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Ventes DVF à Saint-Étienne

Croisez les ventes publiées et le prix au m² par quartier pour estimer un loyer de chambre ou préparer un investissement en colocation — données ouvertes.

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DVF ventes immobilières Saint-Étienne : prix au m² par quartier

Les données DVF révèlent un marché stéphanois très hétérogène : de 700 à plus de 2 000 €/m² selon le quartier. Mode d'emploi pour lire ces chiffres sans se planter.

Par Léa Bernard

DVF ventes immobilières Saint-Étienne : prix au m² par quartier

DVF ventes immobilières Saint-Étienne : prix au m² par quartier, pièges à éviter

Un samedi de novembre 2025, je me promenais rue Gérentet, dans le centre de Saint-Étienne, carnet en main. Je suivais un dossier sur le marché vendeur local pour un magazine économique régional. Un panneau « vendu » sur un appartement T3, rez-de-chaussée surélevé, 68 m². Le voisin du palier, rencontré dans l'escalier, me glisse que le prix affiché lui semblait « bradé ». En rentrant, j'ai croisé les données DVF ventes immobilières Saint-Étienne sur data.gouv.fr : la mutation affichait 780 €/m², soit dans la fourchette basse du centre-ville, et pourtant le bien avait trouvé preneur en trois semaines. Ce détail dit tout du marché stéphanois : les prix sont bas à l'échelle nationale, mais l'écart entre un bien bien placé et un appartement en pied d'immeuble bruyant reste réel, et les DVF ne racontent qu'une partie de l'histoire.

Saint-Étienne dans la DVF : ce que les chiffres cachent

Saint-Étienne figure parmi les marchés immobiliers les plus accessibles de France pour une ville de cette taille. Le prix médian au m² pour les appartements anciens oscillait autour de 900 à 1 100 €/m² en 2025 selon les relevés consolidés par les Notaires de France, avec des écarts très marqués selon le secteur. Mais attention : la DVF (Demande de Valeurs Foncières), base officielle des transactions enregistrées par la Direction générale des finances publiques, agrège des mutations très hétérogènes.

Un bien vendu 50 000 € pour une succession rapide, un local commercial reconverti, un lot de parking attaché à un appartement : tout ça passe dans la même base. Résultat, si tu lis un prix au m² Saint-Étienne sans filtrer par type de bien, surface et usage, tu peux tomber complètement à côté de la plaque.

La carte disponible sur /dvf/saint-etienne/ permet de zoomer quartier par quartier et de filtrer les transactions résidentielles récentes. C'est l'outil de base avant toute offre d'achat.

Autre piège classique : le volume de transactions. Saint-Étienne n'est pas Lyon ni Paris, où des centaines de ventes par an lissent les anomalies. Dans certains quartiers stéphanois, une dizaine de mutations suffit à faire bondir ou chuter la médiane affichée. Un seul immeuble vendu en bloc peut biaiser l'ensemble des données d'un secteur pour un trimestre entier.

Quartier par quartier : lire la DVF sans se raconter d'histoires

C'est là que ça devient intéressant, et un peu tordu à décortiquer.

Le Centre-ville concentre le volume le plus lisible de transactions, avec des appartements qui représentent l'essentiel des ventes. Les prix médians y flottaient autour de 850 à 1 100 €/m² en 2025, selon la rue et l'étage. Attention : le centre stéphanois mélange des immeubles haussmanniens rénovés, des copropriétés dégradées des années 1960 et quelques bâtiments récents. La DVF ne distingue pas ces typologies automatiquement. Un T2 au 4e étage avec ascenseur dans un immeuble en bon état peut valoir 1 300 €/m², quand un T3 au RDC donnant sur une cour intérieure avoisinera les 650 €/m². Lire la médiane brute du centre-ville sans recouper avec l'adresse exacte, c'est bricoler avec une recette incomplète.

Crêt de Roc, au nord du centre, affiche une dynamique différente. Quartier populaire avec une forte proportion de logements anciens et de petites surfaces, les transactions y sont moins nombreuses mais les prix accessibles : on y trouvait des appartements entre 600 et 850 €/m² en 2025. La liquidité y est plus faible qu'au centre, ce qui signifie que les données DVF peuvent reposer sur un petit nombre de ventes. Jouer serré sur le prix d'achat dans ce secteur est possible, mais revendre vite y est plus compliqué. L'investisseur qui cherche un rendement locatif brut peut y trouver son compte ; l'acheteur qui compte sur une plus-value rapide, beaucoup moins.

Montplaisir, au sud-est, représente un autre profil entièrement. Quartier résidentiel plus calme, avec un parc de maisons individuelles notable, des immeubles mieux entretenus en moyenne, et une clientèle d'accession plus aisée. Les prix au m² y dépassaient régulièrement 1 200 €/m² pour les appartements, et les maisons atteignaient des niveaux sensiblement plus élevés selon la surface du terrain. La DVF y est plus utile car les transactions sont plus homogènes : moins de ventes atypiques, moins de lots commerciaux mélangés au résidentiel. Pour un acheteur qui compare Montplaisir et Crêt de Roc, le différentiel de prix est réel, mais la nature des biens vendus l'est aussi.

Beaubrun, entre le centre et le nord, est un secteur charnière souvent sous-estimé dans les analyses rapides. Les ventes y sont mixtes : pavillons étroits, appartements des années 1970, quelques réhabilitations récentes. Les prix DVF 2025 y restaient accessibles, souvent sous les 900 €/m², mais le volume de transactions est faible et les écarts entre biens peuvent être spectaculaires. Un acheteur qui ne passe pas les adresses au filtre de la carte DVF risque de comparer des biens incomparables.

Tarentaize-Beaubrun-Couriot comme périmètre élargi mérite un regard séparé. Ce secteur, qui borde la zone industrielle reconvertie, a vu quelques opérations de réhabilitation lourde ces dernières années. Les mutations DVF y sont parfois difficiles à interpréter : des immeubles entiers vendus dans le cadre d'opérations de rénovation urbaine faussent la médiane résidentielle. À vérifier au cas par cas, vraiment, avant de conclure quoi que ce soit sur la base des chiffres bruts.

La Terrasse et Montreynaud, au nord-ouest, constituent la zone la plus accessible de Saint-Étienne au sens DVF. On y trouvait des transactions sous les 700 €/m², parfois bien en dessous pour des immeubles anciens en copropriété dégradée. Le piège ici est inverse : des prix si bas qu'ils peuvent sembler attractifs à un investisseur venu de Bordeaux ou de Lille habitué à d'autres marchés. Mais la vacance locative et le taux de rotation des occupants dans certaines résidences de ce secteur sont des données que la DVF ne montre pas.

Centre vs périphérie : l'arbitrage concret pour un acheteur

Comparer le centre-ville et Montplaisir, c'est comparer deux marchés qui ne jouent pas dans la même cour, ni pour la même assiette.

Au centre, tu achètes de la liquidité théorique et de la commodité. Mais tu prends le risque d'une copropriété difficile à gérer, d'un voisinage commercial bruyant, et d'une valeur au m² qui stagne depuis plusieurs années selon les données consolidées de l'INSEE sur les prix de l'immobilier. À Montplaisir, tu paies plus cher à l'entrée, mais les charges de copropriété sont souvent mieux maîtrisées, le profil des acheteurs plus stable, et la revente moins aléatoire.

Franchement, si j'avais à arbitrer pour un primo-accédant avec un budget serré et un horizon de cinq à huit ans, je regarderais d'abord Montplaisir pour la sécurité de la revente, et Crêt de Roc seulement si le budget ne permet vraiment rien d'autre et que l'acheteur accepte une liquidité plus faible.

Et pour les maisons ? Le marché stéphanois des maisons individuelles est moins lisible encore dans la DVF, parce que les surfaces de terrain varient énormément et que les biens vendus incluent parfois des dépendances ou des garages comptabilisés dans la surface totale. Un prix au m² de maison à Saint-Étienne sans connaître la surface habitable réelle, c'est bancal.

Lire une carte DVF locale : les erreurs qui coûtent cher

Pas si simple de lire une carte DVF sans méthode.

La base DVF, accessible via data.gouv.fr, recense toutes les mutations à titre onéreux enregistrées par les notaires et transmises à la DGFIP. Elle couvre les ventes de 2014 à aujourd'hui, avec un décalage de quelques mois sur les données les plus récentes. Sur /dvf/saint-etienne/, la carte recolle ces données et les affiche géolocalisées, ce qui permet de voir, rue par rue, ce qui s'est vendu et à quel prix.

Trois erreurs reviennent souvent quand on consulte ces données sur Saint-Étienne. La première : agréger appartements et maisons dans la même lecture de prix médian. Les maisons stéphanoisess tirent la médiane vers le haut ou vers le bas selon le secteur, et le résultat ne ressemble plus à rien d'utilisable. Filtre par type de bien, c'est la base.

: ne pas regarder le volume. Si un quartier affiche 8 transactions sur 24 mois, la médiane n'a aucune robustesse statistique. Ça peut changer du tout au tout avec deux ventes supplémentaires.

La troisième, et c'est la plus traîtresse : confondre la date de signature et la date d'enregistrement. Une vente signée en septembre 2025 peut apparaître dans la DVF en janvier 2026. Sur un marché qui bouge, même lentement comme Saint-Étienne, ça peut décaler la lecture ieurs mois. Je ne sais pas si ce décalage est aussi marqué dans d'autres villes de taille comparable, mais à Saint-Étienne, j'ai vu des biens vendus en été 2025 n'apparaître dans la base qu'au début 2026.

Bon, et le DPE dans tout ça ? La valeur verte ou rouge d'un bien influence en plus les prix de vente, et les DVF ne l'indiquent pas directement. Pour croiser performance énergétique et prix de vente sur Saint-Étienne, le complément naturel est /dpe/saint-etienne/.

Appartements vs maisons : ce que les DVF stéphanois révèlent vraiment

Le marché des appartements domine le volume de transactions à Saint-Étienne. La ville reste très urbaine et dense dans son cœur, et les petites surfaces (T1, T2) représentent une part notable des ventes, souvent liées à des investisseurs ou à des achats résidence principale de primo-accédants.

Les maisons, elles, se concentrent dans les quartiers périphériques, Montplaisir en tête, mais aussi dans des secteurs comme Valbenoîte ou le bas de Saint-Victor-sur-Loire. Les prix au m² des maisons sont moins lisibles dans la DVF pour une raison simple : le terrain est inclus dans la surface de vente, ce qui rend la comparaison avec les appartements absurde. Un acheteur qui compare le prix/m² d'une maison de 100 m² avec 300 m² de jardin et d'un appartement de 65 m² en plein centre se plante à coup sûr.

Tiens, exemple : une maison vendue 180 000 € pour 110 m² habitables plus 250 m² de terrain affichera un prix DVF brut qui ne correspond à rien de comparable avec le marché des appartements. Dégrossir cette donnée demande de regarder uniquement les transactions de même type, dans un périmètre géographique resserré.

Pour les investisseurs qui comparent Saint-Étienne avec d'autres villes accessibles comme Toulouse ou Nantes, le rendement locatif brut stéphanois est souvent cité comme attractif. Mais le rendement net, lui, dépend des charges de copropriété (parfois élevées dans les immeubles anciens du centre), de la vacance locative et des travaux de remise aux normes. Des variables que la DVF ne contient pas, et qu'aucun outil automatique ne peut calculer à ta place.

Si tu veux affiner l'analyse investissement, les articles sur l'analyse du marché immobilier et sur les charges déductibles des revenus fonciers donnent un cadre utile pour calibrer la rentabilité réelle.

Pour la partie juridique de la transaction, notamment les frais d'acte et les délais légaux, la fiche service-public.fr sur les frais de notaire reste la référence à consulter avant de valider une offre.

Saint-Étienne face aux marchés voisins : recadrage rapide

Difficile de lire le marché stéphanois sans le comparer à son environnement proche.

Lyon est à 60 km, et les prix y sont sans commune mesure : un appartement ancien dans le 7e arrondissement dépasse les 4 000 €/m² en 2026, soit quatre fois le prix médian stéphanois. Cette distorsion attire des investisseurs lyonnais vers Saint-Étienne, mais leur logique d'achat diffère totalement de celle d'un acheteur local, ce qui peut introduire des anomalies dans les données DVF de certains quartiers.

Roanne, Clermont-Ferrand, Grenoble : chacune a son propre niveau de prix, et les comparer à Saint-Étienne sans connaître les dynamiques locales de chaque marché, c'est louvoyer sans boussole. Saint-Étienne reste singulière : ville ouvrière reconvertie, tissu associatif dense, université présente, et marché immobilier qui a encaissé des années de désindustrialisation sans jamais complètement basculer dans la spirale des prix négatifs que certains prédisaient dans les années 2010.

Pour les lecteurs qui suivent d'autres marchés DVF régionaux, les hubs /dvf/saint-etienne/ et /dpe/saint-etienne/ permettent de croiser les données de transactions et de performance énergétique sur la ville.

Si tu t'intéresses aux dynamiques de colocation stéphanoise en parallèle de ton analyse achat, l'article colocation Saint-Étienne 2026 donne le niveau des loyers par secteur, utile pour calibrer un rendement locatif cible.

Quel est le prix moyen au m² à Saint-Étienne selon les DVF récentes ?

Les données DVF 2025 consolidées par les Notaires de France situent le prix médian des appartements anciens à Saint-Étienne autour de 900 à 1 100 €/m², avec des écarts importants selon le quartier : sous les 700 €/m² dans les secteurs nord comme Montreynaud, au-dessus de 1 300 €/m² dans les parties résidentielles de Montplaisir. Les maisons ont une médiane difficile à lire directement dans la DVF brute, car la surface du terrain est incluse dans le calcul. Pour des données actualisées transaction par transaction, la carte /dvf/saint-etienne/ est le point de départ le plus fiable.

Comment éviter de mal interpréter les données DVF sur Saint-Étienne ?

Filtre systématiquement par type de bien (appartement ou maison, jamais les deux mélangés), par surface (exclure les biens sous 15 m² qui correspondent souvent à des caves ou parkings), et par période (les données DVF ont un décalage de publication ieurs mois). Vérifie aussi le volume : moins de dix transactions sur un secteur donné, la médiane n'est pas robuste. Sur certains secteurs stéphanois, notamment Beaubrun ou Tarentaize, des mutations atypiques (cessions en bloc, rénovation urbaine) peuvent faire dérailler la lecture. La méthode la plus sûre : recouper la carte DVF avec une estimation notariale locale et, si possible, des annonces actives sur le même périmètre.

Vaut-il mieux acheter au centre-ville ou dans un quartier périphérique de Saint-Étienne ?

Ça dépend vraiment de l'objectif. Pour une résidence principale avec horizon long (dix ans et plus), Montplaisir offre une meilleure stabilité de valeur et des copropriétés généralement mieux gérées. Pour un investissement locatif avec rendement brut élevé, les secteurs accessibles comme Crêt de Roc ou Beaubrun peuvent sembler attractifs, mais le risque de vacance locative est plus élevé et la revente moins fluide. Le centre-ville présente une liquidité théoriquement meilleure, mais la qualité des immeubles est très hétérogène : deux adresses à 200 mètres l'une de l'autre peuvent avoir des niveaux de charges et d'état d'immeuble radicalement différents, et la DVF ne te le dira pas.