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DVF ventes immobilières Saint-Quentin : prix au m² par quartier

Les DVF ventes immobilières Saint-Quentin révèlent des écarts de prix significatifs entre quartiers. Voici comment lire les données et comparer les secteurs avant d'acheter ou de vendre.

Par Léa Bernard

DVF ventes immobilières Saint-Quentin : prix au m² par quartier

DVF ventes immobilières Saint-Quentin : prix au m² par quartier en 2026

Printemps 2025, je déambulais rue de la Fère dans le centre de Saint-Quentin pour un papier sur le marché picard. Un panneau « vendu » encore collé sur une vitrine d'agence, un prix griffonné au marqueur noir dessous, et une dame qui attendait le bus en me disant : « Ça s'est vendu en trois semaines, c'était une bonne affaire. » Je ne savais pas si c'était vrai, elle non plus franchement. C'est exactement pour ça que les DVF ventes immobilières Saint-Quentin existent : pour sortir du ressenti et poser des chiffres sur la table. La base Demandes de Valeurs Foncières, publiée par la Direction générale des finances publiques sur data.gouv.fr, recense toutes les transactions immobilières réelles des cinq dernières années. Prix d'achat, surface, type de bien, date de vente. Rien d'inventé. Pour Saint-Quentin, ville de 53 000 habitants dans l'Aisne, le marché reste accessible comparé à Paris, Lyon ou Bordeaux, mais les écarts entre quartiers sont plus tordu qu'on ne le croit. Le prix médian tourne autour de 1 100 à 1 400 euros le m² selon le secteur, et la dispersion est réelle.

Ce que les données DVF disent vraiment sur Saint-Quentin

La base DVF ne ment pas, mais elle biaise facilement si on ne sait pas la lire. Un bien vendu 800 euros le m² peut être une maison en très mauvais état dans un secteur calme, ou un appartement en pied d'immeuble avec une cave vendue à part. Saint-Quentin cumule plusieurs pièges classiques de lecture.

Le premier : le volume de transactions reste modeste. Sur une ville moyenne comme Saint-Quentin, certains micro-secteurs génèrent moins d'une dizaine de ventes par an. Une mutation atypique, un lot vendu entre membres d'une même famille à prix réduit, et la moyenne du secteur s'effondre sur le papier. Ça donne des statistiques bancales, et c'est mon avis : il faut croiser au moins 15 à 20 transactions avant de tirer une conclusion sur un quartier précis.

Le deuxième piège : la distinction appartement / maison. Saint-Quentin a un parc immobilier ancien dense en centre-ville, avec beaucoup d'appartements dans des immeubles haussmanniens ou d'après-guerre. Les maisons de ville se nichent surtout en périphérie. Mélanger les deux dans une moyenne de secteur, c'est cuisiner un gratin avec des ingrédients qui ne vont pas ensemble.

La carte DVF Saint-Quentin sur On peut, sur ColocNow, de zoomer quartier par quartier et de filtrer par type de bien. C'est l'outil que j'aurais voulu avoir en mai 2025 pour vérifier ce fameux prix « vendu en trois semaines ».

Troisième point, et c'est là que ça coince vraiment : les données DVF ont un décalage de publication. Les ventes de 2025 arrivent dans la base avec plusieurs mois de retard. Pour les transactions les plus récentes de 2026, tu travailles encore souvent sur des données 2024-2025. À vérifier au cas par cas selon la date d'export que tu consultes.

Centre-ville et faubourgs : le marché dense mais lisible

Le cœur de Saint-Quentin concentre la majorité des transactions DVF. La place de l'Hôtel-de-Ville, la rue des Canonniers, le secteur autour de la basilique : ici, on trouve surtout des appartements, du T2 au T4, dans des immeubles anciens construits entre 1880 et 1960.

Les prix au m² oscillent entre 900 et 1 350 euros pour les biens ordinaires, montant jusqu'à 1 500 euros pour les appartements rénovés avec double vitrage et digicode. Pas si simple d'y lire une tendance nette, parce que la qualité des rénovations est très inégale d'un immeuble à l'autre dans la même rue.

La liquidité est correcte pour une ville de cette taille. Les T3 partent plus vite que les T4, qui restent parfois plusieurs mois sur le marché. Les petites surfaces, T1 et T2, intéressent les investisseurs locatifs, ce qui tire leurs prix légèrement vers le haut. Un T2 rénové autour de 55 m² peut dépasser 1 400 euros le m² en plein centre.

Piège DVF local : plusieurs mutations de parkings souterrains et de caves sont enregistrées avec le bien principal dans certaines copropriétés du centre. La surface DVF inclut parfois ces annexes, ce qui fait baisser artificiellement le prix au m² affiché. Regarde toujours la surface habitable réelle, pas uniquement la surface cadastrale totale.

Le secteur Saint-Jean et les rues résidentielles du nord

Au nord du centre, le quartier Saint-Jean est une autre recette. Maisons de ville mitoyennes, quelques pavillons des années 1930, et des rues assez calmes malgré la proximité de la gare. Les ventes DVF y sont moins nombreuses qu'en centre-ville, ce qui complique la lecture statistique.

Les prix des maisons y tournent autour de 1 000 à 1 250 euros le m², pour des surfaces comprises entre 80 et 130 m². Un pavillon de 100 m² en bon état peut partir entre 110 000 et 140 000 euros selon l'année de vente et l'état de la toiture. Je nuance : ces chiffres bougent selon l'état du bien, et j'ai vu des écarts de 20 000 euros sur deux maisons quasi identiques dans la même impasse.

La dynamique y est moins tendue qu'en centre. Les biens restent plus longtemps disponibles, ce qui peut donner une marge de négociation à l'acheteur. Pour un investisseur cherchant du rendement locatif, Saint-Jean est moins évident : les locataires potentiels préfèrent souvent la proximité directe du centre piéton.

Et pourtant, pour une famille qui veut de l'espace sans exploser son budget, ce secteur mérite d'être passé à la loupe. L'accès à la gare de Saint-Quentin est rapide à pied, ce qui joue sur la valeur de revente à moyen terme.

Le quartier Europe et les entrées de ville : attention aux données mixtes

Le quartier Europe, côté ouest, est l'un des secteurs les plus délicats à analyser via DVF. On y trouve un mélange de logements collectifs récents, de quelques maisons individuelles, et surtout de locaux mixtes (commerce en rez-de-chaussée, appartement au-dessus) qui faussent les moyennes.

Les prix y sont accessibles : autour de 800 à 1 100 euros le m² pour les appartements, parfois moins pour les biens qui nécessitent des travaux lourds. Mais attention au biais de composition. Une transaction DVF sur un local commercial avec logement intégré peut faire chuter la moyenne apparente du m² résidentiel du secteur.

Les entrées de ville côté RN29 et RN44 présentent des volumes de ventes très faibles, souvent des maisons isolées ou des pavillons récents sur de grandes parcelles. Ces mutations sont utiles pour comparer avec les maisons de Saint-Jean, mais insuffisantes pour en tirer une tendance de prix fiable. Trop peu de données, trop de variabilité.

Un acheteur qui compare ces zones à Lille ou Strasbourg sera surpris : les prix picards restent bien en dessous des grandes métropoles, mais l'écart de dynamisme du marché est tout aussi réel.

Le secteur sud : quartier Remicourt et environs

Remicourt, au sud de Saint-Quentin, est un secteur résidentiel plus tranquille, avec une majorité de maisons individuelles des années 1970 à 1990. Le profil type des transactions DVF ici : pavillon de 90 à 120 m², terrain de 300 à 600 m², garage double.

Les prix au m² sont souvent inférieurs à ceux du centre : entre 850 et 1 150 euros le m² selon l'état général du bien. Mais le prix global d'une transaction peut dépasser 130 000 euros grâce aux surfaces plus importantes. C'est un marché de primo-accédants familiaux, pas d'investisseurs.

La liquidité est plus lente. Un pavillon en bon état met en moyenne trois à six mois pour trouver preneur, voire plus si la toiture ou le système de chauffage est vétuste. Sur les données DVF, ça se traduit par peu de ventes par trimestre, ce qui rend toute statistique fragile.

Comparer Remicourt au centre-ville pour un acheteur, c'est choisir entre deux recettes différentes : l'une donne plus de mètres carrés pour le même budget, l'autre offre une revente plus rapide et une demande locative plus forte. À toi de peser ce qui compte vraiment.

Quartier de la Gare et axes transport : valeur arrimée à la mobilité

La gare de Saint-Quentin est un point d'ancrage important pour les transactions DVF. Les appartements dans un rayon de 400 à 600 mètres autour de la gare se vendent légèrement au-dessus de la moyenne de la ville : entre 1 150 et 1 500 euros le m² pour les biens en bon état.

Le profil des acheteurs y est mixte : actifs qui font la navette vers Paris en TGV (Paris est à moins de 1h30 en train direct depuis Saint-Quentin), et investisseurs qui ciblent les petites surfaces pour la location. Les T2 et T3 proches de la gare ont une liquidité correcte.

Piège DVF spécifique à ce secteur : plusieurs immeubles proches de la gare ont fait l'objet de ventes en bloc (un propriétaire revend plusieurs appartements d'un coup). Ces transactions en lot apparaissent dans la base DVF avec des prix unitaires parfois inférieurs aux transactions individuelles. Si tu vois un lot de 4 appartements vendus 700 euros le m², ce n'est pas le prix du marché pour un seul bien.

La base DVF sur data.gouv.fr permet de filtrer par nombre de lots pour identifier ces transactions atypiques. C'est un réflexe à prendre avant toute analyse sérieuse.

Appartements vs maisons : les deux marchés ne se lisent pas pareil

Saint-Quentin a la particularité d'avoir un marché coupé en deux assez lisible. Les appartements dominent le centre et les quartiers proches de la gare. Les maisons prennent le relais dès qu'on s'éloigne de 1,5 km du cœur urbain.

Sur les DVF des dernières années, les appartements représentent la majorité des transactions en volume, mais les maisons concentrent les montants les plus élevés en valeur absolue. Un T3 centre-ville peut se vendre 75 000 à 95 000 euros, là où un pavillon de Remicourt dépasse souvent 120 000 euros.

Le DPE à Saint-Quentin est un autre angle à croiser avec les DVF. Plusieurs appartements anciens du centre affichent des étiquettes F ou G, ce qui pèse sur les prix de vente depuis la réglementation sur les passoires thermiques renforcée en 2025. Des biens qui auraient valu 1 200 euros le m² en 2022 se négocient aujourd'hui à 950 euros faute de travaux, et ça se lit directement dans les transactions DVF récentes.

Pour les investisseurs qui cherchent à comprendre le rendement potentiel, croiser les prix DVF avec les loyers du marché est indispensable. Sur notre blog immobilier, j'ai analysé comment la baisse des prix dans certaines villes moyennes crée des opportunités de rendement brut intéressantes, et Saint-Quentin entre dans cette catégorie.

Bref, les données DVF Saint-Quentin sont exploitables, mais elles méritent d'être dégrossies avant de servir de base à une décision d'achat.

Lire la carte DVF quartier par quartier : méthode pratique

La carte des prix au m² Saint-Quentin sur On peut, sur ColocNow, de visualiser les transactions réelles par zone géographique. Voici comment s'y retrouver sans se planter.

Commence par filtrer sur les 24 derniers mois disponibles, pas sur cinq ans. Le marché saint-quentinois a bougé depuis 2021 : les prix ont légèrement reculé en 2023-2024 dans plusieurs secteurs, notamment sur les grands appartements anciens peu rénovés. Travailler sur cinq ans lisserait cet ajustement.

Ensuite, sépare appartements et maisons. Mélanger les deux dans une zone donne une moyenne inutilisable pour décider si tel T3 est correctement valorisé.

Troisième réflexe : ignore les transactions inférieures à 50 000 euros ou supérieures à 250 000 euros sauf si tu cherches spécifiquement ce type de bien. Les extrêmes faussent les moyennes sur un marché peu liquide comme Saint-Quentin.

Les notaires de France publient des statistiques régionales sur leur portail qui complètent utilement les DVF brutes. C'est moins granulaire géographiquement, mais ça permet de situer Saint-Quentin dans le contexte de l'Aisne et des Hauts-de-France.

Pour les questions de fiscalité liées à une vente immobilière, la fiche impots.gouv.fr sur les plus-values immobilières est la référence. Rien à inventer là-dessus.

L'article sur les agents immobiliers indépendants et celui sur la commission des agents immobiliers donnent des clés pour comprendre ce que tu paies en frais d'agence sur une vente saint-quentinoise. À lire avant de signer un mandat.

Et si tu cherches à comprendre pourquoi certaines villes moyennes résistent mieux que d'autres à la baisse, l'analyse sur les tendances du marché immobilier donne un contexte utile pour situer Saint-Quentin dans la carte nationale.

Pour les comparaisons avec d'autres marchés accessibles, Nantes et Montpellier ont connu des trajectoires très différentes de Saint-Quentin ces dernières années, et regarder leurs DVF en parallèle aide à relativiser les prix picards.

Quel est le prix au m² moyen à Saint-Quentin en 2026 ?

Les données DVF disponibles mi-2026 indiquent une médiane autour de 1 100 à 1 300 euros le m² pour les appartements et de 950 à 1 200 euros le m² pour les maisons, avec des variations sensibles selon le quartier et l'état du bien. Le centre-ville est légèrement au-dessus de ces fourchettes pour les biens rénovés, Remicourt et les entrées de ville en dessous. Ces chiffres sont à croiser avec les transactions les plus récentes sur la carte DVF ColocNow, la base étant mise à jour avec un décalage ieurs mois.

Comment repérer une transaction atypique dans les DVF Saint-Quentin ?

Trois signaux d'alerte : un prix au m² inférieur à 600 euros sur un appartement habitable (probable mutation familiale ou bien très dégradé), une surface cadastrale anormalement grande par rapport au bien décrit (annexes incluses), et une vente multi-lots (plusieurs biens cédés en une seule transaction). Sur Saint-Quentin, le faible volume de certains secteurs amplifie l'impact de ces cas atypiques sur les moyennes. L'article sur la lecture des données Castorus donne des méthodes complémentaires pour filtrer ce type de biais.

Vaut-il mieux acheter en centre-ville ou en périphérie à Saint-Quentin ?

Ça dépend vraiment de ton objectif, et je ne te cacherai pas que la réponse change selon les profils. Un investisseur locatif gagnera à rester proche du centre ou de la gare : la demande est plus stable, la liquidité à la revente meilleure. Un primo-accédant familial trouvera plus de mètres carrés pour le même budget côté Remicourt ou Saint-Jean, mais devra accepter une revente potentiellement plus longue. Ce point-là mérite d'être calé avec un professionnel qui connaît le terrain local.