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Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
Les DVF ventes immobilières Boulogne-Billancourt révèlent des écarts de prix au m² considérables selon les quartiers. Voici comment les lire sans se tromper.
Par Hugo Tessier
DVF ventes immobilières Boulogne-Billancourt : prix au m² par quartier
DVF ventes immobilières Boulogne-Billancourt : prix au m² par quartier en 2026
Début mai 2026, un couple me contacte après avoir failli signer pour un T3 du côté de l'avenue Victor-Hugo, à Boulogne-Billancourt. Ils avaient épluché les DVF ventes immobilières Boulogne-Billancourt sur le portail data.gouv.fr et conclu que le prix au m² était « dans la moyenne ». Sauf que la mutation qu'ils avaient prise comme référence incluait une cave de 18 m² comptabilisée dans la surface habitable déclarée. Résultat : leur benchmark était bancal de 8 % dès le départ. Les DVF sont une mine, c'est indiscutable. Mais lire une transaction sans vérifier ce qu'elle recouvre exactement, c'est naviguer avec une carte qui date de l'an passé. Boulogne-Billancourt affiche des prix parmi les plus élevés de l'Île-de-France hors Paris : selon les statistiques des notaires du Grand Paris (Chambre des Notaires de Paris, données T1 2026), le prix médian pour un appartement ancien tourne autour de 9 200 à 9 800 €/m² selon les secteurs, avec des pointes à plus de 11 000 €/m² dans certaines rues proches de la Seine. Mais « Boulogne-Billancourt » cache en réalité plusieurs marchés superposés, et c'est là que la lecture DVF devient un vrai sport.
Le secteur Silbert-Billancourt, autour de l'île Seguin et des anciens ateliers Renault, concentre une part significative des transactions haut de gamme enregistrées dans les DVF ces trois dernières années. Appartements récents, souvent des programmes livrés entre 2018 et 2024, avec des surfaces moyennes autour de 65 m² pour les T3. Les prix au m² y dépassent régulièrement 10 500 €/m², parfois 11 200 € sur les étages avec vue Seine.
Le piège DVF dans ce secteur : les mutations de logements neufs en VEFA (vente en état futur d'achèvement) apparaissent parfois avec un délai décalé par rapport à la date réelle de signature de la promesse. Si tu compares une vente VEFA de 2022 livrée en 2024 avec une revente en 2026, tu compares deux marchés distincts sans forcément t'en rendre compte. À vérifier au cas par cas, surtout sur les résidences récentes du front de Seine.
Autre particularité : la liquidité est forte ici. Les biens partent vite, ce qui réduit le nombre de transactions « atypiques » qui viendraient fausser la médiane. C'est, disons, le secteur où les DVF sont les plus fiables comme indicateur de marché réel.
Point du Jour, le long de la route de la Reine et du boulevard Jean-Jaurès côté Seine, c'est une autre planète. Les immeubles sont plus anciens, souvent haussmanniens ou de standing années 70, les copropriétés plus lourdes, et les acheteurs cherchent avant tout la tranquillité. Prix médian autour de 8 800 à 9 400 €/m² pour l'ancien, avec des variations importantes selon l'étage et l'état de la copropriété.
Ce qui rend la lecture DVF délicate ici : la proportion de maisons de ville vendues dans ce secteur est plus élevée qu'ailleurs à Boulogne-Billancourt. Or, une maison de 180 m² avec jardin tire la médiane vers le bas en valeur au m², mais traduit en réalité une transaction à 1,6 ou 1,7 M€. Si tu lis la donnée brute sans regarder le type de bien, tu te plantes. Mon réflexe sur ce secteur : filtrer séparément appartements et maisons avant de tirer une conclusion.
Bref, Point du Jour résiste bien à la pression vendeuse, avec un volume de transactions modéré mais régulier. Ce n'est pas un marché de spéculateurs.
République, autour de l'avenue du Général Leclerc et de la rue de Sèvres, est le secteur le plus accessible de Boulogne-Billancourt, tout relatif que soit ce mot ici. Les prix au m² descendent vers 8 200 à 8 700 € pour des appartements anciens en copropriété ordinaire. La tension locative y est forte, ce qui attire les investisseurs, mais les DVF montrent aussi davantage de petites surfaces (studios, T2) avec des prix unitaires parfois inférieurs à 350 000 €, ce qui est rare dans cette ville.
Et c'est justement là que la lecture DVF peut biaiser : beaucoup de petites surfaces signifie mécaniquement un prix au m² plus élevé que pour un T4, même dans le même immeuble. Comparer le prix au m² d'un studio République avec celui d'un T4 Billancourt ne veut rien dire. Deux biens, deux logiques de prix.
Le secteur République voit aussi passer des mutations commerciales en pied d'immeuble, qui se retrouvent parfois mélangées aux données résidentielles dans les fichiers DVF bruts disponibles sur data.gouv.fr. Un local commercial de 40 m² cédé à 6 000 €/m² dans un immeuble mixte peut parasiter la lecture si tu ne filtres pas par type de local.
Quatre-Saisons, au nord-est de Boulogne-Billancourt, jouxte la commune de Boulogne proprement dite et profite d'une bonne desserte par le métro ligne 10 (Boulogne-Pont de Saint-Cloud). Les prix DVF s'y situent entre 8 500 et 9 200 €/m², avec une forte proportion d'appartements des années 60-80 dont la valeur dépend beaucoup de l'état de la copropriété. J'avoue que c'est le secteur sur lequel j'ai le moins de données DVF solides à l'heure où j'écris cet article : les volumes de transactions restent inférieurs à Billancourt ou République, ce qui rend la médiane moins stable d'une année à l'autre.
Marcel Sembat, lui, est plus animé commercialement. Les immeubles de standing y alternent avec des copropriétés plus modestes. Les DVF montrent des transactions plus hétérogènes : un T2 rénové peut côtoyer un T4 avec travaux dans le même immeuble, avec un écart de 15 à 20 % au m² selon les états de bien. Pour un acheteur, c'est un secteur où le prix affiché et le prix DVF voisin peuvent diverger fortement selon la qualité des finitions, sans que les données brutes le signalent.
Le nord de Boulogne-Billancourt, autour du boulevard de la République côté Levallois et du secteur Silly-Gallieni, est souvent écarté des analyses parce qu'il ressemble visuellement à du Paris 16e. Pourtant, les DVF y révèlent des prix légèrement inférieurs au reste de la ville pour l'ancien : autour de 8 000 à 8 600 €/m² selon les rues et les années de construction.
La dynamique est particulière : proximité de La Défense, forte demande de cadres, turnover élevé. Les biens se vendent vite, parfois en quelques jours, ce qui veut dire peu de négociation affichée dans les DVF. Un bien à 8 400 €/m² n'a probablement pas été négocié en dessous du prix demandé. C'est un signal de tension que les données brutes ne donnent pas directement.
Comparer Silly-Gallieni avec Billancourt front de Seine, c'est comparer deux marchés avec des acheteurs-types différents : ici plutôt des actifs qui cherchent l'accès rapide à La Défense ou Paris, là-bas plutôt des acquéreurs patrimoiniaux avec un horizon long terme.
La carte des ventes DVF Boulogne-Billancourt permet de zoomer rue par rue et de filtrer par année de mutation, type de local et surface. C'est là que ça devient utile concrètement : pas besoin de télécharger les fichiers CSV bruts de data.gouv.fr si tu veux juste vérifier le prix médian de ton immeuble cible.
Trois filtres à activer systématiquement avant de tirer une conclusion sur un secteur boulonnais :
Un détail, mais lourd : les parkings et caves vendus séparément apparaissent comme des mutations indépendantes dans les DVF. Sur des immeubles récents de Billancourt, il n'est pas rare de voir une vingtaine de mutations « parkings » à 25 000-35 000 € qui gonflent le nombre de transactions sans rien dire du marché résidentiel.
Les DVF enregistrent le prix acté, pas le prix négocié ni le prix demandé. À Boulogne-Billancourt, marché tendu, l'écart entre prix affiché et prix signé est souvent serré : 1 à 3 % de négociation dans les secteurs en tension, parfois rien du tout sur le front de Seine ou à Billancourt. Mais ça dépend vraiment du bien et du vendeur, je n'ai pas vu deux dossiers identiques sur ce marché.
Les DVF ne disent pas non plus l'état du bien. Un appartement vendu à 9 000 €/m² à Point du Jour peut être livré clé prête ou nécessiter 60 000 € de travaux. La donnée brute ne le mentionne jamais. C'est là que la lecture DVF seule est bancale : il faut croiser avec les annonces archivées, les photos d'époque si disponibles, et si possible demander l'historique des mutations du lot.
Sur l'aspect fiscal, les acheteurs investisseurs ont intérêt à croiser les DVF avec les données DPE Boulogne-Billancourt : un appartement mal classé énergétiquement vendu au prix du marché en 2026 intègre (ou devrait intégrer) une décote liée aux obligations de rénovation issues de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Or, les DVF ne reflètent pas toujours cette décote si le vendeur a bien caché le DPE lors de la négociation.
La ville de Boulogne-Billancourt concentre une part élevée d'appartements anciens, et certains marchés comparables comme Lyon ou Bordeaux montrent que les décotes DPE peuvent atteindre 5 à 12 % selon l'étude des Notaires de France de 2025 (Baromètre immobilier annuel des Notaires de France, édition 2025). À Boulogne, ça reste à vérifier au cas par cas selon le millésime de construction et l'étage.
L'article baisse des prix immobiliers en 2025 donne un contexte national utile pour situer la trajectoire boulonnaise dans une tendance plus large.
Un acheteur qui débarque sur le marché boulonnais avec les DVF en main a une longueur d'avance sur celui qui ne les a pas. Mais l'avantage ne dure que si tu sais distinguer ce que les données montrent de ce qu'elles masquent.
Pour un achat résidentiel classique, la méthode la plus solide que j'ai vue fonctionner : prendre les 8 à 12 dernières mutations de biens comparables dans un rayon de 300 mètres, supprimer le premier et le dernier décile (les valeurs extrêmes), et calculer la médiane résiduelle. C'est plus robuste que la moyenne brute, surtout dans des secteurs avec peu de transactions comme Quatre-Saisons ou Point du Jour.
Pour un investisseur qui cible un T2 à Boulogne-Billancourt, croiser les DVF avec les loyers médians de l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (OLAP) donne une image plus précise de la rentabilité brute. Le marché boulonnais étant en zone tendue, l'encadrement des loyers s'applique depuis l'arrêté préfectoral en vigueur en 2026 : une donnée que les DVF seuls ne permettent absolument pas d'anticiper.
Des villes comme Marseille ou Nantes ont des marchés moins homogènes que Boulogne, ce qui rend la lecture DVF encore plus piégeuse par quartier. À Boulogne, la concentration géographique aide : la ville fait 6 km², ce qui limite les effets de « dilution » des données.
Pour les acheteurs qui hésitent entre Boulogne-Billancourt et ses voisines comme Toulouse ou Lille dans une logique patrimoniale long terme, le guide agent immobilier : rôle, missions et conseils pour bien choisir détaille ce qu'un professionnel peut apporter dans la lecture d'un marché local que les DVF seuls ne couvrent pas.
L'article avocat droit immobilier : quand consulter et combien ça coûte peut aussi être utile si la transaction porte sur un bien avec une situation juridique complexe (indivision, succession, copropriété dégradée) que les DVF ne signalent évidemment pas.
Et pour ceux qui regardent aussi le marché locatif avant de décider d'acheter, le guide colocation Boulogne-Billancourt 2026 donne un aperçu des loyers pratiqués quartier par quartier, utile pour estimer la rentabilité locative d'un bien repéré via DVF.
Bonne question. Les portails qui agrègent les DVF, y compris la carte prix au m² Boulogne-Billancourt, recalculent généralement la médiane sur une fenêtre glissante de 12 ou 24 mois. C'est plus lisible que les fichiers bruts, mais ça peut lisser des mouvements de marché récents. Si les prix ont bougé de 4 % sur les six derniers mois à Billancourt, une médiane 24 mois le montrera à peine.
Pas simple. Sur ce point, je préfère croiser au moins deux sources : la carte DVF locale et les statistiques trimestrielles des Notaires du Grand Paris, accessibles sur paris.notaires.fr. Les deux ensemble donnent une image plus juste que l'une sans l'autre.
Aussi, les agrégateurs DVF ne distinguent pas toujours clairement les ventes en bloc (un investisseur institutionnel achète 10 appartements d'un coup à un prix négocié globalement) des ventes à l'unité. À Billancourt, ce cas de figure existe sur certaines résidences récentes. Le prix par lot d'une vente en bloc peut être inférieur de 8 à 15 % au prix unitaire d'une revente individuelle.
La médiane tous secteurs confondus pour un appartement ancien tourne autour de 9 000 à 9 500 €/m² au premier semestre 2026, selon les données trimestrielles des Notaires du Grand Paris. Les écarts entre secteurs sont importants : de 8 200 €/m² environ côté République à plus de 11 000 €/m² sur les fronts de Seine de Billancourt. Les maisons, rares sur ce marché, affichent des prix unitaires élevés mais un prix au m² parfois inférieur à celui des appartements neufs du même secteur, ce qui peut surprendre à la première lecture des DVF.
Commence par filtrer par type de local (résidentiel uniquement), par surface (exclure les caves, parkings, et les biens atypiques hors marché), et par période (18 à 24 derniers mois). Ensuite, isole les mutations par quartier ou par rue : un prix médian de toute la ville est peu opérationnel pour négocier un appartement précis. La carte ventes DVF Boulogne-Billancourt permet de faire ce travail visuellement sans manipuler les fichiers CSV bruts. Pour les biens avec travaux ou classement énergétique défavorable, croise avec les données DPE Boulogne-Billancourt : une lettre F ou G impacte la valeur, mais les DVF ne le montrent pas.
Non, et c'est un point que j'aurais dû mettre plus haut. Les mutations exonérées de publicité foncière (certaines donations, certaines cessions intra-familiales, apports en société) n'apparaissent pas dans les DVF. À Boulogne-Billancourt, où une partie du patrimoine immobilier est détenu via des SCI familiales, ça peut représenter un volume non négligeable de transactions invisibles. Les DVF donnent donc une image du marché, pas une image exhaustive. Pour les investisseurs qui veulent aller plus loin, l'article code NAF SCI : signification et démarches explique comment ces structures fonctionnent et pourquoi certaines cessions restent hors radar DVF.