Accédez à votre tableau de bord
Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
Lire les DVF ventes immobilières Saint-Herblain quartier par quartier : prix au m², types de biens vendus, pièges de lecture et dynamiques locales en 2026.
Par Inès Faure
DVF ventes immobilières Saint-Herblain : prix au m² par quartier
DVF ventes immobilières Saint-Herblain : prix au m² par quartier en 2026
« Tu penses vraiment que c'est le bon prix ? » C'était début 2026, un acheteur que je croisais dans le cadre d'une médiation liée à une succession, et qui revenait des données DVF ventes immobilières Saint-Herblain avec des chiffres qui le laissaient perplexe. Deux transactions à 150 m l'une de l'autre, une à 2 400 €/m², l'autre à 3 100 €/m². Même rue, même époque. Voilà : ça peut désorienter n'importe qui, même quelqu'un qui a vu des dizaines de dossiers. La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), publiée par la Direction Générale des Finances Publiques sur data.gouv.fr, recense les mutations à titre onéreux des cinq dernières années. Pour Saint-Herblain, commune de 45 000 habitants collée à Nantes, ces données sont utiles mais demandent une lecture fine : les écarts entre quartiers y sont réels, prononcés, et souvent mal interprétés par ceux qui zappent le contexte local. Un appartement neuf livré près de la ligne 1 du tramway ne se compare pas à un T3 des années 1970 dans un secteur pavillonnaire côté nord. Avant de faire le tour des zones, pose une règle simple : sur la carte DVF Saint-Herblain, zoome toujours au niveau du quartier, jamais à l'échelle de la ville entière.
Saint-Herblain n'est pas une ville homogène. C'est un point que les acheteurs venant de Paris ou de Lyon ont du mal à intégrer au premier coup d'œil : ils attendent une logique centre/périphérie nette, alors que Saint-Herblain fonctionne plutôt par îlots, avec des micro-marchés très distincts à 500 mètres l'un de l'autre.
Les DVF 2025 consolidées, accessibles via data.gouv.fr, montrent que la médiane des ventes d'appartements oscille autour de 2 600 à 2 900 €/m² selon la localisation, quand les maisons individuelles tirent la médiane vers le bas dans les secteurs nord et ouest, autour de 2 300 à 2 600 €/m². Ces fourchettes sont indicatives et reposent sur les données publiées, pas sur une estimation : à vérifier transaction par transaction au cas par cas, parce que la dispersion est forte.
Un piège récurrent : les mutations DVF incluent les ventes en l'état futur d'achèvement (VEFA), les cessions entre SCI, et parfois des lots commerciaux agrégés à un logement. Sur Saint-Herblain, plusieurs opérations de promotion récentes sur l'axe Westpark ou les abords du centre commercial Atlantis ont généré des lots VEFA qui gonflent artificiellement les prix au m² dans certaines rues. Si tu lis un prix à 3 400 €/m² dans un secteur que tu sais être vieillissant, c'est souvent ça. Pas si simple de le repérer sans vérifier la nature du bien dans le détail de la mutation.
Le volume de transactions est aussi un signal. Moins de 10 ventes sur 24 mois dans un secteur = médiane peu fiable, statistiquement parlant. C'est le cas dans quelques poches résidentielles au nord de la commune, où les maisons ne bougent quasiment pas. Le marché y est calme, parfois trop calme pour donner une vraie valeur de référence.
Le cœur urbain de Saint-Herblain, autour du secteur Hôtel de Ville et de la station de tramway, concentre les transactions les plus lisibles des DVF récentes. Les appartements y dominent nettement, avec une forte proportion de T2 et T3 récents ou rénovés, souvent vendus entre 2 800 et 3 200 €/m² selon l'état et l'étage.
Ça part vite, dans cette zone. Les données DVF montrent des délais de mise en vente courts sur les biens bien positionnés, même si je n'ai pas accès aux délais exacts de commercialisation via la base publique, qui ne les enregistre pas. Ce que j'observe, c'est la densité : beaucoup de transactions sur une surface géographique réduite, ce qui rend la médiane DVF ici plus robuste qu'ailleurs sur la commune.
Le piège spécifique à cette zone : les programmes neufs livrés depuis 2022 dans le secteur Westpark ont créé un double marché. Un T3 neuf BBC (bâtiment basse consommation) se vend 15 à 20 % plus cher qu'un T3 des années 1990 dans la même rue, à surface identique. Si tu agrèges les deux dans une lecture DVF sans filtrer par date de construction, tu obtiens une médiane trompeuse. La carte DVF Saint-Herblain permet de filtrer par type de bien, ce qui aide beaucoup à déblayer ce problème.
Pour un acheteur qui compare Saint-Herblain centre et Nantes proche, l'écart de prix reste un argument réel : compter 400 à 600 €/m² de moins à Saint-Herblain sur des biens comparables, avec un accès tramway équivalent. Ce n'est pas négligeable sur un 65 m².
Les secteurs résidentiels au nord, Bellevue, La Patouillerie, Bois du Roi, sont essentiellement des zones pavillonnaires des années 1960-1980. Maisons individuelles avec jardin, peu d'appartements, tissu propriétaire très stable. Les DVF y enregistrent peu de mutations sur 24 mois, et c'est justement là que la lecture devient hasardeuse.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent statistiquement. Une maison de 100 m² vendue 290 000 euros et une autre de 130 m² vendue 330 000 euros : la médiane au m² oscille autour de 2 400 à 2 700 €/m², mais avec si peu de points de données, la moindre vente atypique (maison avec piscine, bien en mauvais état) fait basculer la médiane de 200 €/m² dans un sens ou dans l'autre.
Pour un acheteur visant ces secteurs, je conseillerais de récupérer au moins 15 à 20 transactions sur 36 mois plutôt que 12, et de les croiser avec les données du baromètre LPI-SeLoger ou avec un notaire local, plutôt que de s'en tenir à la seule lecture DVF brute. L'INSEE publie des données de cadrage au niveau IRIS qui permettent de contextualiser, mais elles ne remplacent pas une analyse transaction par transaction sur ce type de marché peu liquide.
Bois du Roi, en particulier, est un secteur où le foncier compte autant que la surface bâtie : deux maisons identiques côte à côte peuvent avoir des terrains de 400 m² et 900 m², ce que la DVF enregistre mais que le ratio €/m² habitable ne reflète pas. Le piège classique.
La zone sud de Saint-Herblain, autour de Bout-des-Landes et des abords de l'avenue de Bretagne, présente un profil mixte : des collectifs des années 1980-2000 côtoient quelques maisons de ville, et les prix DVF s'y nichent généralement entre 2 200 et 2 700 €/m² pour les appartements, selon l'état de la copropriété.
Ce secteur est intéressant pour un investisseur qui cherche un rendement locatif plutôt que de la plus-value à court terme, et franchement, c'est là que les DVF sont les plus utiles : le volume de transactions est suffisant pour construire une médiane crédible, les biens sont relativement homogènes, et les valeurs bougent peu d'une année sur l'autre. Aucune bulle, aucune compression soudaine.
Mais, et c'est un mais qui compte : les copropriétés des années 1980 commencent à peser sur les prix à mesure que les diagnostics DPE (diagnostic de performance énergétique) s'accumulent en catégories F et G. Depuis 2025, un bien classé G ne peut plus être mis en location en France, ce qui pèse sur la liquidité de certains lots, même à la vente. Tu peux consulter les données DPE Saint-Herblain pour croiser ce paramètre avec les valeurs DVF : les biens mal classés se vendent avec une décote, et la DVF brute ne te le dit pas d'elle-même.
L'axe de la ligne 1 du tramway (qui relie Saint-Herblain à Nantes en traversant le secteur Beaujoire-Haluchère) structure nettement le marché. À moins de 400 mètres d'une station, les appartements se vendent en moyenne 8 à 12 % plus cher que des biens équivalents situés à plus de 800 mètres, d'après le baromètre des notaires de Loire-Atlantique (données 2025). Pas de chiffre exact de ma part ici : c'est une tendance confirmée par les professionnels locaux, à vérifier sur les données DVF ligne par ligne.
Tiens, exemple : le secteur autour de la station Clos Toreau présente une concentration de transactions récentes à des niveaux plus élevés que les DVF de quartiers résidentiels équivalents sans desserte directe. Les T2 vendus récemment dans ce périmètre s'établissent souvent au-dessus de 2 700 €/m², là où un bien similaire dans la zone pavillonnaire nord tourne à 2 400 €/m².
Les entrées de ville, côté nationale 165 et abords de la zone commerciale Atlantis, sont un cas à part. Les DVF y enregistrent des mutations commerciales et des entrepôts mélangés aux logements résidentiels dans certaines requêtes mal filtrées. Si tu cherches le prix d'un appartement rue de la Haie-Renaud et que tu tombes sur une transaction à 800 €/m², c'est presque certainement un local commercial ou une cession partielle de lot mixte. Filtre par nature du bien, impérativement.
Pour un acheteur qui hésite entre Saint-Herblain et des villes de taille comparable comme Nantes ou Bordeaux, l'accessibilité transport est souvent l'argument décisif sur ces zones. Saint-Herblain bénéficie d'une desserte correcte sans supporter les prix du marché nantais intramuros.
La base DVF, telle que publiée sur data.gouv.fr, enregistre chaque mutation avec sa date, son montant, la surface des lots, et les coordonnées géographiques. Mais elle ne dit pas : état du bien, étage, orientation, standing de la copropriété, ou raison d'une vente rapide sous pression. Voilà le périmètre exact de ce qu'on peut lire, et ce qu'on ne peut pas.
Sur la carte DVF Saint-Herblain, zoomer à l'échelle de la rue reste la meilleure façon de dégrossir une estimation. Quelques règles pratiques : écarte les mutations inférieures à 20 m² (parkings, caves, lots atypiques), écarte les ventes où le prix au m² dépasse de 40 % la médiane du quartier sans explication apparente (souvent VEFA ou vente groupée), et compare des fenêtres temporelles identiques.
Un détail, mais lourd : les mutations enregistrées lors d'un partage de succession ne reflètent pas une valeur de marché. Elles apparaissent dans la DVF avec un montant souvent sous-évalué, car il s'agit d'une valeur déclarative dans un cadre fiscal spécifique. J'ai un doute sur le traitement exact de certaines mutations atypiques dans les export DVF récents, donc à vérifier au cas par cas si une transaction te semble incohérente.
Pour les professionnels qui cherchent à croiser DVF et rentabilité locative, les articles du blog ColocNow sur la déclaration des revenus locatifs ou sur la défiscalisation immobilière donnent un cadre complémentaire utile. La DVF dit combien ça s'est vendu. La fiscalité dit combien tu vas réellement toucher.
Et pour ceux qui regardent Saint-Herblain dans une logique d'investissement locatif, croiser les données DVF avec les données DPE Saint-Herblain reste la séquence la plus utile avant de faire une offre.
Un acheteur primo-accédant avec un budget de 200 000 euros aura les yeux tournés vers Bout-des-Landes ou les secteurs pavillonnaires nord : c'est là que les DVF enregistrent encore des appartements 2-3 pièces à des prix accessibles, sous la médiane de la commune. À condition d'accepter une copropriété moins récente et parfois un DPE à surveiller.
Un investisseur qui vise la liquidité et la facilité de revente sera mieux positionné sur le centre ou les abords du tramway. Pas le meilleur rendement brut, mais un marché plus épais, avec des transactions plus régulières et une médiane DVF plus stable d'une année sur l'autre. Sur Paris ou Lille, ce raisonnement est devenu un réflexe ; à Saint-Herblain, c'est encore sous-utilisé.
Entre les deux : pas de réponse universelle. Ça dépend du projet, de l'horizon de revente, du tolérance aux travaux. Je m'égare, mais le point reste : la DVF est un outil de comparaison, pas une oracle. Elle confirme, elle cadre, elle ne décide pas.
La source la plus directe reste la carte DVF Saint-Herblain, qui permet de zoomer par zone et de filtrer par type de bien et période. Sur data.gouv.fr, les données brutes sont téléchargeables par département (Loire-Atlantique = département 44) et actualisées chaque année pour les mutations de l'année N-1. Pour les transactions 2025, les données consolidées sont disponibles depuis début 2026.
Fiable comme repère de cadrage, pas comme valeur d'expertise. La médiane DVF sur 24 mois donne un ordre de grandeur solide si le secteur compte au moins une vingtaine de transactions comparables. Sur les zones peu liquides du nord de Saint-Herblain, ou sur les rues mixtes (résidentiel + commercial), la lecture brute peut induire en erreur de 15 à 20 %. Croiser avec un avis de valeur notarié reste la démarche sérieuse. Les Notaires de France publient un baromètre trimestriel qui contextualise les données DVF dans les grandes tendances de marché.
L'écart entre le secteur centre-tramway et les zones pavillonnaires nord peut atteindre 400 à 600 €/m² sur des biens de surface comparable, et parfois davantage si l'on compare un neuf BBC en centre-ville à une maison ancienne non rénovée. Sur les appartements, Bout-des-Landes et le secteur sud restent les zones les plus accessibles. Pour comparer avec des communes voisines comme Nantes ou des marchés plus tendus comme Bordeaux ou Strasbourg, les DVF montrent que Saint-Herblain offre une décote réelle, surtout sur les biens des années 1970-1990 nécessitant une rénovation énergétique.