisseur en recherche de rendement locatif, la proximité gare compense partiellement la prime de localisation du centre.

Lire une carte DVF locale sans se faire piéger

La carte DVF Saint-Brieuc de On peut, sur ColocNow, de visualiser chaque transaction individuellement, avec le prix, la date et la surface. C'est l'outil de base avant toute offre d'achat.

Quelques règles pratiques pour ne pas basculer dans une lecture bancale. D'abord, filtre par type de bien : une carte qui mélange appartements, maisons, terrains et locaux commerciaux donne une image tordue du marché résidentiel. Ensuite, regarde le volume : moins de cinq transactions sur douze mois dans un périmètre de 200 mètres, et la médiane locale n'a statistiquement aucune solidité.

Et méfie-toi des mutations groupées : quand une SCI vend trois lots en une seule acte, la valeur totale peut être répartie différemment sur chaque lot selon les besoins fiscaux du vendeur. Ce mécanisme, tout à fait légal, crée des valeurs au m² qui s'écartent du marché réel sans que ce soit détectable à l'œil nu.

Fin 2025, sur un dossier d'analyse de marché que je réalisais pour un comparatif Bretagne intérieure vs côte, j'ai croisé une mutation à Saint-Brieuc affichant un prix au m² de 680 € sur un appartement en centre-ville. Anomalie immédiate. En recoupant avec l'acte, il s'agissait d'un lot de copropriété incluant plusieurs caves vendues séparément mais regroupées dans une seule mutation. Ce type d'erreur de lecture m'a valu de refaire entièrement mon tableau. Relis toujours la description du lot, pas seulement le chiffre.

Pour d'autres villes bretonnes, le même exercice de lecture DVF s'applique : la page DVF Rennes donne une idée du niveau de tension comparatif, même si Saint-Brieuc joue dans une tout autre catégorie de volume.

Appartements ou maisons : ce que les volumes de vente révèlent

Sur Saint-Brieuc, les appartements représentent une part majoritaire des transactions en valeur, mais les maisons individuelles dominent en nombre dans les quartiers périphériques. Cette structuration dit quelque chose d'intéressant sur le profil des acheteurs : le centre attire les primo-accédants et les investisseurs à budget contraint, quand la périphérie séduit les familles en quête de mètres carrés.

Pas de symétrie parfaite entre les deux marchés. Sur Lyon ou Bordeaux, le marché des appartements est tellement plus profond qu'il structure les prix à lui seul. À Saint-Brieuc, les deux segments coexistent sans que l'un écrase l'autre, ce qui donne aux acheteurs une vraie liberté de comparaison, à condition de ne pas mélanger les prix au m² des deux typologies dans le même calcul.

Un détail, mais lourd : les petites surfaces (studios et T2) sont surreprésentées dans les DVF du centre-ville briochin, parce qu'une partie du parc locatif a été acquise par des investisseurs entre 2010 et 2018. Ces mutations, souvent à des prix relativement hauts pour le marché local de l'époque, remontent encore dans les historiques et peuvent faire paraître le centre plus cher qu'il ne l'est aujourd'hui. Filtre sur les cinq dernières années pour avoir une image fidèle à 2026.

Pour un vendeur, l'enseignement pratique est différent : si ton bien est une maison T4 dans le secteur Robien, les acheteurs potentiels ont aussi regardé Nantes ou Rennes avant de revenir sur Saint-Brieuc. Le prix que tu affiches se compare à ces marchés, même si personne ne te le dit franchement lors des visites.

Évolution récente et signaux à surveiller en 2026

Depuis 2023, les marchés immobiliers de villes moyennes bretonnes ont connu des mouvements contrastés. Saint-Brieuc a bénéficié d'un regain d'intérêt lié au télétravail post-Covid, mais la remontée des taux d'emprunt entre 2022 et 2024 a refroidi une partie de la demande primo-accédante. En 2025-2026, la stabilisation progressive des taux (autour de 3,2 à 3,5 % sur vingt ans selon les relevés Banque de France du premier trimestre 2026) a relancé quelques dossiers.

Mais je ne te cache pas que le marché reste attentiste sur certains segments. Les biens énergivores classés F ou G peinent à trouver preneur sans décote, et les vendeurs qui refusent d'ajuster leur prix face aux rapports DPE défavorables voient leurs biens stagner plusieurs mois. Ce n'est pas propre à Saint-Brieuc, mais la ville n'y échappe pas.

Un signal à surveiller : les données DVF du premier semestre 2026 ne sont pas encore intégralement publiées au 15 juin 2026 (le délai de publication est d'environ six mois après l'acte notarié). Les chiffres les plus récents disponibles portent sur fin 2024 et début 2025. À vérifier au cas par cas sur data.gouv.fr si tu veux les transactions les plus fraîches.

Pour les marchés comparatifs, Paris ou Lille offrent des bases DVF beaucoup plus denses, ce qui facilite les analyses statistiques, mais Saint-Brieuc a l'avantage d'être suffisamment petite pour qu'un acheteur attentif puisse éplucher les transactions rue par rue sans se perdre.

Le blog immobilier de ColocNow couvre régulièrement les évolutions de marché sur les villes moyennes, et l'article sur la baisse des prix immobiliers analyse les dynamiques nationales qui touchent aussi Saint-Brieuc.

Pour approfondir le volet fiscal de l'investissement locatif à Saint-Brieuc, la déclaration des revenus locatifs ou les dispositifs de défiscalisation immobilière méritent un détour avant toute décision.

Quel est le prix moyen au m² à Saint-Brieuc en 2026 ?

La médiane tourne autour de 1 900 à 2 200 €/m² pour les appartements et 2 000 à 2 500 €/m² pour les maisons selon le secteur, d'après les données notariales publiées sur notaires.fr. Mais ce chiffre global ne dit pas grand chose sans préciser le quartier et le type de bien : un appartement ancien du centre-ville et une maison rénovée du secteur Robien n'ont pas le même profil d'acheteur ni la même dynamique de revente. La carte DVF Saint-Brieuc permet de descendre à l'échelle de la rue.

Comment lire les données DVF quand le volume de transactions est faible ?

C'est le point le plus délicat sur Saint-Brieuc. Quand un quartier enregistre moins de dix mutations sur douze mois, toute médiane est statistiquement fragile. La méthode : élargir la fenêtre temporelle à vingt-quatre mois, filtrer les mutations atypiques (prix aberrant, surface non renseignée, lot groupé), et croiser avec au moins deux autres sources comme les annonces actives ou une estimation d'agent local. L'article sur la lecture des données Castorus donne des repères méthodologiques utiles pour ce type d'exercice.

Faut-il consulter un avocat ou un notaire avant d'acheter sur la base des DVF ?

Les données DVF sont publiques et éclairantes, mais elles ne remplacent pas une vérification juridique du bien. Sur les copropriétés du centre-ville de Saint-Brieuc notamment, les charges, l'état du syndicat et les procédures en cours n'apparaissent pas dans les DVF. Un avocat en droit immobilier ou le notaire instrumentaire peut lever ces zones d'ombre avant la signature du compromis. Pour un investisseur, les assurances loyers impayés et la gestion locative automatisée sont des étapes suivantes à anticiper dès l'analyse d'acquisition.