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Inventaire du mobilier

Tableau pièce / objet / état prêt à annexer au bail meublé.

Bailleur

Locataire

Logement

Date

Mobilier

Liste du mobilier
Pièce Objet État

Inventaire meublé

Liste du mobilier pièce par pièce pour une location meublée, export PDF ou Word.

À vérifier avant le téléchargement

Champs du formulaire

Bailleur, locataire, adresse, date et tableau pièce / objet / état. Ajoutez ou retirez des lignes selon le logement meublé.

Location meublée

L’inventaire détaillé limite les désaccords sur le mobilier fourni par le bailleur et complète l’état des lieux.

Inventaire mobilier location meublée : PDF et Word gratuits en ligne

Besoin d’un inventaire mobilier pour une location meublée ? Le formulaire du haut génère un tableau pièce par pièce avec identités, adresse, date. Aperçu immédiat ; PDF ou Word (.docx) après connexion gratuite. URL : /outils/inventaire-meuble.

L’inventaire complète le bail meublé et l’EDLS : ce que le bailleur met à dispo et l’état à l’entrée. Bien fait, ça évite les litiges sur dégradations ou meubles manquants. Ce guide rappelle le décret 2015, le contenu attendu, le lien EDLS, la coloc — pas un avocat pour les cas tordus.

Le formulaire propose des lignes types (salon, cuisine, chambres, SDB) à compléter ou dupliquer. Chaque modif met à jour l’aperçu. Faites l’inventaire à la visite, locataire présent, le temps de noter chaque meuble et tester l’essentiel.

Obligation légale et décrets de 2015 (location meublée)

En location meublée, le bailleur doit fournir un logement équipé du mobilier minimal fixé par le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015 (liste des éléments de mobilier d’une habitation meublée) : literie avec couette ou couverture, volets ou rideaux dans les chambres, plaques de cuisson, four ou four à micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment congélation, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et sièges, étagères de rangement, luminaires, matériel d’entretien ménager adapté aux surfaces du logement. Cette liste définit le seuil pour qu’un bail soit qualifié de meublé ; elle ne se substitue pas à l’inventaire détaillé annexé au contrat, qui recense concrètement chaque meuble présent dans le logement loué.

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 encadre notamment les honoraires et le dossier locatif ; il s’inscrit dans la réforme de la location d’habitation avec la loi ALUR. Pour le locataire et le bailleur, l’essentiel pratique reste : inventaire écrit et détaillé, établi ou annexé au bail, signé à l’entrée (et actualisé en sortie si le mobilier a évolué). En l’absence d’inventaire, les désaccords sur un canapé taché, un matelas manquant ou un lave-linge en panne deviennent difficiles à trancher. L’inventaire n’est pas une formalité « optionnelle » pour un professionnel sérieux : c’est la base de preuve du patrimoine mobilier confié au locataire.

Le bail meublé relève en principe du bail d’habitation meublée (loi n° 89-462), avec des durées et préavis spécifiques (bail d’un an renouvelable tacitement, bail étudiant, bail mobilité selon les cas). L’inventaire figure souvent en annexe ou est remis en même temps que l’état des lieux d’entrée. Conservez une copie pour chaque partie, idéalement en PDF horodaté. Les agences et conciergeries intègrent souvent l’inventaire dans le dossier de location ; les bailleurs particuliers peuvent s’appuyer sur un modèle en ligne pour gagner en rigueur sans repartir d’une feuille blanche.

Si vous louez pour la première fois en meublé, vérifiez que votre logement respecte bien la liste du décret 2015-587 avant de promettre un « meublé complet » dans l’annonce. Un inventaire honnête protège aussi le bailleur : le locataire ne peut pas exiger un équipement non listé s’il n’était pas présent à l’entrée, et vous disposez d’une trace en cas de départ anticipé ou de dégradation.

Contenu de la liste : que mentionner pièce par pièce

Un inventaire utile reprend au minimum : l’identité du bailleur et du locataire, l’adresse complète du logement, la date de l’établissement, puis un tableau pièce / objet / état. Par pièce, listez le mobilier et les équipements fournis : salon (canapé, table basse, meuble TV, lampes, rideaux), cuisine (réfrigérateur, plaques, four, hotte, lave-vaisselle, meubles hauts et bas, table et chaises), chambres (lit, sommier, matelas — indiquez la taille — armoire, commode, tables de chevet), salle d’eau (meuble vasque, miroir, sèche-serviettes), entrée (patères, miroir), buanderie ou cellier (machine à laver, sèche-linge).

Soyez précis sur la désignation : « canapé 3 places tissu gris » plutôt que « canapé » ; « réfrigérateur combiné marque X » plutôt que « frigo ». Mentionnez les quantités (nombre de chaises, d’oreillers, de sets de vaisselle). Les éléments du décret 2015-587 doivent apparaître s’ils sont présents ; si un équipement minimal manque, le logement peut ne pas remplir les conditions d’une location meublée — corrigez avant signature. Ajoutez une ligne « À compléter » pour les clés (nombre remis), télécommandes, badges, ou le état général des murs et sols si vous souhaitez un rappel dans le même document (l’état des lieux reste le support principal pour les revêtements).

L’inventaire décrit le mobilier et les équipements, pas le loyer ni les charges. Ne confondez pas avec la quittance ou le bail : ce sont des pièces distinctes du dossier. En colocation, précisez si l’inventaire porte sur les parties communes meublées et sur chaque chambre privative avec son mobilier dédié.

Pour les studios, regroupez cuisine et séjour dans des lignes distinctes malgré la pièce unique. Pour les maisons, ajoutez garage, cave ou jardin si du mobilier y est laissé (étagère, outils, salon de jardin). Les logements avec meublé partiel (chambre meublée dans un logement nu) suivent une logique différente : l’inventaire ne porte alors que sur les équipements fournis par le bailleur dans les espaces concernés.

État du mobilier : bon état, usure et réserves

La colonne « État » est déterminante pour la sortie : à l’entrée, indiquez objectivement « Bon état », « Usure normale », « Rayure sur plateau », « Tache sur dossier », « Non fonctionnel » selon ce que vous constatez. Évitez les formulations vagues (« correct », « OK ») qui n’informent pas un juge ou une commission de conciliation. Le locataire peut émettre des réserves le jour de la remise des clés si un meuble est abîmé ou manquant : notez-les sur l’inventaire ou sur l’état des lieux, avec date et paraphes.

L’usure normale liée à l’usage courant (affaissement d’un canapé, patine d’un plan de travail) ne doit pas être confondue avec une dégradation imputable au locataire (brûlure, trou, casse volontaire ou négligence). En fin de bail, comparez l’inventaire d’entrée et l’état constaté à la sortie ; les photos horodatées renforcent le tableau. Pour l’électroménager, précisez si l’appareil fonctionne à l’entrée ; en cas de panne pendant le bail, distinguez vétusté, entretien locatif et réparation locative selon le contrat et la loi.

Si vous remplacez un meuble en cours de bail (canapé neuf, matelas changé), mettez à jour l’inventaire par avenant ou par un inventaire complémentaire daté et signé. Sinon, le locataire peut contester qu’on lui impute la dégradation d’un équipement qu’il n’a pas reçu dans l’état décrit.

Les abréviations (« B.E. », « bon état ») sont tolérées si tout le monde comprend la grille utilisée ; mieux vaut une légende en tête de document (« B.E. = bon état, U.N. = usure normale, R. = réserve »). En cas de meuble neuf ou récent, vous pouvez mentionner la date d’achat ou la facture en annexe pour distinguer usure et casse.

Inventaire et état des lieux (EDLS) : documents complémentaires

L’état des lieux (EDLS) décrit l’état du logement : murs, sols, plafonds, menuiseries, équipements sanitaires et techniques fixés, compteurs, clés. L’inventaire décrit le mobilier et les objets fournis. Les deux se complètent à l’entrée et à la sortie du bail. En pratique, certains bailleurs fusionnent une partie mobilier dans l’EDLS ; d’autres joignent un inventaire séparé — les deux approches sont admises si le résultat est exhaustif et signé.

Pour un dossier solide le jour J : réalisez l’EDLS pièce par pièce (éventuellement avec l’outil état des lieux ColocNow), puis l’inventaire mobilier, ou l’inverse, sans vous contredire entre les documents. Les photos peuvent être référencées dans les deux (« voir annexe photo n° 3 — rayure plan de travail »). À la sortie, un état des lieux de départ et un inventaire de sortie (ou une colonne « état sortie ») permettent de chiffrer les retenues sur le dépôt de garantie de façon motivée.

Sans EDLS d’entrée conforme, le bailleur peut se trouver en difficulté pour prouver l’état initial du logement ; sans inventaire, la preuve sur le mobilier est tout aussi fragile. Traitez les deux comme des documents obligatoires du parcours meublé, archivés au même endroit que le bail et les quittances.

Depuis la réforme de l’état des lieux, l’état des lieux contradictoire à l’amiable reste la norme ; en cas de désaccord persistant, une procédure avec commissaire de justice est possible. L’inventaire mobilier suit la même philosophie : constat amiable détaillé, réserves explicites, copies identiques. En sortie, confrontez ligne par ligne l’état d’entrée et l’état de sortie pour chaque objet mobilier mentionné.

Colocation et chambre meublée : un inventaire par périmètre

En colocation, le schéma dépend du bail : bail unique pour tout le logement, ou bail par chambre avec parties communes. Pour une chambre meublée louée seule, l’inventaire porte en priorité sur le mobilier de la chambre (lit, matelas, bureau, chaise, rangement, lampes, rideaux) et, si le bail le prévoit, sur les équipements des parties communes (canapé du salon, lave-linge, vaisselle partagée). Indiquez clairement ce qui est privatif et ce qui est commun pour éviter qu’un colocataire soit tenu responsable d’un objet qu’il n’utilise pas.

Avec plusieurs colocataires sur un même bail, un inventaire global signé par tous les colocataires est courant ; chacun reçoit une copie. En cas de remplacement d’un colocataire en cours de bail, l’inventaire initial reste la référence pour le mobilier commun ; le nouveau colocataire signe l’EDLS et l’inventaire à jour ou une attestation de reprise. Si chaque chambre a son propre contrat, prévoyez un inventaire par chambre plus un document pour les espaces partagés, ou des sections distinctes dans un seul PDF.

Les chartes de colocation (répartition des achats, remplacement d’un canapé acheté par les colocs) ne remplacent pas l’inventaire face au bailleur : seuls comptent les meubles que le propriétaire a mis à disposition ou autorisés. Pour le mobilier apporté par un colocataire, une mention « appartenant au locataire » évite les confusions en sortie.

En résidence étudiante ou foyer géré par un opérateur, l’inventaire peut être standardisé par le gestionnaire ; en colocation privée, adaptez le tableau aux pièces réelles (nombre de chambres, présence ou non d’un salon commun). Si une chambre est louée nue dans un appartement meublé en commun, séparez clairement l’inventaire « chambre » de l’inventaire « parties communes » pour ne pas imputer au locataire de chambre les dégradations du salon qu’il partage.

Erreurs fréquentes à éviter

Inventaire trop sommaire (« mobilier de cuisine complet » sans détail) : inutile en litige. Oublier la date ou l’adresse : le document perd sa valeur probante. Pas de signature du bailleur et du locataire (ou refus de remise d’une copie) : faites parapher chaque page si le document est long.

Décalage avec le bail : l’inventaire annonce un lave-vaisselle que le bail ne prévoit pas ou inversement. Confondre inventaire et état des lieux : les murs abîmés relèvent de l’EDLS, pas seulement de la ligne « murs » dans l’inventaire. Ne pas mettre à jour après remplacement d’un meuble. Retenue abusive sur le dépôt pour « usure normale » d’un matelas dix ans : l’inventaire d’entrée et l’âge du bien comptent.

Absence d’inventaire en meublé alors que le loyer est celui d’un meublé : risque sur la qualification du bail et sur les preuves. Photos sans lien avec le tableau : numérotez les annexes. Enfin, ne signez pas sous pression sans visite complète : prenez le temps de parcourir chaque pièce avec le formulaire ou le PDF imprimé.

Questions fréquentes

L’inventaire du mobilier est-il obligatoire en location meublée ?

Oui, en pratique le bail meublé doit être accompagné d’un inventaire détaillé du mobilier, établi ou annexé au contrat. Il matérialise ce que le bailleur met à disposition et limite les litiges. L’absence d’inventaire fragilise le bailleur comme le locataire en cas de dégradation ou de meuble manquant.

Quel décret de 2015 concerne le mobilier en location meublée ?

Le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015 fixe la liste minimale des éléments de mobilier pour qu’un logement soit considéré comme meublé (literie, cuisine équipée, rangements, luminaires, etc.). Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 complète le cadre locatif (honoraires, dossier). L’inventaire détaillé va au-delà de cette liste minimale.

Quelle différence entre inventaire et état des lieux ?

L’état des lieux décrit l’état du logement (murs, sols, équipements fixes, compteurs). L’inventaire liste le mobilier et les objets fournis avec leur état. Les deux documents sont complémentaires à l’entrée et à la sortie.

Que doit contenir chaque ligne de l’inventaire ?

En pratique : la pièce, la désignation précise de l’objet (et la quantité si besoin), l’état constaté à l’entrée. Vous pouvez ajouter des remarques (référence photo, numéro de série pour l’électroménager).

Faut-il reprendre la liste minimale du décret 2015-587 ?

Le logement doit être équipé conformément à cette liste pour être « meublé ». L’inventaire doit refléter ce qui est réellement présent : chaque élément minimal présent doit y figurer, ainsi que le mobilier supplémentaire (canapé, décoration, petit électroménager).

Quand établir l’inventaire : avant ou après la signature du bail ?

Idéalement avant ou au plus tard lors de la remise des clés, en même temps que l’état des lieux d’entrée. Le locataire ne doit pas emménager sans avoir pu vérifier le mobilier décrit. Annexez l’inventaire signé au bail ou remettez-en une copie à chaque partie.

L’inventaire doit-il être signé ?

Oui. Le bailleur et le locataire signent l’inventaire d’entrée (et l’inventaire ou l’état de sortie en fin de bail). Chacun conserve une copie. En cas de désaccord, des réserves écrites le jour J sont essentielles.

Comment faire un inventaire meublé en PDF gratuitement ?

Renseignez le formulaire sur ColocNow (bailleur, locataire, adresse, tableau pièce / objet / état), prévisualisez le document, puis téléchargez le PDF ou le Word après connexion gratuite.

Peut-on modifier l’inventaire en cours de bail ?

Si le bailleur remplace ou ajoute du mobilier, mettez à jour l’inventaire (avenant ou inventaire complémentaire daté et signé). Sinon, le document d’entrée reste la seule référence contractuelle.

Inventaire et dépôt de garantie : quel lien ?

En sortie, les retenues sur le dépôt pour mobilier endommagé ou manquant doivent être justifiées par rapport à l’inventaire d’entrée et à l’état constaté à la sortie. L’usure normale ne justifie en principe pas une retenue intégrale.

Colocation : un inventaire par colocataire ?

Avec un bail unique, un inventaire global est fréquent. Avec un bail par chambre, prévoyez un inventaire par chambre meublée et, si besoin, une section pour les parties communes. Précisez toujours le périmètre (privatif / commun).

Faut-il photographier le mobilier ?

Ce n’est pas une obligation légale stricte sur chaque objet, mais les photos datées (avec référence dans l’inventaire ou l’EDLS) renforcent fortement la preuve en cas de litige sur une tache ou une casse.

Que faire si un meuble du décret minimal manque à l’entrée ?

Le logement peut ne pas remplir les conditions d’une location meublée. Exigez l’équipement avant signature ou notez une réserve / engagement du bailleur. Ne signez pas un inventaire qui liste des équipements absents.

Inventaire de sortie : obligatoire ?

Il est fortement recommandé de comparer le mobilier à la sortie avec l’inventaire d’entrée (nouvel inventaire ou colonne « état sortie »), en même temps que l’état des lieux de départ, pour documenter les éventuelles retenues.

Le locataire peut-il refuser de signer l’inventaire ?

Il peut émettre des réserves écrites sur les lignes contestées plutôt que de refuser toute signature. Sans signature ni réserves, la remise des clés peut être plus délicate à prouver ; documentez les échanges par écrit.

Inventaire et location saisonnière ou meublé de tourisme ?

Les règles du bail meublé classique ne s’appliquent pas toujours de la même façon au meublé de tourisme ou à certaines locations saisonnières. Pour un bail d’habitation meublée au sens de la loi de 1989, l’inventaire détaillé reste la bonne pratique.

En résumé, l’inventaire du mobilier sécurise une location meublée : il complète le bail et l’état des lieux, respecte l’esprit du décret de 2015 sur le mobilier minimal, et évite les conflits sur l’état des meubles à la sortie. Que vous louiez un studio, un T3 ou une chambre en colocation meublée, prenez l’habitude d’un tableau détaillé signé à l’entrée. Utilisez le générateur d’inventaire mobilier PDF et Word gratuit pour gagner du temps, archivez le PDF avec l’EDLS, et faites vérifier votre dossier par une source officielle ou un professionnel si la situation est complexe (sous-location, mobilier mixte bailleur / locataire, litige sur dépôt).