Accédez à votre tableau de bord
Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
512 transactions en 2024, médiane à 4 343 €/m² en 2025 : les DVF ventes immobilières Sartrouville révèlent des écarts réels entre quartiers que la moyenne communale masque.
Par Lucas Perrin
DVF ventes immobilières Sartrouville : prix au m² et quartiers
DVF ventes immobilières Sartrouville : prix au m², quartiers et pièges de lecture
En 2024, 512 transactions immobilières ont été enregistrées à Sartrouville, selon la base DVF publiée par la Direction générale des Finances publiques sur data.gouv.fr, dont 58 % d'appartements et 42 % de maisons. Le prix médian de ces DVF ventes immobilières Sartrouville s'établissait à 4 271 €/m² cette année-là, avec une hausse de 2,98 % sur cinq ans. Début 2025, le médian remontait à 4 343 €/m² sur 505 transactions, d'après les données DVF consolidées par MonMandatLocal. Voilà les faits bruts. Mais ces chiffres ne valent pas grand-chose sans une lecture par quartier : j'ai vu des biens à Sartrouville se vendre 3 400 €/m² et d'autres dépasser les 5 500 €/m² dans la même commune, à moins de deux kilomètres l'un de l'autre. Autant dire que la moyenne communale est un peu comme le classement général avant le dernier match de poule, ça ne dit pas qui passe et qui reste. Ce guide décompose le marché secteur par secteur, explique comment lire une carte DVF locale, et pointe les pièges qui faussent les comparaisons. Que tu achètes, que tu vendes ou que tu surveilles le marché des Yvelines, la bonne unité de mesure, c'est la rue, pas la ville.
La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) recense toutes les mutations à titre onéreux enregistrées par les notaires et transmises à la DGFiP. Chaque ligne correspond à une vente réelle, avec adresse, surface, date et prix. Rien d'estimé, rien d'algorithmique.
Mais attention : la DVF n'est pas un marché en temps réel. Les données sont publiées avec un décalage de six mois environ, et certaines mutations atypiques glissent dans le lot sans filtre. Une vente entre membres d'une même famille à prix réduit, un local commercial converti en logement, une maison cédée avec un terrain de 800 m² attaché sans que la surface habitable soit bien isolée... Tout ça fait partir la moyenne vers le haut ou vers le bas sans raison de marché.
Sur Sartrouville spécifiquement, ce problème touche surtout les petites typologies : les studios et T1 vendent moins souvent en nombre absolu, et une ou deux transactions inhabituelles peuvent faire bondir le prix médian de la catégorie. La vraie question, quand tu lis une carte DVF locale, c'est le volume de transactions derrière le chiffre. Moins de douze ventes sur douze mois dans un sous-secteur : traite l'indicateur avec des pincettes.
La carte DVF de Sartrouville permet de zoomer rue par rue et de voir combien de ventes se cachent derrière chaque prix affiché. C'est l'outil que je recommande avant toute négociation.
Le secteur centre-ville, autour de la place du Marché et jusqu'à la gare SNCF Transilien (ligne J, Saint-Lazare en 20 minutes), concentre le gros du volume d'appartements vendus. C'est là que la liquidité est la plus forte : un T3 ou T4 bien calibré se place en quelques semaines, souvent sans négociation sérieuse.
Les prix au m² pour des appartements de 2024-2025 gravitent autour de 3 900 à 4 400 €/m² selon l'étage, l'état et l'exposition. Le bâti est majoritairement des années 1970-1990, avec quelques résidences récentes en bordure des axes commerciaux. Les petites surfaces, elles, jouent parfois au-dessus de ce plancher : un studio rénové proche de la gare peut franchir les 4 600 €/m² si la demande locative fait pression sur le prix d'achat.
Piège DVF classique dans ce secteur : les commerces avec appartement attenant. Quelques mutations mélangent surface commerciale et logement dans la même ligne, ce qui tire mécaniquement le prix au m² apparent vers des valeurs basses peu représentatives. Si tu lis une transaction à 2 800 €/m² en plein centre, vérifie la nature exacte du bien avant de conclure à une bonne affaire.
Un autre point que personne ne dit souvent : la gare de Sartrouville est desservie par le RER A (La Défense en 15 minutes) et par la ligne J. Double desserte. Ce détail se traduit assez directement dans les prix, et c'est justement pourquoi le centre-ville reste le secteur le plus demandé en appartement.
La Plaine, au sud-est de la commune, est le secteur résidentiel le plus prisé de Sartrouville. 82 % de propriétaires, des revenus médians ménage autour de 44 100 € selon les données INSEE de la commune, des maisons avec terrain dans un environnement calme. Franchement, c'est le profil de quartier qui ressemble à ce qu'on verrait à Chatou ou à Maisons-Laffitte, mais avec des prix encore à distance respectueuse : Chatou s'échange à 6 769 €/m² en moyenne, Maisons-Laffitte à 7 623 €/m², quand La Plaine tourne autour de 4 851 €/m² pour les maisons selon les DVF 2025.
Les appartements dans ce secteur affichent eux un médian autour de 4 510 €/m², soit environ 10 % au-dessus du médian communal. Le delta paraît faible à l'échelle du m², mais sur un 90 m², ça représente 9 000 € que la moyenne. Sur une maison de 120 m², on est plus proche de 30 000 € d'écart.
Mais voilà le problème : La Plaine génère peu de transactions par trimestre. Moins de mouvements, c'est moins de données DVF fiables sur des fenêtres courtes. Je ne suis pas certain que tous les agrégateurs qui publient ce chiffre de 4 851 €/m² le calculent sur un volume suffisant. À vérifier au cas par cas, surtout si tu veux comparer deux rues précises dans ce quartier.
Le Plateau, au nord-ouest de la commune, a longtemps eu une réputation de secteur accessible, souvent cité en bas de la fourchette des prix sartrouvillois. Les données de 2025 confirment encore ce positionnement : les appartements y sont généralement en deçà du médian communal, et c'est le secteur où les biens prennent le plus de temps à se vendre.
Soyons clairs cependant : le Plateau est en cours de transformation. La future gare du Tram Express Nord (T11 Express), dont la mise en service complète est espérée pour 2033 selon Île-de-France Mobilités, doit s'implanter sur ce secteur. Le tracé reliera Sartrouville à Noisy-le-Sec en traversant 14 gares sur 28 km, selon Wikipedia. Ce projet est une variable que les DVF actuelles ne valorisent pas encore, mais les investisseurs qui jouent serré commencent à s'y intéresser.
Bon, 2033, c'est loin. Et entre un projet annoncé et une gare ouverte, il y a eu bien des révisions de calendrier en Île-de-France. Faut suivre. Mais si tu es acheteur avec un horizon de dix ans, le Plateau mérite une position sur ta carte mentale.
Ces deux secteurs, au nord de la commune vers les rives de Seine et la Marina de Cormeilles-en-Parisis, représentent le marché des maisons individuelles les plus actives en volume. Les DVF sur Sartrouville montrent que les maisons ont connu un pic de valorisation en 2023 autour de 5 982 €/m² (source Ollivier Immobilier, données notariales) avant de se stabiliser en 2025 autour de 5 427 à 5 548 €/m².
La différence avec La Plaine ? La dynamique de liquidité. Dans les Trembleaux et les Dix Arpents, les maisons circulent plus souvent, les terrains sont plus petits, les surfaces plus standards, les acheteurs plus nombreux sur ce créneau. Un 4-pièces de 95 m² avec jardin de 200 m² se positionne généralement entre 480 000 et 530 000 € selon l'état, et les délais de vente restent courts.
Piège DVF à surveiller dans ce secteur : les mutations incluant des terrains nus vendus en même temps que le bâti. Si la DVF intègre 500 m² de terrain dans la surface totale sans le signaler clairement, le prix au m² apparent chute brutalement. Toujours recouper avec la fiche du bien ou le détail de l'acte.
Pour les maisons en bord de Seine, l'impact de la performance énergétique est particulièrement fort depuis les nouvelles grilles DPE. Un bien classé F ou G subit une décote négociée que tu peux croiser avec les données DPE Sartrouville pour calibrer ta proposition d'achat.
Les secteurs proches des entrées de ville, notamment vers l'avenue de la République et les axes qui rejoignent l'A86, concentrent les appartements les plus accessibles de Sartrouville. La fourchette basse des DVF pour les appartements en 2025 se situe autour de 3 386 €/m², et c'est principalement dans ces zones que ces niveaux apparaissent.
Ce n'est pas nécessairement le signe d'une faiblesse structurelle du marché. Le bâti y est souvent ancien, parfois des années 1960, avec des copropriétés aux charges élevées et des diagnsotics DPE médiocres. C'est ce que les DVF brutes ne montrent pas : le prix au m² affiché peut sembler attractif quand la copropriété en redressement ou les 3 500 €/an de charges viennent corriger l'arithmétique.
Comparer ces appartements avec ceux du centre-ville impose un arbitrage pratique : un T3 à 3 500 €/m² sur ces axes peut coûter moins cher à l'achat qu'un T3 à 4 200 €/m² près de la gare, mais le différentiel de charges, de liquidité à la revente et de performance énergétique peut facilement inverser l'avantage sur dix ans. J'ai calculé ce type d'écart fin 2025 sur un dossier Yvelines, et la conclusion n'était pas celle attendue par l'acheteur au départ.
La carte DVF disponible sur /dvf/sartrouville/ agrège les ventes réelles par secteur géographique. Quelques réflexes avant de conclure quoi que ce soit :
Regarde d'abord le nombre de transactions affiché, pas le prix. Un prix médian à 4 800 €/m² sur trois ventes dans un sous-quartier n'a pas la même valeur qu'un médian à 4 300 €/m² sur quarante transactions. Le volume, c'est la validité statistique.
Filtre par type de bien. Appartements et maisons ne se lisent pas ensemble : les maisons de Sartrouville tirent vers 5 085 €/m² en moyenne, les appartements vers 3 765 €/m² (données MonMandatLocal sur 505 transactions 2025). Mélanger les deux dans une estimation, c'est à côté de la plaque.
Situe la date des transactions. Les données DVF publiées en juin 2026 couvrent des ventes parfois antérieures de six à douze mois. Un pic de 2023 qui ressort encore dans certains agrégateurs ne reflète pas le marché de juin 2026. Trie par date et garde les douze derniers mois comme fenêtre principale.
Et si tu veux comparer Sartrouville avec d'autres marchés Yvelines : Houilles s'échange à 5 292 €/m² de moyenne, Conflans-Sainte-Honorine à 4 160 €/m², Chatou à 6 769 €/m² selon les DVF agrégées par Castorus (juin 2025). Sartrouville se positionne donc dans la tranche médiane du département, avec un potentiel de rattrapage identifié sur le Plateau si le T11 Express tient son calendrier. Pour d'autres comparaisons de marché en grande couronne, tu peux aussi regarder ce que les DVF donnent sur Paris, Lyon ou Toulouse pour calibrer les ordres de grandeur nationaux.
Le taux de vacance à Sartrouville est de 4,8 % selon IndiceVille, signal d'un marché tendu où l'offre se réduit vite. Ce chiffre renforce la liquidité des biens bien situés, mais il ne garantit rien sur les biens avec des freins réglementaires ou énergétiques. Lire aussi notre guide sur la baisse des prix immobiliers pour contextualiser les tendances 2025-2026.
Sur le front réglementaire, le service-public.fr sur les mutations immobilières rappelle les obligations déclaratives à la vente ; la fiche DGFiP sur la DVF détaille la méthode de calcul officielle.
Quelques liens utiles si ce marché t'intéresse dans un contexte plus large : notre guide sur les avocats en droit immobilier si la transaction devient complexe, notre article sur la défiscalisation immobilière pour les investisseurs, et les arnaques au logement à éviter si tu achètes à distance. Si tu explores d'autres marchés comparables en Île-de-France, Bordeaux et Nantes donnent aussi des points de comparaison intéressants pour un investisseur qui arbitre entre villes.
Pour la vente en tant que propriétaire, le guide sur le congé donné par le propriétaire reste utile si un locataire occupe le bien avant la mise sur le marché.
Sur 505 transactions enregistrées en 2025, les appartements affichent un prix moyen DVF autour de 3 765 €/m² selon MonMandatLocal, et un médian communal toutes typologies confondues de 4 343 €/m². L'écart entre les deux chiffres reflète le poids des maisons individuelles dans le mix. Sur les appartements seuls, la fourchette réelle va de 3 386 €/m² pour les biens avec freins (état, DPE, charges élevées) à 4 600 €/m² et plus pour des T2-T3 bien situés proche gare ou dans La Plaine. Utilise le médian, pas la moyenne, pour ta comparaison, elle résiste mieux aux valeurs atypiques.
Pas simple. La DVF brute publiée sur data.gouv.fr inclut toutes les mutations onéreuses : ventes entre particuliers, cessions intrafamiliales à prix réduit, ventes d'immeubles entiers fractionnés, locaux mixtes habitat-commerce. Trois signaux d'alerte : un prix au m² très en dessous du marché local (moins de 2 800 €/m² en appartement sur Sartrouville), une surface cadastrale qui ne colle pas avec un usage résidentiel classique, ou une date de vente isolée sans transaction voisine dans la même période. Sur la carte DVF Sartrouville, les mutations avec une seule ligne et une surface incohérente sont celles à écarter en premier.
Ça dépend de l'horizon et du profil. Proche gare : meilleure liquidité, demande soutenue, revente plus rapide, mais bâti plus ancien et charges parfois lourdes. Quartier résidentiel comme La Plaine : patrimoine de long terme, moins de rotation, acheteurs familiaux solvables, mais moins de transactions DVF donc moins de visibilité sur la valeur exacte. Mon avis, à prendre pour ce qu'il vaut : si tu revends sous sept ans, reste sur les secteurs à fort volume DVF, c'est-à-dire centre et proximité gare. Au-delà, La Plaine et les Dix Arpents ont un profil de capital plus solide. Mais aucune règle ne tient à tous les coups, j'ai vu des biens proches de la gare mettre dix-huit mois à se vendre parce que la copropriété avait un sinistre en cours.