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Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.
Par année
Les données DVF ventes immobilières Montreuil révèlent des écarts de prix au m² importants selon les quartiers. Ce guide compare secteurs, typologies et pièges de lecture.
Par Sarah Cohen
DVF ventes immobilières Montreuil : prix au m² par quartier
DVF ventes immobilières Montreuil : prix au m² par quartier en 2026
J'ai fait le calcul en épluchant les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publiées sur data.gouv.fr : à Montreuil, deux appartements de surface identique peuvent afficher un écart de prix au m² de 1 500 à 2 000 euros selon qu'ils se trouvent au Bas Montreuil ou dans les secteurs nord de la ville. C'est ce fossé-là que les DVF ventes immobilières Montreuil permettent de dégrossir, à condition de savoir lire les données sans se planter sur les mutations atypiques. Montreuil compte aujourd'hui environ 110 000 habitants, ce qui en fait la commune la plus peuplée de Seine-Saint-Denis et l'une des plus denses de la petite couronne parisienne. Le marché y est resté sous tension malgré le ralentissement national observé en 2024-2025 par les Notaires de France. Les acheteurs qui ignorent la géographie fine de Montreuil paient parfois trop cher dans des secteurs surévalués, ou passent à côté de poches encore liquides. Ce guide compare les quartiers concrets, pas la ville en bloc.
Les DVF sont produites par la direction générale des finances publiques et reflètent les actes de vente enregistrés chez le notaire. Elles couvrent les mutations à titre onéreux : appartements, maisons, terrains, locaux commerciaux. Bref, tout sauf les donations et les successions. Ce point est important à Montreuil : certains quartiers anciens voient passer des mutations mixtes (commerce au rez-de-chaussée + logement) qui gonflent artificiellement le prix au m² médian quand les données sont mal filtrées.
Sur les douze mois glissants à fin 2025, les DVF montreuillois affichent une médiane autour de 5 800 à 6 200 euros/m² pour les appartements, selon le secteur, et des volumes de transactions qui restent hétérogènes d'un trimestre à l'autre. Je ne te cache pas que ces chiffres bougent : la Banque de France a observé un léger rebond des demandes de crédit immobilier au tournant de 2026, ce qui peut relancer ponctuellement certains marchés de banlieue parisienne.
Pas si simple, d'ailleurs, de comparer Montreuil à ses voisines immédiates. Vincennes ou Fontenay-sous-Bois affichent des prix médians sensiblement plus élevés côté portefeuille, tandis que Bagnolet reste en dessous. Montreuil occupe un entre-deux qui ne dit pas son nom dans les classements régionaux.
Sur la carte DVF ColocNow dédiée à la ville, tu peux zoomer sur les ventes DVF Montreuil quartier par quartier et filtrer par type de bien. C'est utile pour détecter les mutations isolées qui faussent une médiane sur une petite zone.
Le Bas Montreuil concentre les prix les plus élevés de la commune. Historiquement industriel, le quartier a basculé vers un profil mixte artistes-cadres à partir des années 2000, et la dynamique s'est accélérée avec l'essor du Paris-Est. Aujourd'hui, les appartements anciens rénovés s'y négocient régulièrement au-dessus de 6 500 euros/m², parfois plus pour les biens avec cour ou volumes atypiques.
La lecture DVF y est délicate pour une raison précise : le Bas Montreuil concentre beaucoup de lofts et d'anciens ateliers reconvertis, dont les surfaces déclarées ne suivent pas toujours la loi Carrez. Une transaction à 7 200 euros/m² sur 65 m² peut en réalité porter sur un bien de 90 m² réels. Résultat : le prix médian du secteur peut paraître élevé par rapport à la qualité brute du bâti. À passer à la loupe avant d'utiliser ces données pour négocier.
Croix de Chavaux, c'est un autre registre. Le quartier autour de la station de métro éponyme (ligne 9) combine des copropriétés des années 70-80, quelques programmes récents et une offre de petites surfaces liquides. Les studios et deux-pièces s'y vendent vite, souvent entre 5 900 et 6 400 euros/m² selon l'étage et l'état. Les vendeurs n'attendent pas.
Comparé au Bas Montreuil, Croix de Chavaux présente un avantage pour un primo-accédant : les biens sont plus standardisés, donc les données DVF sont plus fiables, moins polluées par des atypiques. Un acheteur qui veut arbitrer entre les deux secteurs doit se demander s'il cherche de la valorisation potentielle (Bas Montreuil, mais avec une prime de risque de lecture) ou de la sécurité transactionnelle (Croix de Chavaux, marché plus homogène).
Le centre-ville de Montreuil, autour de la mairie et de la rue de Paris, affiche des prix médians qui se situent grosso modo dans la moyenne communale, soit 5 800 à 6 100 euros/m² pour un appartement standard. Rien de spectaculaire. Mais c'est là que les données DVF sont les plus trompeuses.
Pourquoi ? Le tissu commercial est dense. Des locaux en rez-de-chaussée changent de main régulièrement et entrent dans la base DVF. Si tu filtres mal sur la nature du bien, tu retrouves ces mutations dans tes calculs de prix résidentiel. L'INSEE dans ses publications sur les prix de l'immobilier rappelle que les données brutes nécessitent un retraitement par type de bien avant toute analyse sérieuse.
Les maisons de ville sont rares dans ce secteur, mais elles existent. Quelques pavillons des années 30 subsistent dans les rues perpendiculaires à la rue de Paris. Leurs transactions sont peu fréquentes, ce qui rend le prix au m² de ce sous-segment très volatile dans les DVF : une seule vente à un prix hors norme peut fausser la médiane sur six mois.
Les quartiers nord et nord-est de Montreuil, vers La Noue et les abords de Bagnolet, restent les secteurs les plus accessibles de la commune. Les prix DVF y descendent autour de 4 900 à 5 400 euros/m² pour des appartements en bon état. L'offre est souvent composée de grands ensembles des années 60-70, avec des surfaces généreuses mais des charges de copropriété élevées.
Tiens, c'est un détail que les DVF ne montrent pas : les charges. Une transaction à 5 100 euros/m² dans une copropriété avec 250 euros de charges mensuelles peut être moins intéressante côté portefeuille qu'un achat à 5 600 euros/m² dans un petit collectif des années 90 à charges légères. Les DVF donnent le prix de vente, pas le coût de possession.
La liquidité est plus faible dans ces secteurs. Les délais de vente s'allongent, les négociations sont possibles. Pour un investisseur qui achète à rendement, ça peut être intéressant, à condition de vérifier le DPE (diagnostic de performance énergétique) à Montreuil des biens visés : les passoires thermiques (étiquettes F et G) sont nombreuses dans ce parc ancien et leur revente sera en plus contrainte par la réglementation en vigueur depuis 2025.
Rapide aller-retour entre Montreuil et quelques marchés comparables de la petite couronne. À Paris, les prix médians en appartement tournent autour de 9 000 à 10 000 euros/m² selon l'arrondissement. À Lyon, le marché a subi une correction significative en 2023-2024, avec des médians qui se stabilisent vers 4 500 à 5 000 euros/m² dans les arrondissements intermédiaires. À Bordeaux, le reflux post-Covid a ramené certains secteurs sous 4 500 euros/m².
Montreuil, dans ce contexte, se positionne comme un marché intermédiaire à prime de localisation parisienne. Sa frontière directe avec le 20e arrondissement de Paris lui confère une rente géographique que ni Toulouse ni Nantes ne peuvent revendiquer de la même façon.
Reste que la prime de localisation ne vaut que si l'acheteur a un vrai projet de long terme. Sur cinq ans, j'ai un doute sur les secteurs nord qui peinent à se valoriser, et franchement, les données DVF des deux dernières années ne montrent pas de rattrapage marqué sur ces zones.
Les mutations atypiques sont le premier écueil. Une vente de bien mixte (usage commercial partiel), une cession entre personnes liées à un prix délibérément bas, ou un bien vendu avec des travaux non déclarés : tout ça entre dans la base DVF et biaise le prix médian local. Sur un secteur avec peu de transactions, un seul outlier peut décaler la médiane de 400 à 500 euros/m².
La surface, ensuite. Les DVF utilisent la surface réelle déclarée à la mutation, pas la surface Carrez. Dans les lofts du Bas Montreuil ou les anciens ateliers, l'écart peut être significatif. Un bien de 100 m² réels vendu à 650 000 euros ressort à 6 500 euros/m² dans la base, mais si 20 m² sont en sous-sol sans fenêtre, le prix du m² habitable en loi Carrez monte mécaniquement.
Bon, il y a aussi le délai de publication. Les DVF sont publiées avec un décalage ieurs mois par rapport aux actes notariés. En juin 2026, les données les plus récentes disponibles sur data.gouv.fr remontent à fin 2025. Sur un marché qui bouge, c'est un angle mort.
Début 2026, en travaillant sur un dossier d'achat dans le secteur Croix de Chavaux pour un article sur le marché de la petite couronne, j'ai comparé les prix DVF affichés à la réalité des offres actives sur les portails d'annonces. L'écart était parfois de 8 à 10 % entre la médiane DVF et les prix demandés. Le marché avait repris quelques couleurs depuis l'automne 2025. Les DVF donnaient encore la photo de l'année passée.
Le contre-exemple existe : sur les quartiers très homogènes avec beaucoup de transactions (des copropriétés des années 80 à Croix de Chavaux par exemple), les DVF sont fiables et l'écart avec le marché réel reste faible. Mais dès que le volume de ventes descend sous une quinzaine de transactions par trimestre sur un micro-secteur, la médiane DVF n'est plus qu'une indication grossière.
Pour affiner ta lecture, utilise la carte des prix au m² Montreuil avec un filtre strict sur les appartements résidentiels et une période glissante d'au moins 12 mois. Moins tu élargis la fenêtre temporelle, plus tu risques d'être piégé par les outliers.
Si tu prépares un achat, croise les données DVF avec le guide sur le marché immobilier et consulte aussi la page DPE Montreuil pour estimer le coût de rénovation énergétique à intégrer dans ton budget.
Les vendeurs qui surestiment leur bien s'appuient souvent sur des DVF mal filtrées, ou sur une seule transaction voisine atypique. C'est le moment de mettre les pieds dans le plat lors de la négociation.
Une carte DVF locale comme celle de Montreuil sur ColocNow affiche des points géolocalisés pour chaque mutation. La couleur ou l'intensité indique le prix au m². Quelques règles pour ne pas se planter en lecture.
Méfie-toi des points isolés dans des zones peu denses. Un seul point rouge (prix élevé) dans un secteur pavillonnaire peut correspondre à une maison avec jardin exceptionnelle, pas à la norme du quartier. À l'inverse, un point vert (bas prix) peut signaler un bien vendu en l'état à un promoteur ou à un membre de la famille.
Filtre toujours par type de bien : appartement vs maison. Les deux marchés sont décorrélés à Montreuil. Les maisons, rares et recherchées, s'échangent souvent au-dessus de 7 000 euros/m² dans les secteurs prisés, ce qui n'a rien à voir avec le marché des appartements du même secteur.
Zoome à l'échelle de la rue, pas du quartier. Montreuil est dense et les écarts de prix peuvent changer de profil d'un ilôt à l'autre, surtout à la jonction Bas Montreuil / Croix de Chavaux où le bâti change radicalement en quelques rues.
Les acheteurs qui cherchent dans d'autres villes franciliennes peuvent d'ailleurs comparer leur budget en consultant les données DVF disponibles pour Strasbourg ou Lille, deux marchés où la lecture DVF est moins complexe qu'à Montreuil en raison d'un tissu bâti plus homogène.
La médiane se situe autour de 5 800 à 6 200 euros/m² pour les appartements, avec des variations importantes selon le secteur : de 4 900 euros/m² dans les quartiers nord jusqu'à plus de 6 500 euros/m² au Bas Montreuil pour les biens rénovés. Ces chiffres sont issus du traitement des données DVF disponibles sur data.gouv.fr à fin 2025. Ils évoluent : un rebond des taux de crédit ou une reprise de l'activité notariale peut les bouger ieurs centaines d'euros en quelques mois. À vérifier au cas par cas sur la carte DVF de Montreuil avant toute décision.
Oui, mais avec des réserves sérieuses. Les DVF reflètent les prix réels des actes notariés, ce qui les rend plus fiables qu'une estimation d'agence. Mais leur délai de publication (plusieurs mois), la présence de mutations atypiques et la diversité du bâti montreuillois (lofts, pavillons, grands ensembles) imposent un retraitement avant usage. Pour négocier, croise les DVF avec les prix affichés sur les portails actuels et demande à ton notaire une analyse de marché sur 20 à 30 transactions récentes dans le secteur ciblé, comme le recommande la fiche pratique de service-public.fr sur l'acquisition immobilière.
Ça dépend vraiment de ce que tu cherches. Croix de Chavaux offre un marché plus lisible, des biens plus standardisés et une liquidité meilleure à la revente : c'est plus rassurant pour un premier achat. Le Bas Montreuil permet potentiellement une valorisation plus forte, mais les biens atypiques compliquent la lecture DVF et la revente peut prendre plus de temps si le marché se retourne. À mon avis, si ton horizon est inférieur à sept ans, Croix de Chavaux est le choix plus prudent. Au-delà, le pari Bas Montreuil peut se défendre. Consulte aussi le guide complet sur le rôle de l'agent immobilier pour savoir comment un professionnel local peut affiner cette analyse.